lundi 26 novembre 2007

Ce qu'enseignent les Luthériens (6))

Les Luthériens confessionnels enseignent que les dons spirituels acquis sur la Croix par le Christ Jésus , en particulier le pardon des péchés, ne sont offerts et communiqués par Dieu aux hommes que par des moyens extérieurs et visibles que sont les moyens de grâce institués par lui. Ces moyens de grâce sont: la Parole de l' Evangile et les Sacrements du Baptême et de la Sainte-Cène, ces derniers en tant que Parole visible.Les Luthériens, conformément à la Sainte-Ecriture, ne connaissent que ces sacrements-là.

Par les moyens de grâce, le Saint-Esprit engendre, fortifie et préserve, réellement dans le coeur de l'homme, la foi vivante, en sorte que cet homme est converti, justifié, sanctifié et finalement glorifié.

La Parole de Dieu- la Parole de l' Evangile qui est Parole de Réconciliation-promet et applique la grâce de Dieu, opère la foi et avec elle la régénération, et confère le Saint-Esprit.

Le Baptême est administré pour la rémission des péchés et il est par conséquent un bain de régénération et de renouvellement du Saint-Esprit.

Le but de la Sainte-Cène est d'offrir le Corps et le Sang du Christ réellement présents dans le Pain et le Vin.A la différence des autres Protestants, les Luthériens croient à la présence réelle dans une union sacramentelle: le croyant reçoit dans le pain et dans le vin , de manière surnaturelle et incompréhensible, mais néanmoins réelle, le vrai corps et le vrai sang de notre Sauveur.

L'Eglise luthérienne confessionnelle rejette, comme dangereuse, la doctrine d'après laquelle Dieu communiquerait le Saint-Esprit et la grâce par une opération immédiate; elle rejette aussi l'idée d'une grâce "infuse"imaginaire qui établit la doctrine de la "justice par les oeuvres".

Dernier dimanche de l’année liturgique : Matthieu 24, 36-44

C’est aujourd’hui le dernier dimanche du temps de l’Eglise. Une période de l’année qui prend des airs de fin du monde, avec ses passages bibliques évoquant le jugement des nations et la présence glorieuse de Dieu… Et nous voici ce matin dans le cercle intime des disciples, à poser les mêmes questions : Seigneur, dis-nous comment les choses se passeront ! Jésus soulève alors un coin du voile ; il parle des signes de la fin. Il annonce son retour. Il nous donne rendez-vous.
Frères et sœurs, réglez bien vos montres, car Jésus reviendra
- mais personne ne sait quand
- mais à contretemps
- alors soyons vigilants !


I
Cette histoire commence comme une réunion qui s’éternise.
Quelqu’un demande : - cela ne devait pas se terminer à 21 heures ?
Un autre répond : - si ! mais on n’a pas précisé le mois ni l’année !
C’est une blague pour dire que la réunion durera le temps nécessaire, même si l’ordre du jour précise une heure où chacun, normalement, devait rentrer chez soi. Je peux témoigner que généralement, cette blague fait plutôt rire jaune… Que dit Jésus ? Je reviendrai, mais « Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, mais le Père seul ».
Alors !? Méchante blague au peuple des croyants ? Un peu comme s'il disait : réglez vos montres, mais j’enlève les aiguilles ? Bien plus : n'est-ce pas la meilleure manière d'endormir notre vigilance ?
En réalité, c'est l'inverse. Pour en être sûr, rappelez-vous peut-être… votre adolescence, quand vous sortiez le samedi soir et que vous disiez à votre mère : ne t’inquiète pas ! Que faisait-elle ? Je peux vous dire que la mienne, elle ne fermait pas l’œil de la nuit ! Elle savait que je devais rentrer ; elle ne connaissait pas le moment exact, alors elle attendait. Et quand enfin son gamin faisait grincer les escaliers et montait se coucher, elle pouvait s’endormir…
Jésus voudrait que chaque croyant attende son retour comme si c'était pour cette nuit. Pensez aussi à la façon dont vous avez peut-être attendu votre fiancé(e) avant chaque rendez-vous ; l’excitation, la joie qui vous animaient… Jésus, pareillement, voudrait que notre vie chrétienne se passe dans la joie de son retour, avec cet amour qui nous fait tant le désirer et le voir.
Vous savez que bien des sectes ont annoncé la venue du Christ avec une précision qu’elles pensaient pouvoir trouver dans les Ecritures… Jésus ne nous demande pas de chercher à deviner le jour de son retour ; personne ne peut le faire, quoi qu’en disent les faux prophètes. Par contre, il voudrait que l’agenda de nos vies comporte deux remarques importantes : il reviendra sûrement, et il reviendra bientôt. Nous a-t-il déjà menti ? Pouvons-nous, ne serait-ce qu’une fois, le prendre en défaut ; lui dire : cela, Jésus, tu l’as annoncé et ce n’est pas arrivé ?
Bientôt, nous fêterons Noël. Aussi sûrement qu'il est né autrefois à Bethlehem, aussi sûrement, il déchirera le ciel et il reviendra. Peu de gens attendaient le Messie il y a deux mille ans ; mais les prophéties se sont quand même accomplies. A la fin des temps, « la foi du plus grand nombre se refroidira », annonce la Bible ; peu importe : il reviendra.
Bien plus : il reviendra bientôt. Mais voici un « bientôt » qui nous gène beaucoup. Vous connaissez cette autre blague que se racontent les enfants : quel est le mot le plus long de la langue française ? Alors vous réfléchissez… Vous pensez à « anticonstitutionnellement » ou un autre phénomène linguistique du même genre… Eh bien pas du tout ! La réponse, c’est « élastique », parce qu’il s’étire !
Frères et sœurs, le mot le plus long de la Bible, c’est « bientôt » (il reviendra « bientôt ») parce que ce bientôt s’étire depuis 2000 ans ! Mais Jésus n’est pas lié au temps comme nous le sommes… Un psaume dit même que pour Dieu, « mille ans sont comme un jour ». Rappelez-vous : la première mention du temps dans la Bible vient avec la mort. Dieu dit à l’homme : « Le jour où tu mangeras de cet arbre, tu mourras ». C’est quand le péché est entré dans le monde que Dieu a commencé à parler au futur ; quand il a fallu annoncer la venue d’un rédempteur… Il semble donc normal que ce monde de souffrance connaisse un terme – et que ce terme soit fixé- puisque sa nature même le lie au temps qui passe....
De ce point de vue, le « bientôt » quelque peu atemporel du Seigneur apparaît bien adapté à sa promesse ! C’est pourquoi vivons à l'heure du Christ en marquant sur nos agendas ces deux repères : il revient bientôt et il revient sûrement.


II
Frères et sœurs, réglez bien vos montres, car Jésus reviendra - mais personne ne sait quand. Sachons aussi que ce sera à contretemps.
Arriver « à contretemps », cela veut dire « comme un cheveu sur la soupe », « comme un chien dans un jeu de quilles ». Bref, le temps semble mal choisi ; en tout cas il surprend. Attention, dit Jésus, le jugement viendra subitement, au moment où vous n’y pensiez pas… Et pour bien comprendre, il rappelle l’histoire d’un autre jugement, et ses circonstances :
« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous ; il en sera de même à l'avènement du Fils de l'homme ». Terrible leçon que l’histoire de Noé et du déluge !
Vous direz peut-être : n’y a-t-il pas une contradiction dans le discours de Jésus ? Il parle des signes de la fin des temps, mais il dit que personne ne peut connaître le moment exact où cela se produira !
Mais regardez autour de vous ! Des signes comme les catastrophes naturelles, les dérèglements climatiques, la prolifération de l’arme nucléaire sont des repères pour ceux qui ont des oreilles pour entendre et un coeur croyant pour comprendre. Le monde voit aussi ces signes ; pourtant, « il regarde sans voir » comme dit la Bible, il a comme un voile devant les yeux. Bien sûr, dans le domaine de l’écologie notamment, il entreprend des réformes avec plus ou moins de succès. Chaque hiver également, notre société est capable de magnifiques élans de solidarité envers les plus démunis. Il faut le souligner et surtout ne pas le minimiser : l’Eglise n’a pas le monopole de la charité, Dieu merci ! Mais que montre l’expérience ? Les efforts de quelques-uns se heurtent toujours à l’égoïsme ou à l’indifférence du plus grand nombre. Il y a des catastrophes que l’on évite de justesse, mais beaucoup (trop) font sans cesse la une de nos journaux … Le monde ne peut trouver en lui-même les ressources de son salut. Il se construit sa propre morale et ses valeurs changent selon les époques. Les avertissements de l'Evangile sont relativisés, quand ils ne sont pas tout simplement ignorés. Les chrétiens – quand ils osent tenir tête à l’air du temps - sont taxés de personnes rétrogrades… de rêveurs, comme il y en a toujours eu dans l'histoire de ce monde.
Il en sera donc, à l'approche de la fin, comme au temps du déluge. Les gens regardaient le père Noé comme un original un peu fêlé, qui construisait un bateau au sommet d’une montagne. Eux construisaient des maisons solides pour y abriter leurs enfants. Et pourtant, dans ce monde qu'on croyait si stable et dans lequel rien ne devait jamais être bousculé, le déluge vint - selon la parole que l'Eternel avait dite - et les emporta tous. Sauf Noé et sa famille.
Jésus semble donc nous dire : Attention, vous qui connaissez l'histoire de Noé, prenez-en de la graine ! Réglez vos montres à l'heure de ce patriarche et ne vous laissez par endormir !
Bien sûr, ce monde fait de grands projets : les politiques construisent l'Europe. Les conférences mondiales travaillent activement pour la paix. De nouvelles découvertes ajouteront encore au confort de nos vies. La médecine fait reculer la maladie et même la mort. De nouvelles techniques étonnantes se multiplient et ainsi la roue tourne, mais je reviendrai, nous dit le Christ, à un moment ou personne ne m’attend. Il ne faut donc pas que la routine des jours qui passent vous endorme. Ne vous laissez pas abuser par les apparences ! Oui, je reviendrai - mais personne ne sait quand - mais à contretemps - alors soyez vigilants ! C’est le dernier point de cette méditation…


III
« Vigilant » ! Le mot vient de « veiller », c'est-à-dire s’abstenir de dormir. Le veilleur fait attention à ce qui l’entoure et réveille au besoin la population endormie… De là aussi les vigiles chargés de la sécurité et les surveillants de nos cours de récréation…
Si vous croyez en mes paroles, dit Jésus, vous ne serez pas pris au dépourvu. Il nous appelle à la vigilance : « En ce jour-là, de deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera pris et l'autre laissé ; et de deux femmes qui moudront à la meule, l'une sera prise et l'autre laissée. Veillez donc, puisque vous ne savez quel jour votre Seigneur viendra. Sachez-le bien, Si le maître de la maison savait à quelle veille de la nuit le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas fracturer sa maison. C'est pourquoi, vous aussi, tenez vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas ».
La Bible ne connaît pas trente-six manières d'être prêt. Il n'y en a qu'une : vivre dans la repentance et la foi en Christ. Comment ? En puisant chaque jour dans sa Parole !
Elle nous dit que Jésus a expié nos péchés et donné sa vie. Tous ceux qui saisissent ces paroles par la foi reçoivent ce qu’elles expriment : le pardon et le salut sans condition, sans contribution humaine d’aucune sorte. Et puisque nous péchons tous les jours et que tous les jours la chair, le monde et le diable nous entraînent à l'incrédulité, à la tiédeur, au doute, au désespoir ou à l'erreur, laissons-nous instruire, guider, consoler et rassurer par la Parole ! Elle doit nourrir notre âme comme le pain nourrit notre corps. Frères et sœurs, nous faisons preuve de vigilance quand nous permettons au Seigneur de s'asseoir près de nous pour nous parler de sa grâce qui nous donne une conscience paisible. Nous sommes vigilants quand son Evangile guide et sanctifie nos cultes ; quand il inspire le contenu de nos prières. Quand il réclame pour notre vie davantage de foi, de persévérance, de fidélité, de fermeté, de pureté, et toutes les bénédictions de son royaume. Sans lui, nous retomberions vite dans la tiédeur, l'aveuglement ou l'insouciance.
Nous témoignons enfin de notre vigilance quand les biens du Seigneur fructifient entre nos mains. C’est l’image des serviteurs de la parabole qui, en l’absence de leur maître, doublent chacun la valeur de leur dépôt… Frères et sœurs, comment gérons-nous ce que Dieu nous a confié ? Avons-nous « creusé un trou dans la terre » pour y cacher l’argent de notre maître, ou travaillons-nous à le faire fructifier ? Suis-je veilleur dans mon église, dynamique et entreprenant, attentif à ses besoins – y compris matériels ? Suis-je impliqué dans ses efforts missionnaires, dans ses associations de bienfaisance ?
C'est ainsi seulement, et pas autrement, que nos montres sont réglées à l'heure du Christ et aux bienfaits de son royaume. Alors, quoi qu'il arrive, où que nous soyons, nous serons enlevés au ciel. Jésus n'oubliera aucun de ses bien-aimés le jour du grand rendez-vous. Amen !

vendredi 23 novembre 2007

Le verset du jour

"vous connaitrez la vérité et la vérité vous affranchira "(Jean,8,32).
L'apôtre Jean veut nous dire que l'enseignement que le Christ donne à ceux qui l' écoutent, est naturellement la vérité car celui qui l'entend et qui le met en pratique sera sauvé.
Le verbe traduit par affranchir en français fait référence à la situation de l'esclave.Oui, nous sommes esclaves, même si nous ne voyons pas nos chaines, quand nous n'écoutons pas la Parole de Dieu. Nous sommes prisonniers de notre péché.
Nos chaines se brisent grâce à la vérité contenue dans la Sainte-Ecriture qui nous libère de notre misère spirituelle et fait de nous un être vraiment libre, un nouvel homme, un être régénéré, un "enfant de Dieu".

Ce qu'enseignent les Luthériens (5))

Les Luthériens confessionnels enseignent que la vraie Eglise est invisible , qu'elle comprend tous ceux qui, dispersés sur la terre, acceptent vraiment et sincèrement dans leur coeur le Seigneur Jésus le Christ comme leur seul Sauveur.

Cette Eglise est une et Jésus le Christ en est le Maître .

Elle n'est pas une cité platonique, elle se reconnait par certains signes: on peut la trouver partout où l' Evangile est droitement annoncé et où les sacrements sont administrés conformément à la Sainte-Ecriture.
La Confession d'Augsbourg dit qu'elle est "l'assemblée de tous les croyants , parmi lesquels l' Evangile est enseigné en pureté et où les sacrements sont administrés conformément à l'Evangile (7,1).

Les Luthériens confessionnels croient l'Eglise sainte et universelle (catholique) afin que nul ne pense qu'elle est liée à un pays particulier; elle constitue la communion des saints et en exclue les impies.Comme le disent les Articles de Smalcalde, cette sainteté ne consiste pas "dans les surplis, les tonsures, les chasubles" et dans le décorum de cérémonies grandioses .Elle consiste avant tout dans la communion intime de la foi et du Saint-Esprit, et dans l'union des coeurs, comme nous le rappelle l'Apologie de la Confession d'Augsbourg (VII,5).

Pour ce qui concerne l'Eglise visible,on ne doit pas la confondre avec l'Eglise invisible; elle comprend tous les êtres humains qui, se rattachant à une église, professent la foi chrétienne et se rassemblent autour la Parole de Dieu, mais parmi ces croyants se trouvent des hypocrites , des partisans de fausses doctrines, des propagateurs de pratiques non conformes à l'enseignement de l'Ecriture.
Il est du devoir de tout croyant sincère de se rattacher à une église chrétienne visible qui prêche correctement la Parole de Dieu et donc de se tenir à l'écart de toute communauté qui abandonne délibérément l'enseignement de la Sainte-Ecriture.

Le Saint-Esprit se sert de l'Eglise -nous dit le Grand Catéchisme de Martin Luther-"pour prêcher et enseigner la Parole de Dieu par laquelle il opère et fait progresser la sanctification, de telle sorte que la chrétienté croisse et se fortifie de jour en jour dans la foi, et que celle-ci produise des fruits".

lundi 19 novembre 2007

Ce qu'enseignent les Luthériens (4)

Les Luthériens confessionnels enseignent que la repentance veut dire à la fois reconnaitre et avoir un sincère regret d'avoir offensé Dieu par nos péchés et demander en toute confiance à Dieu la rémission au nom de Jésus le Christ.


Se repentir, qu'est ce que cela signifie? cela signifie reconnaitre ses péchés, ses manquements à la Loi de Dieu, laquelle est énoncée clairement dans la Sainte-Bible, de les regretter sincèrement et de s'en abstenir à l'avenir.
La vraie repentance comprend à la fois la contrition qui est l'oeuvre de la Loi et la Foi qui est engendrée par l'Evangile.


La Confession d'Augsbourg dans son article XII nous dit: "La vraie repentance comprend, en premier lieu, la contrition, c'est-à-dire la douleur ou la terreur qu'on ressent à cause du péché, et, en second lieu, la Foi en l'Evangile et en l'Absolution, c'est-à-dire la certitude que le péché nous est remis et que la grâce nous est acquise par le Christ. Cette Foi console le coeur et lui donne la paix".

La repentance est le prélude à la conversion, mais elle n'est pas le fondement du pardon des péchés, lequel n'est pas acquis par de bonnes oeuvres.
La repentance est l'état du coeur de l'homme sans lequel il ne peut espérer être sauvé .Tout pécheur vraiment repentant est assuré du pardon gratuit et complet de la part de Dieu.
On peut lire: Esaïe, 55,6-7, Mathieu,4:17, 18, 13-14,Marc1:15,Actes,2:38,2 Corinthiens, 7:10.

vendredi 16 novembre 2007

Le verset du jour

Dans la deuxième lettre de Pierre nous lisons:
"Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes et il y aura parmi vous de faux docteurs, qui introduiront sournoisement des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maitre qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine" 2 Pierre 2:1.

Pierre explique à ses auditeurs que le Malin -et cela depuis Eve-cherche à s'infiltrer dans le peuple des croyants dans le but de l'égarer et se livre pour cela à mille manoeuvres pernicieuses en semant le doute ou en créant l'équivoque.
Les exemples abondent dans l'Ancien Testament et dans le Nouveau Testament le Christ et les apôtres mettent en garde leurs auditeurs contre ceux qui "se dissimulent sous un vêtement de brebis".
Rien n'a changé.Aujourd'hui il y a de mauvais docteurs qui par leurs doctrines perverses sèment la confusion dans l'esprit des croyants et plus largement des hommes de ce temps.La chose est aggravée par le fait que l'ignorance du fait religieux et a fortiori des vérités chrétiennes se généralise, mais la Parole de Dieu nous enjoint : "demeurez ferme"(Galates 5:1).

jeudi 15 novembre 2007

Ce qu'enseignent les Luthériens (3)

Les Luthériens enseignent que la foi n'est pas autre chose que l'acceptation par laquelle un pécheur repentant s'approprie le Seigneur Jésus le Christ comme son vrai et seul Sauveur et se confie entièrement aux mérites de celui-ci pour le pardon des péchés et pour la vie éternelle.Ils enseignent que sans la foi le salut n'est pas possible.

Cette foi-don de Dieu-n'est pas une participation humaine à l'oeuvre du salut ni un acte méritoire humain, mais une oeuvre du Saint-Esprit.Dans sa conversion, l'homme n'apporte aucune contribution personnelle, mais il reçoit tout gratuitement de Dieu.Le pécheur pénitent ne croit pas en Christ par sa propre raison ou par ses propres forces , il attend de lui son salut uniquement parce que le Saint-Esprit l'a appelé par l'Evangile , l'a éclairé de ses dons et la sanctifié.
La foi est essentiellement est un acte du croyant , suscité et opéré par le Saint-Esprit, elle est un acte de confiance en l'Evangile, croire signifie: désirer la grâce, rechercher le Christ, venir au Christ, s'approcher du Christ Sauveur.
Martin Luther affirmait que l'acte de saisir la grâce divine était la caractéristique de la vraie foi, engendrée par le Saint-Esprit et que la simple foi intellectuelle ou la simple connaissance des faits du salut ne s'appropriait pas les mérites du Christ offerts au pécheur dans le Saint Evangile.
On peut lire: Jean 1:12, Actes 10,43, Galates 2:16, 1 Corinthiens 12:3, 1 Pierre 1:5, Actes 16:31,Mathieu 24:13,Jean 3:36.

mercredi 14 novembre 2007

Pour l'Eglise persécutée

C'est au mois de Novembre de nombreuses paroisses célèbrent le Dimanche de l'Eglise Persécutée, journée de sensibilisation et de prière pour les chrétiens souffrant pour leur foi. En France, cette journée s'est tenue le 4 novembre, et le 11 (ou le 18) en Suisse.

Il faut se souvenir que c'est le 20ème siècle qui a vu la mort du plus grand nombre de chrétiens au cours de persécutions, pour l'essentiel menées dans les dictatures marxistes.

Aujourd'hui la situation demeure critique dans de trop nombreux points du globe, notamment en Chine, en Inde et dans le monde musulman. En Europe, il serait faux de parler de persécution, mais on note une volonté de certains mileux et gouvernements de bailloner les chrétiens au nom d'un certain "politiquement correct".

Ces faits demandent notre vigilance, exprimée dans la prière et la mobilisation. Dans notre pays, l'association Portes Ouvertes est à la pointe du combat pour soutenir nos frères persécutés, pourquoi ne pas se rendre sur son site: http://www.portesouvertes.fr/

Prière pour les chrétiens persécutés

Seigneur Jésus, devant qui tout genou fléchira, donne courage à nos frères pour qu'ils puissent confesser ton nom en face de l'opposition d'un monde hostile à l'Evangile. Aide-les à se souvenir de la longue lignée de témoins fidèles qui ont enduré la persécution et ont même fait face à la mort pour ne pas te déshonorer. Donne-leur la force de te confesser devant les hommes, sachant que tu les confesseras devant ton Père qui est dans les cieux; toi qui vis et règne avec le Père et le Saint Esprit, un seul Dieu aux siècles des siècles. Amen.

Prière pour les persécuteurs

Dieu éternel et tout-puissant, tu nous a commandé, par ton Fils notre Seigneur, d'aimer nos ennemis, de faire du bien à ceux qui nous maudissent et de prier pour ceux qui nous persécutent. C'est pourquoi nous t'implorons pour que, par ta grâce, nos ennemis puissent être amenés à une vraie repentance. Qu'ils puissent, Seigneur, avoir pour nous le même amour que nous avons pour eux, et qu'ils puissent être d'un seul coeur et d'un seul esprit avec ton Eglise. Par Jésus-Christ, notre Serigneur, qui vit et règne avec toi et le Saint-Esprit. Amen.

samedi 3 novembre 2007

Cultes d'hiver

ATTENTION!!

A partir du dimanche 4 novembre et pour toute la durée de la saison d'hiver, nos cultes auront lieu exclusivement au temple de Prailles, chaque dimanche à 10h30.

Nous retrouverons le temple de Beaussais aux beaux jours.

Bienvenue à tous!!