jeudi 14 février 2008

Le verset du jour

"Samuel dit à toute la maison d'Israël: si c'est de tout votre coeur que vous revenez à l'Eternel, ôtez du milieu de vous les dieux étrangers et les Astartés , dirigez votre coeur vers l'Eternel et servez le seul". (1 Samuel, 7:3).

Voilà une exhortation qui a gardé toute son actualité, en effet, notre époque connait les mêmes tentations du Peuple juif, à savoir la confusion des croyances qui était la plaie d'Israël : il voulait concilier à la fois le culte à Dieu et le culte aux divinités païennes.
Cette confusion a pour nom aujourd'hui : universalisme. Il s'agit d'une doctrine en apparence très sympathique et très rassurante qui pourrait se résumer dans ces quelques mots: tout le monde il est beau. Prenons une citation d'un religieux de l'Eglise Romaine-Pierre-François de Béthune dans "Par la foi et l'hospitalité, essai sur la rencontre entre religions": "Dieu a quelque chose à nous dire par l'intermédiaire d'hommes et de femmes d'autres religions"ou bien : "Le choc produit par la fréquentation d'expériences d'absolus incontestables et cependant inassimilables à nos propres expériences élargit notre conscience religieuse etc..". Il est vrai que selon le Magistère romain: "Dieu, Père, Fils et Esprit est à l'oeuvre dans les religions du monde". Feu le Pape Jean-Paul II , de son côté dans une encyclique restée célèbre affirmait : "Il est donc vrai que la réalité commencée du Royaume peut se trouver également au-delà des limites de l'Eglise , dans l'humanité entière , dans la mesure où celle-ci vit les valeurs évangéliques et s'ouvre à l'action du Saint-Esprit qui souffle où il veut et comme il veut". Disons que le Saint-Esprit a bon dos! Rappelons simplement que le Christ a parlé à ses disciples de "l'Esprit de vérité que le monde ne peut recevoir"( Jean 14, 15-18).
Ce n'est pas ce que pensent les Luthériens confessionnels: Dieu n'est à l'oeuvre que dans sa Parole. Qu'est-ce que les croyants qui vivent dans la foi au Dieu trinitaire peuvent attendre en ce qui concerne leur salut des religions qui ne sont pas suscitées par Dieu? Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de piété, de zèle ou de moralité chez ceux qui ne professent pas la religion chrétienne, le problème n'est pas là. L'Evangile n'a pas été annoncé pour instaurer un monde meilleur mais pour annoncer au monde pécheur les conditions du salut.
La tragédie de l'Eglise chrétienne des temps modernes a été l'infiltration de doctrines qui n'ont rien d'évangéliques et qui sont plutôt parentes d'idéologies politiques; l'idée de concourir par un dialogue inter-religieux à l'instauration d'une grande fraternité part certainement de bons sentiments, elle n'a qu'un seul inconvénient et un inconvénient majeur ,c'est de ne pas être biblique.
L'universalisme développé tant par l'Eglise Romaine que par le Conseil oecuménique des Eglises qui réunit, entre autres églises, les églises protestantes libérales, parait parfois la version religieuse de l'idéologie mondialiste qui cherche à éliminer toutes les différences et toutes les identités en vue de créer une humanité homogène, standardisée, avec une direction unique, bref, une nouvelle Tour de Babel, or cela n'est pas dans le plan de Dieu.
Souvenons de ce que nous a dit le Maître: "Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez pas à ses péchés, et que vous n'ayez part à ses fléaux"(Apocalypse, 18, 4-5).
A.H.

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