mardi 29 janvier 2008

2 Corinthiens, 11:8-10 (suite)

Il est aurait été facile pour Paul de penser qu'il avait atteint un stade supérieur, qu'il était bien au-dessus de certaines difficultés, au verset 7, il décrit ce qui s'est produit pour qu'il ne soit pas rempli d'orgueil: "j'ai reçu une écharde dans le corps, un ange de Satan pour me frapper et m'empêcher de m'enorgueillir".
Un ange de Satan pour frapper Paul? nous avons déjà une réponse à notre question: certaines des faiblesses dont nous parlons viennent de Satan. Satan attaque les enfants de Dieu, Satan veut les éprouver, leur enlever leur paix et leur joie, les éloigner du Dieu vivant et il cherche à détruire l'Eglise.
Mais Satan n'est pas le seul en cause ici, Dieu agit lui aussi, mais pour notre salut et notre sanctification.
En effet, Paul dit bien que son écharde dans le corps est là pour l'empêcher de s'enorgueillir. Cela ne peut venir de Satan, l'adversaire, lui, est au contraire toujours en train de flatter notre orgueil, parce qu'un coeur orgueilleux ne peut recevoir la grâce. Et un tel orgueil aurait pu amener Paul au naufrage spirituel. Cela rappelle ce mot d'Adolphe Monod, grand prédicateur du Réveil français: un dimanche alors qu'il sortait de chaire aprés avoir apporté un sermon particulièrement puissant, un des membres de son église est venu lui dire: "Monsieur le Pasteur, comme vous avez bien prêché ce matin!" et Monod de lui répondre : "Mon ami, soyez sûr que Satan me l'a déjà dit".
Dieu a voulu protéger Paul de ce danger et il a utilisé les attaques de l'Ennemi pour se glorifier dans la vie de l'apôtre.
Lorsque Paul a prié pour être délivré de son écharde, Dieu lui a répondu : "non, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse". C'est comme si le Seigneur avait dit à Paul: "Ce qui t'arrive ne tournera pas à la destruction que Satan cherche à accomplir, mais je vais l'utiliser pour ton salut et ta sanctification".
Nous pouvons voir que certaines faiblesses qui nous touchent peuvent parfois venir de Satan, mais quel est le but de ces faiblesses dans nos vies? pourquoi les insultes? les persécutions, les problèmes? pourquoi est-ce que je suis au chômage? pourquoi est-ce que mon couple va mal? pourquoi est-ce que la maladie vient me frapper?pourquoi ma vie est un gigantesque bazar? pourquoi l'Eglise est-elle si faible et l'impiété semble-t-elle triompher?
Paul nous le dit: Satan nous attaque et nous pouvons bien sûr crier à Dieu dans la prière pour être délivré, car Dieu veut nous rendre humbles: nous avons besoin que les circonstances de nos vies nous rappellent que nous ne sommes pas aussi forts que nous le croyons.
Jésus veut se glorifier dans nos vies : si nous n'y arrivons pas seuls, c'est alors que la manifestation de la puissance de Christ sera la plus éclatante.
Notre plus grand besoin n'est pas nécessairement d'être rapidement délivré de nos épreuves , mais de pouvoir nous reposer toujours sur l'assurance que tout ce qui nous arrive entre pleinement dans le plan souverain de Dieu.

dimanche 27 janvier 2008

2 Corinthiens, 11:8-10

"Trois fois, j'ai supplié le Seigneur de l'éloigner de moi,et il m'a dit : "Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse ."Je mettrai donc bien plus volontiers ma fierté dans mes faiblesses, pour que la puissance de Christ repose sur moi.
Aussi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les désarrois, dans les persécutions, et les angoisses pour le Christ; en effet, c'est quand je suis faible que je suis fort".

Que sont les "faiblesses" dont parle Paul? La première d'entre elles est cette "écharde dans la chair", expression bien connue de ceux qui lisent la Bible. De quoi s'agit-il? L'explication la plus courante est que Paul évoque une maladie qui l'affecte. Nous savons par Galates que l'apôtre souffre d'une maladie des yeux.
Cependant, certains commentateurs estiment que Paul ne parle pas là d'un problème physique , mais que cette écharde peut aussi être l'opposition des ennemis de l'Evangile ou les obstacles qu'il rencontre. En réalité, le texte ne permet pas de trancher avec certitude. Et, en fait, qu'importe? Paul parle ici de quelque chose qui le touche, l'affecte, un problème récurrent qui vient se placer dans sa vie et devant son ministère.
Et cette écharde doit être replacée parmi les autres faiblesses que Paul évoque au verset 10:
- les outrages -on peut aussi traduire - les insultes .C'est ce qui arrive aux chrétiens fidèles chaque fois qu'on leur reproche leur fidélité à la Bible et qu'on les décrit comme des fondamentalistes, à chaque fois qu'on se moque d'eux parce qu'ils s'en tiennent à un mode de vie conforme à la volonté de Dieu, à chaque fois que les medias se font un plaisir de caricaturer la foi chrétienne et de la salir.
-les désarrois : tous ces revers de fortune qui peuvent nous atteindre. Le terme évoque en fait toutes les situations dans lesquelles nous tombons comme dans des pièges et qui viennent briser nos espérances.
-les persécutions: nous savons tous que de nombreux chrétiens souffrent pour leur foi dans bien des parties du monde. Même s'il faut garder une certaine mesure, la situation est loin de s'améliorer en Occident et notamment en France où une certaine vision de la "laïcité"empêche l'expression publique de la foi.
-les angoisses:toutes ces situations tellement lourdes qu'elles menacent de nous écraser.

Tout cela, Paul le connait, et nous aussi nous sommes amenés à l'expérimenter à un degré ou à un autre. Et bien sûr, si nous étions "forts", nous nous servirions de cette force pour nous dégager de ces situations.Nous rendrions les insultes, nous nous sortirions de toute position délicate avec les ressources que nous aurions en main..Mais, Paul a devant lui l'exemple de Jésus qui a dit de ne pas rendre le mal pour le mal (Mt 5,38-42) et il ajoute en 1 Corinthiens, 4, 12-13: "insultés, nous bénissons; persécutés, nous supportons, diffamés, nous encourageons, nous sommes devenus le déchet du monde, le rebut de tous, jusqu'à maintenant". Et c'est vrai que cette attitude peut sembler faible, pitoyable, anémique et aberrante. C'est ainsi qu'elle apparait à tous ceux qui préfèrent se confier en leur propre force.

(à suivre)

vendredi 25 janvier 2008

Jérémie 25.3-5


1 ¶ Parole qui parvint à Jérémie au sujet de tout le peuple de Juda, la quatrième année de Joïaqim, fils de Josias, roi de Juda –– c’était la première année de Nabuchodonosor, roi de Babylone, ––
2 parole que Jérémie prononça sur tout le peuple de Juda et devant tous les habitants de Jérusalem :
3 Depuis la treizième année de Josias, fils d’Amôn, roi de Juda, jusqu’à ce jour, voilà vingt–trois ans que la parole du SEIGNEUR m’est parvenue ; je vous la dis, inlassablement, je vous la dis, et vous n’écoutez pas.
4 Le SEIGNEUR vous a envoyé tous ses serviteurs, les prophètes, il les a envoyés à nouveau, inlassablement ; et vous n’avez pas écouté, vous n’avez pas tendu l’oreille pour écouter.
5 Ils disaient : Que chacun de vous revienne, je vous prie, de sa voie mauvaise et de ses agissements mauvais, et vous resterez sur la terre que le SEIGNEUR vous a donnée, à vous à vos pères, depuis toujours et pour toujours.
6 Ne suivez pas d’autres dieux pour les servir et pour vous prosterner devant eux ; ne me contrariez pas par l’œuvre de vos mains, et je ne vous ferai aucun mal.
7 Mais vous ne m’avez pas écouté, ––déclaration du SEIGNEUR –– de sorte que vous m’avez contrarié par l’œuvre de vos mains, pour votre malheur.



Frères et sœurs en Christ,

Il y a un mot qui résume presque tout le livre de Jérémie et le ministère du prophète : inlassablement.


En hébreu, cela se dit hashkem. Ce terme a une histoire. Il vient du mot sechem, qui voulait dire épaule. A l’époque, ceux qui partaient en voyage plaçaient leurs provisions sur leurs épaules ou sur celles de leur âne. Ces voyages, dans un pays chaud comme Israël, il fallait les commencer avant l’aube, pour pouvoir faire le plus de chemin possible avant que le soleil ne vienne vous assommer. Et c’est ainsi que hashkem a fini par désigner le travail de ceux qui se levaient tôt et plaçaient de lourds fardeaux sur leurs épaules avant de partir en voyage. Ils se levaient chaque matin avant le soleil pour pouvoir accomplir la tâche qui était la leur.
Et c’est ce mot que nous retrouvons au centre du livre de Jérémie. Il parcourt la vie du prophète, à tel point qu’on le retrouve 11 fois dans son livre

Depuis 23 ans, Jérémie se levait chaque matin et écoutait la parole de Dieu. Depuis 23 ans, Jérémie allait chaque matin annoncer la parole de Dieu à son peuple. Et depuis 23 ans, le peuple d’Israël refusait d’écouter, installé dans le confort de son apostasie et de son matérialisme.

Est-ce qu’il n’y a pas quelque chose d’effrayant dans cette description ? 23 ans de rejet, de moqueries, de persécutions, d’absence de résultats visibles ? En fait, le livre de Jérémie nous révèle de façon très poignante les sentiments de découragement et même de désespoir que Jérémie a connu. A quoi ça sert ? Pourquoi s’entêter ? Pourquoi ne pas plutôt rentrer dans le moule et se conformer tranquillement à ce que pense et dit la masse ?
C’est au cours d’un de ces moments de découragement que Dieu a parlé à Jérémie 12-5 « Si tu cours avec des hommes à pied et qu’ils te fatiguent, comment pourras–tu te mesurer à des chevaux ? ». Qu’est-ce que tu veux Jérémie ? Une petite vie bien médiocre en compagnie de tes contemporains ? Ou est-ce que tu te sens en mesure de te mesurer avec des chevaux. Cette parole a rendu son énergie à Jérémie qui, le lendemain, est reparti annoncer les oracles du Seigneur. Inlassablement.

On peut se sentir effrayé par la tâche de Jérémie, se sentir dépassé par son ampleur, mais le prophète n’inspire pas la pitié.
Jérémie souffre, Jérémie se bat, Jérémie sert les dents et pleure mais il garde les yeux fixés sur son but. Il est tout le contraire de ceux que je voyais chaque matin lorsque je prenais le métro, visages las et regards sans vie montrant une existence érodée par la routine de la grande ville cosmopolite. Ces gens aussi se levaient très tôt pour accomplir chaque jour le même travail, mais ils avaient fini par s’y user comme un jean trop porté se délave et perd sa forme. Jérémie, lui, est tout le contraire de ça.
En fait, la persistance de Jérémie contraste particulièrement avec l’attitude du peuple d’Israël à l’époque, toujours prêt à aller chercher on sait quoi du côté de l’Egypte et de l’Assyrie, offrant des sacrifices à des faux dieux, préoccupé de satisfaire le plus vite possible tous ses appétits. En ce sens, il rappelle notre société et sa frénésie de consommation et son manque abyssal de sens : nous courons seulement pour nous égarer, nous désirons ce qui peut nous faire le plus de mal, nous nous glorifions de nos plus grossières erreurs, et tout cela dans le bling-bling des nouveaux riches que l’on nous pose en modèles.

Ou est-ce que Jérémie a pu apprendre la persistance ? Pas autour de lui, nous venons de le voir. Il l’a apprise de Dieu. Jérémie est donc un homme de l’aube. C’est dès le matin qu’il se lève pour aller accomplir sa mission. Sans doute cela devrait-il donner un jour nouveau à l’expression que nous lisons dans les Lamentations (3.22-23) « Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme ; Elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande ! ».
Et je crois que c’est cette assurance qui a permis à Jérémie de tenir. Chaque matin, Dieu renouvelle ses bontés envers Jérémie et lui permet de faire face, tout comme il avait chaque jour donné la manne aux Hébreux pour les nourrir.
La persévérance de Jérémie, c’est avant tout celle de Dieu qui a soutenu son serviteur. Jérémie a pu tenir parce que c’est Dieu qui le tenait. Le prophète s’est nourri chaque matin de la Parole de Dieu, comme nous devons le faire nous aussi. Avant d’affronter un monde qui lui était hostile, avant d’entendre les moqueries, Jérémie écoutait son Dieu, et c’est ce qui lui a permis de tenir contre toute adversité, c’est ce qui lui a permis de crier vers Dieu lorsqu’il en avait besoin.
Oh, que ta fidélité est grande ! dit Jérémie au Seigneur. Cette fidélité, nous pouvons nous aussi l’expérimenter. C’est elle qui peut nous donner la force de résister à la pression ambiante, c’est elle qui peut réveiller nos églises et leur permettre, de nouveau, de jouer un rôle prophétique en annonçant et en vivant la Parole au milieu d’un monde en perte de repères. C’est cette fidélité qui a permis à Dieu d’offrir à un peuple d’Israël rebelle cette nouvelle alliance pleine du pardon de nos péchés (Jérémie 31), cette nouvelle alliance dans laquelle, nous aussi, nous sommes entrés. Si nous sommes infidèles, lui demeure fidèle. C’est cette fidélité de Dieu sur laquelle nous pouvons compter, nous qui voulons nous mettre à son écoute et nous laisser guider par sa Parole.

jeudi 24 janvier 2008

Ce qu'enseignent les Luthériens (10)

Les sectes:
Les sectes constituent un sujet délicat car il n'existe aucune définition vraiment complète et rigoureuse du mot secte. Dés que vous appartenez à une petite église , vous êtes facilement considérés comme appartenant à une secte, or il peut exister de grandes organisations qui sont des sectes et souvent des sectes redoutables.
Il ne faut pas confondre sectes et hérésies: l'Eglise chrétienne a été confrontée dans son histoire à des hérésies comme le donatisme par exemple et aussi à des sectes comme les Cathares. Dans un cas, il s'agissait de chrétiens égarés, dans l'autre, il s'agit d'idolâtres.
Les sectes pullulent aujourd'hui et certaines sont très présentes dans nos villes, elles se disent chrétiennes mais ne le sont aucunement. Comment le vérifier? en comparant leurs écrits aux grands symboles apostoliques ( Symbole des Apôtres, Symbole de Nicée) qui constituent l'essentiel de la doctrine chrétienne ou du moins les points fondamentaux: si votre interlocuteur ne croit pas à la naissance virginale de Jésus le Christ ou s' il ne croit pas à l'Incarnation, il ne peut être qualifié de chrétien et il faut donc s'en éloigner car il s'agit d'un faux-docteur. Si l'on vous parle d'une autre Révélation que celle qui est dans la Sainte-Ecriture ou si l'on vous dit que certains hommes ont des révélations particulières, il faut là-aussi fuir ces faux prophètes.
La vigilance s'impose et la meilleure arme contre les sectes est la Parole de Dieu qui est vraiment l'épée et le bouclier de la Foi.
(à suivre)

Le verset du jour

"Es-tu celui qui doit venir?"(Luc,7:19)

Ce qui est sûr , c'est que ce récit nous place devant une crise de doute (celle de Jean le Baptiste), et du coup , face à nos propres crises. En général, les crises jaillissent au moment du choc des épreuves.

Le doute, c'est une maladie de la foi qu'il ne faut jamais sous-estimer. Tout croyant est conscient que c'est une défaillance qui fait peur: et si le doute l'emportait sur la foi?

Ah ! comme on est malheureux quand à l'épreuve s'ajoute le doute. Le doute ne remonte pas le moral, bien au contraire!
Il faut du solide et du divin pour triompher du doute. Il faut que le Seigneur se lève, nous empoigne par les promesse de sa Parole et nous dépose sur les plages calmes de son amour indéfectible et de sa force toute puissante.

Extraits de la méditation du Pasteur C.Ludwig dans "Notre culte quotidien", lundi 14 janvier 2008.

mercredi 23 janvier 2008

Le verset du jour

"Puisque le monde, avec sa sagesse, n'a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu de sauver ceux qui croient par la folie de notre prédication.Car nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens mais, pour ceux qui sont appelés, Juifs et païens, Christ puissance de Dieu et sagesse de Dieu"( 1 Corinthiens, 1:21).

Martin Luther commentait ce verset de la manière suivante: "C'est pourquoi il faut que tu commences là où il a commencé lui-même, c'est-à-dire dans le sein de la Vierge, dans la crèche, aux mamelles maternelles, etc. Car c'est là qu'il est descendu lui-même, qu'il est né, qu'il a vécu parmi les hommes , qu'il a souffert, qu'il a été crucifié, qu'il est mort: il s'est ainsi concentré de toutes manières possibles sous nos yeux et a fixé sur lui les regards de notre coeur, pour nous empêcher ainsi de faire l'ascension au ciel et de nous adonner aux spéculations sur la majesté divine".

A la question: comment trouver Dieu? Martin Luther mettait en garde ses auditeurs contre l'image d'un Dieu en majesté: "La théologie chrétienne, cependant la vraie théologie ...ne nous impose pas un Dieu en majesté , comme le font Moïse et d'autres enseignements , mais Christ né de la Vierge, notre médiateur et notre sacrificateur" et: "Ne t'avise pas d'avoir aucune connaissance de Dieu en dehors de l'homme qu'est Jésus-Christ, c'est lui que tu dois saisir et c'est à lui que tu dois t'en tenir".

Oui, Jésus le Christ, Dieu-Homme, est suivant ses dires: "Le chemin, la vérité et la vie" et Dieu a voulu que les hommes le connaissent, non à l'aide de la sagesse humaine, mais par la prédication de l'Evangile de Jésus le Christ, mais ce message est si simple et si clair que les hommes non-régénérés le méprisent comme un discours absurde. Demandons qu'il nous donne la vraie sagesse, celle de la foi.

mardi 22 janvier 2008

Le verset du jour

"Eux, au contraire, ils parlent d'une manière injurieuse,et ils se corrompent dans ce qu'ils savent naturellement comme les brutes.
Malheur à eux! car ils ont suivi la voie de Caïn, ils se sont jetés pour un salaire dans l'égarement de Ballaam, ils se sont perdus par al révolte de Koré" (Jude, 1:10-11).

La petite épitre de Jude est un réquisitoire terrifiant contre une espèce particulière d'incrédules. Non seulement, ils ne croient en rien, mais à leur incrédulité ils ajoutent l'insulte et toutes sortes de moqueries injurieuses contre Dieu, contre son Christ et ses oeuvres. Ils n'ont peur de rien. Ils bravent le jugement de Dieu. Ils lancent des défis au ciel! Ce sont les maîtres du blasphème.

Le drame : savent-ils seulement que le Christ les a rachetés , eux aussi? Peut-on insulter Dieu sans courir des risques énormes? Ces choses nous sont écrites pour que nous gardions d'autant plus fermement la grâce de notre salut, avec crainte et tremblement. Dieu sauve nous!

Extraits de "Notre culte quotidien", méditation du Pasteur C.Ludwig du mardi 22 janvier 2008.

lundi 21 janvier 2008

Le verset du jour

"Que ta parole de Christ demeure en vous dans toute sa richesse"(Colossiens, 3:16)

Marin Luther disait à ce propos: "Qu'elle demeure en vous, non pas comme un hôte qui y passe un jour ou deux , mais comme un habitant de la maison qui n'en sort jamais".
Saint-Paul s'adressait aux paroissiens de Colosses à un moment où se développaient dans l'Eglise naissante des doctrines souvent hétérodoxes : un certain nombre de gens se laissaient tenter par des enseignements trompeurs.
L'Eglise du Christ est aujourd'hui dans une situation assez voisine: nous constatons avec peine combien le message de la Bonne Nouvelle est dénaturé par des vagues de sentimentalisme, d'universalisme, de syncrétisme qui sont autant de tentatives de mettre la Parole au goût du jour: certains faux-docteurs pensent qu'il suffit de prononcer le nom de Jésus, de dire qu'on aime Jésus et qu'on se décide pour Jésus, que la doctrine chrétienne a peu d'importance et qu'elle contient des vieilleries qui étaient bonnes au XVI ème siècle, mais plus d'actualité aujourd'hui.Tout change n'est-ce pas? Soyons modernes (plutôt post-modernes). Nous constatons dans ce qu'on appelle la "mouvance évangélique" bien des raisonnements spécieux qui tendent à faire croire que l'on peut prendre des libertés avec la Parole. Les vérités sont contournées , édulcorées, voir ignorées pour les besoins de la cause, tout cela pour être plus présentable au monde.On a le sentiment en lisant ou en écoutant certains que la doctrine chrétienne, c'était bon pour l'époque des apôtres ou des Pères de l'Eglise, une époque où l'on se passionnait pour les controverses religieuses.
Le temps serait à l'aménagement de la vérité: un peu de vérité,pas trop, et surtout rien qui ne vienne contredire les idées à la mode; ainsi ne parlons plus de péché, car les psy de tous poils n'aiment pas çà, cela fait refoulé. Le péché est très mal vu par les temps qui courent, il n'a pas bonne presse sur le divan du psychanalyste! C'est vrai que ce n'est pas très "fun" de parler du péché et de la repentance.Disons que l' invite faite aux chrétiens est de raser les murs!

Aménager la vérité, c'est la trahir, moderniser la Parole (en proposant des traductions déficientes de la Bible par exemple) , c'est, en fait, prêcher un autre Evangile et le drame d'une partie de l'Eglise chrétienne est qu'on y prêche effectivement un autre Evangile. Les exemples abondent malheureusement (Théologie de la Prospérité pour ne prendre qu'un exemple entre mille).
Les mises en garde de Saint-Paul n'ont jamais été autant d'actualité: dans sa première lettre à Timothée il redit plusieurs fois que "cette parole est certaine, digne d'être reçue"et enjoint Timothée :"Sois attentif à la lecture, à l'exhortation et à l'instruction" et "Tu sera bon ministre de Jésus-Christ, nourri dans les paroles de la foi, et de la bonne doctrine que tu as soigneusement suivie".
Heureux les ministres qui s'emploient chaque jour à faire leurs ces paroles du saint apôtre!

jeudi 17 janvier 2008

Ce qu'enseignent les Luthériens (9)

Les bonnes oeuvres:

La doctrine des oeuvres oppose l'Eglise Luthérienne confessionnelle et l'Eglise Romaine.
Pour les Luthériens confessionnels, les bonnes oeuvres sont les fruits de la foi justifiante alors que la Théologie Romaine enseigne que les bonnes oeuvres sont nécessaires à la justification et au salut (Concile de Trente session VIII, canon 24).
Par bonne oeuvre, les Luthériens définissent toute pensée, tout désir , toute parole et tout acte que le croyant produit par la Foi en Jésus le Christ. Ils ne limitent pas les bonnes oeuvres aux actions extérieures visibles comme on le fait dans l'Eglise Romaine. La Confession d'Augsbourg dit que "la Foi est la mère de la bonne volonté et de la conduite droite".
La norme exacte des "bonnes oeuvres" n'est ni la volonté de l'homme, ni celle des autres hommes, mais uniquement la Parole de Dieu :"Vous observerez tout ce que le Seigneur, votre Dieu, vous a commandé (Deutéronome, 5:32).
Martin Luther remarque : "L'Ecriture appelle sorcellerie, idolâtrie, et service des idoles le fait de ne pas écouter la Parole de Dieu et de prétendre agir sans ou contre elle; c'est là un terrible verdict, surtout si l'on considère combien cette faute est fréquemment et gravement commise" et dans son Grand Catéchisme il dit aussi :"C'est pourquoi je ne cesse de dire que toute notre vie et toutes nous oeuvres doivent être conformes à la Parole de Dieu, si nous voulons qu'elles soient agréables à Dieu".

mercredi 16 janvier 2008

Sermons

Extraits de la prédication du deuxième dimanche après l'Epiphanie. (suite)

"Voilà le choix: la vie ou la mort. Dieu place devant nous la vie et la mort. Etre chrétien, croire en Dieu et en la Bonne Nouvelle, ce n'est pas adopter un mode de vie: c'est choisir la vie elle-même. Choisir la vie, c'est choisir le bien, en fait le plus grand possible. Prendre le chemin inverse, c'est aller vers sa destruction. Ne pas choisir la vie, c'est automatiquement choisir la mort: pas de neutralité.

Je crois que nous avons besoin de nous rappeler ces choses-là, parce que nous avons trop tendance à les occulter. Pourquoi l'Eglise devrait-elle continuer à prêcher l'Evangile à un monde perdu s'il ne s'agissait pas d'une affaire de vie ou de mort, si la destinée éternelle de millions d'hommes et de femmes n'était pas en cause.? Si il y a de la joie dans le Ciel pour un seul pécheur qui se repent, c'est parce que par le Saint-Esprit, il est passé de la mort à la vie.

Et même pour nous, qui pouvons parfois marcher avec le Seigneur depuis de longues années, n'avons-nous pas besoin de redécouvrir constamment cette merveille de la vie que Dieu nous a offerte dans sa grâce? Nos vies montrent-elles vraiment qu'aimer l'Eternel , ton Dieu dans ses voies et d'observer ses commandements.Est-ce là notre plus grand souci?
Car c'est en fait là tout le message de la Bible: Dieu nous offre la vie".

mardi 15 janvier 2008

Sermons

"Le commandement que je te prescris aujourd'hui n'est pas certainement au-dessus de tes forces et hors de ta portée". (Deutéronome, 30:11).


"Au dessus de tes forces peut être traduit par "trop admirable" ou comme le fait la Bible en français courant: trop difficile à comprendre".
La Parole de Dieu est claire , il est facile de comprendre ce qu'elle nous dit, de saisir les vérités qu'elle nous révèle.
Nous n'avons pas besoin, pour connaitre Dieu et sa volonté, d'être de grands intellectuels.Il nous est inutile de passer par je ne sais quelle expérience mystique.Nous n'avons pas à appartenir à une sorte d'élite spirituelle.Non, la Parole n'est pas hors de notre portée, ce n'est pas comme si elle était un but que nous chercherions à atteindre sans pouvoir jamais arriver à l'attraper.
La révélation de Dieu est là et pas ailleurs, dans sa Parole inspirée, dans sa Parole simple et claire qui nous dit que Dieu est, quel est notre statut devant lui et comment nous pouvons être acceptés par lui.
Nous n'avons pas besoin d'aller chercher ailleurs, nous n'avons pas à scruter les cieux, nous n'avons pas attendre une voix céleste, non, la Parole de Dieu nous dit tout ce que nous avons besoin de savoir pour notre salut. (à suivre)

lundi 14 janvier 2008

Le verset du jour

"La joie qui vient du Seigneur vous donnera la paix"(Néhémie,8:10).

Il fallait un certain courage à Néhémie, le gouverneur de Jérusalem, et à Esdras, le sacrificateur, pour inciter les fidèles à la joie tant la situation était difficile. Leur annoncer le renouveau alors qu'il fallait tout reconstruire, en particulier la muraille qui entourait Jérusalem ne conduisait pas forcément les Israëlites à manifester une joie débordante.

Lorsque nous aussi, nous sommes dans les difficultés , nous n'éprouvons pas forcément une joie manifeste. Le mal-être domine.Nous nous sentons profondément abandonnés par Dieu. Et le Malin s'acharne à nous éloigner de Dieu et il est heureux de la situation . Pourtant c'est le moment d'avoir la démarche contraire, c'est le moment de nous tourner vers Notre Seigneur et Sauveur et lui demander son aide.Comme nous y invite Martin Luther commentant ce verset: portons notre regard vers la Croix et vers le Tombeau vide du Ressuscité.Nous savons que nous ne sommes pas abandonnés par le bon Berger qui a donné sa vie pour ses brebis.Il y a là une source de joie et de paix parce que nous nous rappelons que nous avons été adoptés par Dieu à cause du sacrifice de son fils: Dieu est avec nous!

dimanche 13 janvier 2008

Le verset du jour

"De même, l'Esprit-Saint aussi vient nous aider, nous qui sommes faibles" (Romains,8:26)

Ecoutons le commentaire de Martin Luther:

"Le Saint-Esprit devra s'exprimer en nous jusqu'au dernier jour. Et il en sera ainsi aussi longtemps que les pauvres chrétiens que nous sommes flirteront avec le mal. Nous sommes faibles, voilà tout! Nous succombons d'ailleurs plus souvent par faiblesse qu'intentionnellement ou volontairement. Il plait alors à Dieu de nous pardonner; et le Saint-Esprit qui habite en nous rappelle aux pauvres sots que nous sommes que Dieu a opté pour le parti-pris de nous faire grâce toujours et de nous aider malgré tout. Malgré nous. Comprendrons-nous jamais vraiment bien que toutes choses sont devenues différentes pour nous depuis que Dieu nous a adoptés. Rien ne nous empêche-sauf,une fois encore,notre faiblesse- d'accorder en tout à ce Dieu-là une confiance absolue et de croire que le verbe abandonner ne fait pas partie de son vocabulaire. Si nous croyons cela, nous sommes vraiment chrétiens et, par dessus le marché, nous sommes heureux".

Martin Luther, Sur quelques sujets importants,1537.

Ce qu'enseignent les Luthériens (8)

La sanctification:
C'est une doctrine pour laquelle de redoutables erreurs ont été commises.
La justification est immédiatement suivie de la sanctification. La sanctification est la transformation spirituelle du croyant. Au lieu de sanctification on peut aussi dire renouvellement, c'est-à-dire le fait que le pécheur ainsi reconcilié avec Dieu se détourne du péché pour servir son Sauveur par des bonnes oeuvres.La sanctification est un acte par lequel Dieu écarte le croyant du monde condamné et déchu pour en faire un participant de son Royaume. La sanctification est un fruit de la foi qu'opère Dieu dans l'homme.

A la différence de la justification dans laquelle l'homme est totalement passif, dans la sanctification l'homme coopère avec l'Esprit-Saint, étant entendu que cette coopération est subordonnée à l'oeuvre de ce dernier. L'homme coopère, non en fonction de ses moyens propres, mais des dons qui lui sont communiqués par le Saint-Esprit.

La sanctification est un combat dans lequel le croyant lutte contre le "vieil homme" qui subsiste en lui, car par la justification si il est pardonné, ses péchés ne sont que recouverts. Cette faiblesse de l'homme ne vient pas de l'impuissance de Dieu, mais du croyant lui-même. Pour conduire cette lutte, il dispose de moyens très sûr que sont la Parole de Dieu et des sacrements, ce que les Luthériens confessionnels appellent les moyens de grâce. En effet, dans la Parole, la Loi est un miroir qui guide et éclaire le croyant nous dit la Formule de Concorde et c'est l'Evangile qui produit les oeuvres bonnes.

Les bonnes oeuvres ne sont pas ignorées par les Luthériens confessionnels et leurs confessions (Confession d'Augsbourg, Apologie) , elles déclarent à maint reprise que les oeuvres sont nécessaires, mais elles ne sont pas nécessaires au salut, ce qui distingue radicalement et sans possibilité de compromis la doctrine luthérienne de celle de l'Eglise Romaine.

samedi 12 janvier 2008

Le verset du jour

"Car personne ne sera reconnu juste devant Dieu pour avoir accompli ce qu'ordonne la loi" (Romains, 3:20).

Ecoutons Martin Luther:

"J'ai souvent attiré votre attention sur l'importance qu'il y a de distinguer votre foi en Dieu elle-même des bonnes actions qu'elle vous suggère d'accomplir. Je m'entends parfois reprocher cette insistance. Et pourtant je constate souvent que si vous donnez l'impression d'avoir bien compris cette distinction ou, si vous préférez cette séparation, dans la pratique vous confondez tout.
La foi, est-il besoin de le dire, vous la devez à Dieu; elle est inscrite au plus profond de votre conscience et aucune loi, d'origine humaine ou de révélation divine, ne peut la mettre en question, l'induire en erreur ou la pousser au doute. Ceci étant, si quelqu'un prétend vous imposer telle ou telle action ou tel ou tel comportement, ou vous forcer à pratiquer des choses ou à adopter des pensées que vous désapprouvez et qui vous mettent mal à l'aise à l'égard de votre conscience, soyez bien sûr que ce quelqu'un agit pour le compte du diable, même si il offre tous les signes extérieurs de la sincérité".

Martin Luther, sermons de l'année 1525.

jeudi 10 janvier 2008

Le verset du jour

"Gardons fermement l'espérance que nous proclamons, car nous pouvons être certains que Dieu tiendra ses promesses"(Hébreux, 10:23).

Il faut une certaine dose d'obstination pour demeurer chrétien dans ce monde, tant celui-ci est éloigné de Dieu. Certes, nous ne sommes pas les premiers et les derniers et dans l'Empire Romain les Chrétiens devaient aussi "s'accrocher", car , non seulement leurs croyances étaient tournées en ridicule-on caricaturait le Seigneur avec une tête d'âne-mais ils encourraient les persécutions les plus atroces.Quand on pense aux tourments qu'ont subis les innombrables martyrs, il faut convenir - si l'on n'est pas croyant-que la foi chrétienne n'était pas une mascarade, car on ne serait pas mort pour une supercherie.

Le Seigneur Jésus n'avait pas bercé d'illusions les apôtres quand il leur disait : "Heureux serez-vous si les hommes vous insultent, vous persécutent et mentent en disant toute sorte de mal contre vous, car vous êtes mes fidèles disciples" (Matthieu, 5:11).

L'avertissement était clair.Il vaut aussi pour aujourd'hui, même si dans nos pays occidentaux- à la différence des pays musulmans- nous ne sommes pas menacés physiquement. C'est moralement que le problème se pose: il ne faut pas parler du Christ, cela relève de la vie privée
la loi morale ne saurait être opposée à la loi civile, la vie n'est plus sacrée etc... Nous connaissons tous ces arguments et toutes ces manifestations, parfois très mesquines ( certains se plaignent du bruit fait dans les églises le dimanche matin et demandent que l'on ne fasse pas sonner les cloches etc...).Plus graves sont les détériorations voir les destructions d'édifices religieux chrétiens ou de cimetières.

S'afficher chrétien fait parfois mauvais genre: vous êtes vite catalogué sectaire surtout si vous appartenez à une église minoritaire.
Alors, demandons au Seigneur qu'il nous accorde la fermeté dans la foi, une fermeté souriante et joyeuse dans les moments où nous nous sentons incompris ou rejetés. Gardons ferme l'Espérance.

mercredi 9 janvier 2008

Le verset du jour

"Louez l'Eternel, vous toutes les nations, célébrez-le vous tous les peuples!
Car sa bonté pour nous est grande, et sa fidélité dure à toujours, louez l'Eternel' (Ps.117:1-2).

Ecoutons Martin Luther commenter le verset 2::


Mais il y a dans ce verset des mots extraordinairement précieux, sur lesquels on ne peut pas passer aussi froidement et superficiellement.Il dit tout d'abord : "Sa bonté", c'est-à-dire non pas notre oeuvre, notre sainteté, notre sagesse, mais sa grâce et sa miséricorde. Qu'est-ce donc la grâce de Dieu? C'est que, par pure miséricorde, à cause de Christ,notre bien-aimé évêque et médiateur, il pardonne tous nos péchés, laisse tomber toute colère, nous conduit de l'idolâtrie et de l'erreur à la vérité, purifie, illumine,sanctifie et rend juste notre coeur par la foi et le Saint-Esprit et nous élit pour ses enfants et héritiers , nous orne et nous pare de ses dons, nous délivre et nous garde de la puissance du diable, nous donne de plus la vie éternelle et la félicité; et pourtant , aussi, il soigne , donne et maintient notre vie temporelle avec tous ses besoins en ayant recours au service et à la collaboration de toutes les créatures du ciel et de la terre: or le monde entier ne pourra jamais mériter aucune de ces choses , même pas la moindre, sans parler par conséquent de toutes ensemble ou de plus importantes. Car, par son idolâtrie, son ingratitude, son mépris et tous les péchés qu'il commet sans cesse , il mérite uniquement la colère, la mort et l'enfer".

Martin Luther, Commentaire du Psaume 117, Oeuvres complètes, tome VI, page 229;

mardi 8 janvier 2008

Le verset du jour

"Et tous lui rendaient témoignage, et s'étonnaient des paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche et ils disaient: celui-ci n'est-il pas le fils de Joseph ?" (Luc4:22)

C'est avec émotion que Jésus se rend dans sa ville. Sans doute sera-t-il accueilli comme l'enfant du pays .Aussi ce jour-là, dans la synagogue, il veut gratifier sa ville bien aimée d'une révélation inouïe: aujourd'hui, votre Messie est là devant vous(...)L'émotion était forte.On était étonné des paroles de grâce sortant de sa bouche.
Hélas, quelqu'un dans l'auditoire lance: c'est le fils de Joseph! Cela veut dire : on te connait(...).Le Messie ne peut pas sortir de la boutique d'un charpentier.
Pour Nazareth, la fiche d'identité de Jésus est trop humble, voire trop honteuse pour valider le vrai Messie.
Nazareth avait oublié ce texte des prophètes: "il n'avait rien pour nous plaire", "il s'est abaissé"(...) Mais Dieu a choisi "les choses faibles , et celles qui ne sont point, pour confondre les fortes".

lundi 7 janvier 2008

Le verset du jour

"Et il alla dans tout le pays des environs du Jourdain, prêchant le baptême de repentance à cause du pardon des péchés" (Luc, 3:3).

Le baptême de Jean renvoie aux rituels de la purification enseignée dans le Lévitique , ce baptême était administré aux prosélytes, à ceux qui se convertissaient au judaïsme, car à cette époque le judaïsme faisait du prosélytisme parmi les non-juifs.Mais il était aussi administré à des juifs.
Le peuple juif faisait repentance dans l'attente du Messie et l'on sait qu'au temps de Jésus cette attente était grande et que déjà des faux messies étaient apparus. Jean ne se voulait pas être messie et il le déclarait très clairement : "Mais quelqu'un vient après moi: il est bien plus puissant que moi et je ne suis pas digne de lui enlever ses sandales"(Matthieu,3:11).

Jean exhortait les descendants des prophètes à revenir à Dieu et à se repentir.
Nos bibles modernes nous parlent de changement de vie et bannissent désormais le mot repentance. Celui-ci n'aurait pas bonne presse auprès des hommes de notre temps.

Que recouvre ce mot qui semble honni par tant de théologiens modernes? La vraie repentance , c'est à la fois la contrition et la foi. Parfois, dans la Sainte-Ecriture , elle est synonyme de conversion quand le Christ dit: "Si vous ne vous repentez, vous périrez tous pareillement (Luc, 13,5).Dans d'autres passages, repentance signifie reconnaitre ses péchés, les regretter sincèrement, s'en abstenir à l'avenir , mais aussi manifester la volonté de se conformer aux enseignements divins.On est là au-delà d'un simple changement d'attitude comme le traduisent abusivement trop de bibles modernes qui atténuent ainsi l'exhortation de la Parole de Dieu.

La repentance est régulièrement en filigrane dans le discours de Jésus le Christ. Si nous voulons être de vrais enfants de Dieu, nous devons nous repentir car nous sommes pécheurs -ennemis de Dieu en tant qu' hommes naturels-et devons le reconnaitre, mais comme le dit la Sainte-Ecriture: "Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent" (Luc, 15:7);

dimanche 6 janvier 2008

Le verset du jour

"Lève-toi, sois illuminée: car ta lumière est venue, et la gloire de l'Eternel s'est levée sur toi" (Esaïe, 60:1).

"Et c'est pourquoi nous devons le savoir, nous, à qui la parole du prophète est répétée aujourd'hui: c'est par nous que Dieu veut faire venir la lumière. " Lève-toi- c'est une exhortation qui appelle à la tâche chaque église, chaque communauté chrétienne et chaque croyant, lève-toi, et sois éclairé-car la lumière arrive!".

N'est-ce pas là une recommandation surprenante ? Une lumière a-t-elle besoin de recevoir un tel ordre? Faut-il expliquer qu'elle doit luire et éclairer? N'est-ce pas dans la nature des choses qu'une lumière répande sa clarté autour d'elle, et plus particulièrement dans les coins sombres qui en ont besoin? Certes, dans la logique humaine , l'exhortation parait inutile.
Mais nous ne sommes pas seulement des outils dont Dieu veut se servir pour faire Son oeuvre, nous sommes encore de pauvres humains, qui partageons bien des faiblesses avec ceux que nous devons éclairer.Nous sommes si souvent si craintifs, timorés et même paresseux! Si souvent nous mettons notre lumière sous le boisseau.
Pensons alors à la responsabilité que nous avons autant pour les autres que pour nous-mêmes et ayons confiance: la lumière est celle de Dieu! Elle peut faire ce qu'aucun de nous pourrait.Elle peut faire que d'autres arrivent à voir la vraie joie de Noël. Elle peut faire se lever sur d'autres l'immense bonté d'un Dieu qui veut sauver.
Levons-nous, soyons éclairés, car la lumière de Dieu veut luire de par le monde par le témoignage de nos lèvres et celui de nos vies ".

Extraits de la prédication "La lumière de Dieu-Fête de l'Epiphanie" dans "Lumière sur le chemin" p.93, Editions des Missions Luthériennes.

samedi 5 janvier 2008

Le verset du jour

"Oh! que tu es heureux, ô Israël! qui est le peuple semblable à toi, lequel ait été gardé par l'Eternel, le bouclier de ton secours et l'épée par laquelle tu as été hautement élevé" (Deutéronome, 34:29).

Le passage d'une année à l'autre est l'occasion de voeux, mais aussi des prédictions ; à la joie se mêle parfois l'angoisse du lendemain, compte tenu de tous les problèmes qui assaillissent ce bas monde (attentats, guerres, crise financière, tremblements de terre etc..).

Nous éprouvons donc des sentiments mélangés. Avons-nous raison de craindre l'avenir? Tournons-nous comme à chaque fois vers la Sainte-Ecriture. Que disait-elle aux Hébreux? Ne crains rien! l' Eternel est ton secours, ton bouclier, ton refuge!

Ayons donc confiance dans le Seigneur qui n'ignore rien des problèmes du monde.Le monde est pécheur et l'homme naturel déteste Dieu et est rebelle.Dieu ne l'ignore pas.Il voit Satan agir et il voit que celui-ci s'enhardit-il lui semble que le monde est à lui- et mille signes semblent lui donner raison.
Mais "la main de l'Eternel est une main puissante"(Josué,4:24).
C'est l'Eternel qui tient le monde dans sa main , mais il veut que les humains se repentent et qu'ils viennent vers lui en tendant la main. Il a déjà envoyé son messager, mais tous ne l'ont pas entendu et aujourd'hui encore tous ne veulent pas l'écouter.
Mais un jour viendra- Le Jour du Seigneur-le grand jour où "tous les orgueilleux et tous les méchants seront comme du chaume et ce jour qui vient, a dit l'Eternel des armées, les embrasera, et ne leur laissera ni racine, ni rameau" 'Malachie,4:1). Alleluia!

vendredi 4 janvier 2008

Le verset du jour

"Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: maudit quiconque est pendu du bois (Galates,3:13).

"La loi vint et dit: tout pécheur doit mourir. C'est, pourquoi, O Christ, si tu veux répondre (pour les pécheurs), si tu veux être accusé et porter la peine, il faut que tu portes le péché et la malédiction. C'est donc à bon droit que Paul produit ici une déclaration générale de Moïse au sujet de Christ: "Quiconque est pendu au bois est maudit de Dieu". Christ a été pendu au bois, il est donc malédiction de Dieu.
C'est là la plus joyeuse de toutes les doctrines, et pleine de consolation: elle enseigne que cette miséricorde ineffable et inestimable de Dieu et que cette charité sont en nous. Ce qui veut dire que, lorsque le Père miséricordieux vit que nous étions accablés par la Loi et maintenus sous la malédiction, que nous pouvions en être délivrés par rien, il envoya son Fils dans le monde et, rassemblant tous nos péchés en lui, il lui dit: C'est toi qui seras Pierre, ce renégat;toi Paul, ce persécuteur, ce blasphémateur et cet être violent;toi David, cet adultère; toi ce pécheur qui mangea la pomme au paradis; toi le brigand sur la croix. En somme, c'est toi qui sera la personne de tous les hommes , c'est toi qui auras commis les péchés de tous les hommes. Avise donc toi-même à payer et satisfaire pour eux. C'est ici que la Loi survient et qu'elle dit: je vois ce pécheur, il charge sur lui les péchés de tous les hommes et je ne vois aucun péché qu'en lui seul. Qu'il meure donc sur la croix! c'est ainsi qu'elle l'assaille et qu'elle le met à mort. Cela fait, le monde entier est purifié de tous ses péchés, l'expiation est faite et il est donc affranchi de la mort et de tous les maux"

Martin Luther, Commentaire de l'Epitre aux Galates.

jeudi 3 janvier 2008

Le verset du jour

" Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés" (Matthieu, 9:2)

Notre récit nous gratifie de deux guérisons formidables: celle de l'âme par le pardon et celle du corps par cette parole de miracle: lève-toi et marche.

Faut-il souligner que Jésus va à l'essentiel? il voit chez le paralytique la vraie urgence: une conscience qui a très mal. On ne peut rien attendre de bien du ciel tant que le pardon divin n'est pas solidement certifié.

Le pardon n'est pas chose si aisée. Voilà un bienfait qu'on ne possède jamais de trop. Certes, le sang de Jésus nous procure une purification parfaite. Mais il suffit d'un péché grave (hélas cela arrive) et voilà qu'on se situe du côté des impardonnables, tellement la honte est immense. Le diable et la chair s'entendent pour nous noircir. Et là que çà fait mal!

Certes le péché a été jeté au loin par le Seigneur. Mais le vieil homme excelle à nous rappeler les dérapages du passé. Paul constate que le souvenir de leur passé fait rougir les Ephésiens....Quelle douceur quand le Seigneur nous dit; prends courage!

Il faut que le Saint-Esprit nous restitue la fraicheur du pardon et nous aide à surmonter victorieusement le souvenir d'un passé chargé. Et voilà le miracle: il le fait.

Extraits de "Notre culte quotidien" -jeudi 3 janvier 2008-(méditation du Pasteur Claude Ludwig).

mercredi 2 janvier 2008

Le verset du jour

"Ne crains point; crois seulement (Marc, 5:36)

Il y a, dans notre Bible, des petites phrases qui ont l'art de faire un bien énorme. Nous en avons tant besoin pour affronter les aléas de l'année nouvelle!

Tenez, quelle affreuse nouvelle pour ce chef de la Synagogue! tandis qu'il se hâte d'aller trouver le secours de Jésus en faveur de sa fille malade, ses amis viennent lui dire: ta fille est morte! d'un seul coup tout s'écroule.

Mais Jésus , le Maître, est là. Il se tourne vers le malheureux désemparé et lui dit cette petite phrase: "Ne crains point, crois seulement!".Cela veut dire : mon ami, n'aie pas peur! je suis là. Et il ajoute: crois seulement! cela veut dire: fais-moi confiance j'assume.

Cessez d'avoir peur , nous dit Jésus, je suis là! cessez de stresser comme si je ne savais pas vous prendre en charge! cessez de trembler comme si j'étais un Seigneur de rien du tout, incapable de vous faire un bien immense ! cessez de vous imaginer le pire et de suivre vos pensées lugubres, comme si je ne savais pas prendre en charge votre destin!

Crois seulement! facile à dire, mais justement, tout est dit. La foi commence à être hardie quand elle n'a d'autre ressource que la promesse du Maître. Alors seulement elle devient force et victoire.

Extraits de la méditation du jour (Pasteur Claude Ludwig) de "Notre culte quotidien", livret de méditation édité par les éditions Le Luthérien 6a, place d'Austerlitz, 67000 Strasbourg. Abonnement: 16 euros l'an.

Ce qu'enseignent les Luthériens (7)

La doctrine de la conversion tient une place de choix chez les Luthériens, car elle s'oppose à toutes les autres conceptions de la conversion qui développent d' autres confessions ou religions.

L'Ecriture Sainte montre qu'il est impossible à l'homme déchu de satisfaire aux exigences de la justice divine: l'homme ne peut se sauver lui-même comme l'a magnifiquement dit Saint-Paul (Romains, 3;10-20).
Ce que l'homme ne peut faire , Dieu l'accomplit à sa place.Par la mort du Christ sur la Croix et la parfaite obéissance de celui-ci, il a réconcilé le monde avec lui-même.Il offre à tous les pêcheurs les mérites de Jésus le Christ par l'Evangile et les sacrements en désirant que tous les hommes acceptent le pardon et la grâce qui sont en Jésus le Christ.

La conversion est un don de la Foi en la promesse du salut dans le Seigneur et Sauveur, elle n'est pas un simple regret ou la résolution à améliorer sa vie. Se convertir signifie essentiellement que l'on croit au Christ Sauveur et que l'on entend ensuite transformer sa vie ( en grec c'est le mot metanoia).
Comment se produit la conversion? lorsque le Saint-Esprit engendre la Foi dans le coeur de l'homme.
Quand l'homme peut-il dire qu'il est converti? quand il croit de tout son coeur, et pas seulement intellectuellement, au Christ-Dieu homme. Mais pour cela, il faut que la contrition et la foi soient en lui. La foi et la contrition , laquelle résulte de la prédication de la loi et prépare à la conversion, sont les deux éléments essentiels de la conversion.

La conversion ne se produit pas progressivement ou par degrés, mais instantanément, il n'y a pas d'état intermédiaire: ou bien l'on est inconverti, ou bine l'on est converti.

L'oeuvre de la conversion , c'est-à-dire la naissance de la vraie foi, n'appartient qu'au Dieu trinitaire .Il ne saurait y avoir l'idée d'un concours ou d'une coopération.Dieu convertit les hommes par des moyens appropriés et ordonnés.

Confessons avec Martin Luther: "Nous honorons Dieu justement si nous croyons que nous ne sommes pas sauvés par nos mérites et si nous plaçons notre espérance en sa miséricorde".
(à suivre)

mardi 1 janvier 2008

Le verset du jour

" Que la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous" ( Romains, 16:24)

Saint-Paul nous place sous la bienveillance de la grâce de Notre Seigneur et Sauveur.
Certains cherchent dans les astres pour savoir ce dont seront faits les douze prochains mois. Nous , nous consultons la Sainte Parole où Dieu nous offre le salut.

L'heure est aux bonnes résolutions dit-on? Soyons affermis au cours de cette année nouvelle par la Sainte-Parole!

Notre Seigneur a les paroles de la vie éternelle. Réjouissons-nous!

BONNE ET SAINTE ANNEE! Que la paix soit dans les coeurs!

"Pendant l'année entière,
Daigne, céleste Père,
Nous garder dans ta paix !
Que ta Sainte Parole nous guide et nous console,
Bénis tes enfants à jamais!"
( Louez le Seigneur,60, O Dieu, que cette année)