Joyeux Noël à toutes et à tous!!
"Un Sauveur nous est donné"
mardi 25 décembre 2007
mercredi 19 décembre 2007
Le verset du jour
"Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père" (Luc, 1:32)
Jésus le Christ accomplit la promesse faite aux pères, aussi bien celle faite à Abraham que celle faite à David.
Il existe en effet une alliance de grâce qui a pour fondement le Messie promis et venu au temps choisi par Dieu.
L'alliance est une donnée fondamentale de la révélation biblique. Elle témoigne qu'en dépit du péché et de l'aliénation de l'homme, Dieu a formulé des promesses aux termes desquelles il entend déverser ses bénédictions sur tous ceux auxquels il a décidé, par avance, d'accorder le salut: les pécheurs.
C'est une alliance bien particulière puisque Dieu apporte bien plus que l'homme, car il produit "le vouloir et le faire". Il n'y a pas de rapport entre les bénédictions divines et les mérites des hommes, c'est pourquoi on parle alliance de grâce et non d'alliance des oeuvres.
Cette alliance est perpétuelle et elle est personnelle comme le Seigneur l'a dit à Abraham: "Ce sera une alliance perpétuelle en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de ta postérité après toi" (Genèse, 17: 7) .
Qu'attend Dieu en retour? que nous lui soyons consacrés en faisant sa volonté et en le servant avec ardeur. Dieu nous demande: foi, amour et fidélité.
Jésus le Christ accomplit la promesse faite aux pères, aussi bien celle faite à Abraham que celle faite à David.
Il existe en effet une alliance de grâce qui a pour fondement le Messie promis et venu au temps choisi par Dieu.
L'alliance est une donnée fondamentale de la révélation biblique. Elle témoigne qu'en dépit du péché et de l'aliénation de l'homme, Dieu a formulé des promesses aux termes desquelles il entend déverser ses bénédictions sur tous ceux auxquels il a décidé, par avance, d'accorder le salut: les pécheurs.
C'est une alliance bien particulière puisque Dieu apporte bien plus que l'homme, car il produit "le vouloir et le faire". Il n'y a pas de rapport entre les bénédictions divines et les mérites des hommes, c'est pourquoi on parle alliance de grâce et non d'alliance des oeuvres.
Cette alliance est perpétuelle et elle est personnelle comme le Seigneur l'a dit à Abraham: "Ce sera une alliance perpétuelle en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de ta postérité après toi" (Genèse, 17: 7) .
Qu'attend Dieu en retour? que nous lui soyons consacrés en faisant sa volonté et en le servant avec ardeur. Dieu nous demande: foi, amour et fidélité.
lundi 3 décembre 2007
Le verset du jour
"La Parole a été faite chair" (Jean, 1:14).
Tout le miracle de Noël tourne autour de l'humanité du Christ. L'enfant Jésus était véritablement un enfant en tout point semblable aux autres enfants de Palestine, sauf en ce qui concerne le péché dont il était exempt.
Le Christ était en même temps celui qui a été engendré et qui est éternel et tout-puissant. Malgré tout pour assurer le salut des hommes , il fallait qu'il se fasse homme.L'infini a accepté de devenir fini. L'invisible est devenu visible. Le surnaturel a condescendu au naturel.
Dans l'Incarnation , la Parole ne cesse pas d'être la Parole avec tous ses attributs, elle ne cesse pas d'être le Dieu trinitaire. Sa divinité n'a pas été réduite par l'Incarnation: Dieu dans la chair humaine ne cesse pas d'être Dieu et c'est le Dieu de la miséricorde qui n'est plus seulement celui de la Création qui se fait voir et qui en Jésus le Christ va se mêler aux hommes.
Demandons à Dieu qu'il fasse en sorte que nous attachions à Jésus le Christ à qui il a donné toute autorité et tout pouvoir pour assurer son plan qui est d'offrir le salut à tous les hommes.
Tout le miracle de Noël tourne autour de l'humanité du Christ. L'enfant Jésus était véritablement un enfant en tout point semblable aux autres enfants de Palestine, sauf en ce qui concerne le péché dont il était exempt.
Le Christ était en même temps celui qui a été engendré et qui est éternel et tout-puissant. Malgré tout pour assurer le salut des hommes , il fallait qu'il se fasse homme.L'infini a accepté de devenir fini. L'invisible est devenu visible. Le surnaturel a condescendu au naturel.
Dans l'Incarnation , la Parole ne cesse pas d'être la Parole avec tous ses attributs, elle ne cesse pas d'être le Dieu trinitaire. Sa divinité n'a pas été réduite par l'Incarnation: Dieu dans la chair humaine ne cesse pas d'être Dieu et c'est le Dieu de la miséricorde qui n'est plus seulement celui de la Création qui se fait voir et qui en Jésus le Christ va se mêler aux hommes.
Demandons à Dieu qu'il fasse en sorte que nous attachions à Jésus le Christ à qui il a donné toute autorité et tout pouvoir pour assurer son plan qui est d'offrir le salut à tous les hommes.
1er dimanche de l'Avent
Néhémie, chapitre 8 : 1-13
Frères et sœurs, le livre que nous ouvrons ce matin décrit une période extrêmement agitée. Les descendants d’Israël ont été dispersés : les uns en exil à Babylone – la capitale des Assyriens – les autres réfugiés en Egypte…
Jérusalem, la glorieuse cité de David et de Salomon, se relève péniblement de ses ruines. Le temple, sujet de toute la fierté du peuple, est resté détruit pendant cinquante ans ! Que s’est-il donc passé ? Un bref retour en arrière s’impose…
586 avant Jésus-Christ. Après deux décennies de sièges, d’invasions, d’occupations diverses, Jérusalem est finalement détruite. Nébucadnetsar, roi de Babylone, incendie le temple, les palais et déporte le reste des habitants. Bien plus : l’occupant installe dans les maisons laissées vides des familles d’origine étrangère, elles-mêmes déportées de leur propre pays. La population de Judas se trouve donc extrêmement mélangée…
Cinquante ans après, Cyrus le Perse renverse l’empire assyrien. La Bible nous dit que ce conquérant avait été l’instrument de Dieu pour délivrer son peuple. Très rapidement, il autorise les Hébreux à retourner dans leur pays d’origine et – surtout – à reconstruire le temple de Jérusalem ! Pourtant, il faudra encore attendre près d’un siècle – nous sommes à présent vers 440 – pour que Néhémie rebâtisse la muraille.
Néhémie, c’est l’homme des grands chantiers, celui qui va relever à la fois l’honneur et la ville sainte du peuple de Dieu. Il « sécurise » le périmètre de Jérusalem en reconstruisant le mur d’enceinte. Le passage d’aujourd’hui raconte la fin de ces travaux : la tâche à accomplir est encore immense mais on se sent enfin chez soi. Alors, on organise une grande fête qui commence, comme il se doit, par la lecture du livre de la loi.
Chers amis, ce récit du fond des âges nous est très proche sous certains aspects. J’en ai relevé quatre qui rappellent la situation que nous vivons aujourd’hui en France.
Premièrement : une carence de la Parole de Dieu.
L’exil et la déportation ont privé le peuple élu de ses repères pendant plusieurs dizaines d’années. Ces hommes et ces femmes n’ont plus qu’un très vague souvenir de ce que furent les valeurs de leurs pères. Leurs pratiques religieuses sont empruntes du paganisme des peuples qui les ont asservis. Ils se retrouvent sans lois définies pour organiser leur vie sociale ; sans projet d’avenir capable de provoquer une mobilisation et un élan…
Comment ne pas faire le parallèle avec le siècle qui commence, avec les fruits d’une laïcité mal comprise qui a totalement écarté le message biblique de l’enseignement et de la vie publique d’une façon générale ? L’école publique a éradiqué de son sein la transmission des valeurs chrétiennes et la voici qui s’alarme, à l’aube du 21e siècle, du manque de civisme des écoliers, de la perte du sentiment de citoyenneté, du caractère blasé d’une jeunesse qui n’a plus d’idéal ! Interrogez les adolescents : vous vous retrouvez souvent face à une population ignorante de ses racines, à qui tout un pan de notre patrimoine culturel et artistique est devenu inaccessible. Ils se retrouvent ballottés dans un monde où l’argent, les études, les loisirs, le sport sont les uniques moteurs de leurs ambitions. Remarquez que toutes ces nouvelles idoles induisent un comportement profondément égocentrique, où toute morale se résume à la quête de satisfactions personnelles. Dès lors, comment s’étonner des ravages que provoquent cette vision individualiste et matérialiste sur tous les laissés-pour-compte de la société, du refuge qu’ils trouveront dans la violence, l’alcool ou la drogue ?
La loi inspirée par Dieu plaçait au contraire, au-dessus de toute autre considération, la protection des petits, des sans défense. Aujourd’hui, les lois semblent faites par les forts pour protéger les intérêts des puissants. Aujourd’hui, le seul idéal qui nous est proposé est un paradis de consommateurs : le bonheur se limite à sentir bon, à rester jeune, à perdre ses kilos superflus avant les fêtes et à se payer un voyage sous les tropiques ! Plus de projets collectifs, disparus les rêves d’un monde différent parce que plus fraternel, où il ne serait plus nécessaire de fabriquer des armes et d’apprendre à se battre. Le déficit en idéal que nous constatons dans les pays occidentaux est bien une conséquence de la distance que nous avons prise avec la Bible.
Deuxième réflexion : ce passage nous rappelle que nos bibles ne sont pas des « objets
magiques ».
Je m’explique.
Le peuple déporté a non seulement été privé du culte, mais aussi privé de sa langue. Au retour de l’exil à Babylone, beaucoup ne parlaient plus l’hébreu – la langue de la Bible et de leurs pères – mais l’araméen, la langue des envahisseurs. Ils écoutent donc Néhémie – depuis l’aube jusqu’à midi – mais comment pourraient-ils comprendre ? Leur attitude est très rituelle : ils répondent « Amen ! » en levant les mains, et ils se mettent à genoux…
Mais voici que des prêtres s’emparent du micro et traduisent la Loi de Dieu, afin que chacun puissent comprendre ce qui venait d’être lu. C’est là, seulement, que le miracle se produit. Les gens fondent en larmes ! On n’arrive plus à les arrêter. Le saint Esprit provoque en eux la repentance : ils prennent conscience de leur péché et de la responsabilité de leurs ancêtres dans le désastre de leur nation.
Ainsi, frères et sœurs, la Bible n’est pas un livre magique, en ce sens qu’elle ne produit aucun résultat si elle n’est pas comprise. A l’heure où il est envisagé la réintroduction du latin dans certaines paroisses, « La foi vient de ce qu’on entend – dit Paul à l’Eglise de Rome- et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » ! C’est elle qui provoque en nous le vouloir et le faire, le dégoût du péché et la persévérance chrétienne. La Bible est donc le premier missionnaire à condition d’utiliser des versions qui soient compréhensibles par les gens auxquels nous nous adressons. Bien plus : la lecture de la Bible ne doit jamais devenir un rituel. Savoir en réciter des versets est certainement une bonne chose, mais nous avons surtout à saisir le sens d’une Parole de Dieu pour aujourd’hui, pour notre vie, pour notre église et pour le monde. Cette parole, c’est vrai, va révéler les zones sombres de nos comportements. Toutes les œuvres des ténèbres pour lesquelles, précisément, Jésus-Christ a donné sa vie. Toutes les pensées, les paroles et les actions qui, jusque là, nous semblaient sans gravité, et dont nous réalisons – grâce à Dieu – qu’elles conduisent à la mort. Ces oeuvres inspirées par le prince de ce monde, mais réduites à néant par le Seigneur des lumières ! Cette parole met au jour nos péchés, oui, mais elle nous révèle aussi toute la perfection de notre salut ! Elle peut – dans certains cas - fonctionner comme une véritable thérapie pour reconstruire des personnalités blessées par la vie. Elle peut nous permettre de repartir sur des bases différentes, de reconstruire même sur des ruines, comme le peuple de Judas au retour de l’exil !
Troisièmement : la Bible doit être expliquée et enseignée.
Avez-vous remarqué l’information dans ce passage ? « Les lévites lisaient dans la Loi de Dieu et expliquaient au fur et à mesure, de façon posée et distincte, afin que chacun puisse comprendre ce qu’ils avaient lu » (verset 8).
Les pasteurs d’Israël ne se contentent pas de traduire la Bible en araméen, la langue du peuple. Ils lui donnent aussi les clefs pour comprendre ! C’est le principe même de nos études et de nos sermons : une lecture commentée de la Bible, une mise en perspective des textes, la proposition d’une lecture cohérente de l’Ecriture. Le peuple de Juda réalise alors le lien entre sa situation actuelle et la volonté de Dieu. Son histoire prend du sens à travers l’explication des lévites. Et tout devient clair : l’alliance offerte par Dieu à Abraham, sa promesse d’une descendance « aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel» retrouvent sa place comme fondement de leur identité. L’engagement du Seigneur à préserver un « petit reste » de ce peuple rebelle lui donne la mesure de sa fidélité. Les prophéties annonçant la venue d’un enfant roi - dont la souveraineté donnera la paix et durera toujours- orientent le regard de tout un peuple vers l’horizon de son salut !
Pour beaucoup de gens qui sont aujourd’hui coupés de toute église, et qui n’ont jamais reçu d’enseignement, la Bible reste mystérieuse et pleine de contradictions. Mais aujourd’hui comme hier, Dieu sait créer des circonstances particulières pour les mettre en présence de sa Parole. Alors, le rôle des pasteurs et des diacres, qu’ils soient prédicateurs ou enseignants, n’est pas tant de faire de l’explication de textes, que d’accompagner les lecteurs de la Bible pour montrer sa cohérence, l’unité de son message, par-delà les différences formelles d’un livre à l’autre. Il s’agit de donner à comprendre le projet de Dieu qui se dégage à travers l’Ancien et le Nouveau Testament, d’amener les lecteurs à réaliser comment leur histoire personnelle s’inscrit dans ce grand projet de Dieu que la Bible dévoile.
A nous de les saisir !
Souvenez-vous de l’exemple de Zachée (Luc 19). Toute la ville était en effervescence. Tout ce qu’elle comptait d’honnêtes gens était venu accueillir Jésus, et cela criait peut-être déjà : « Béni soit le roi qui vient de la part du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire à Dieu ! » Ce jour-là, Zachée aurait dû rester chez lui. Cela faisait un bout de temps qu’on ne le voyait plus à la synagogue. Compter l’argent des autres lui avait fait perdre de vue la vraie richesse : celle qui a les promesses de la vie éternelle. Mais le petit homme est sorti de chez lui ! Bien sûr, l’idée de croiser l’un ou l’autre ne l’enchantait pas vraiment mais quelque-chose en lui disait que c’était le moment : Jésus n’avait jamais été aussi proche… Il était temps ! Le Seigneur l’interpelle et lui demande l’hospitalité. Murmure d’indignation dans l’assemblée, preuve que les plus fidèles ne sont pas toujours les plus aimants. L’histoire nous dit que Zachée reçut Jésus avec joie. C’est aussi ce que dit Esdras au peuple dans notre passage : « Ne vous affligez donc pas, car la joie que donne l’Eternel est votre force » !
Enfin, dernier point de comparaison, la parole de Dieu produit des résultats visibles.
Après les larmes de la repentance, il nous est dit : « tous allèrent manger et boire, faire porter des parts aux pauvres et organiser de grandes réjouissances. Car ils avaient bien compris les paroles qu’on leur avait enseignées »…
Ne croyez pas que cela a été facile ! Néhémie et les prêtres durent beaucoup insister pour les arracher à cet abattement provoqué par le dégoût du péché. Mais lorsque vous entendez que Dieu fait grâce, lorsque l’Esprit se sert de la Parole pour vous donner la certitude que vous êtes aimés, beaucoup aimés, passionnément aimés, cela vous change un homme !
Une telle transformation nous rappelle, bien sûr, les premières pages de l’Eglise chrétienne ; « le peuple s’attachait à écouter l’enseignement des apôtres ; Ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leurs repas dans la joie, avec simplicité de cœur » (Actes 2, 46).
On parle ici d’une convivialité nouvelle. Les gens se mettent à partager la nourriture. Comment exprimer plus clairement la révolution qui est en train de se produire ! Ces rescapés, uniquement préoccupés par leur survie, font preuve de générosité, parce qu’ils se découvrent un avenir commun. L’Eglise prend ainsi tout son sens quand on décide de bâtir avec Dieu un monde différent, où la loi n’est pas celle du plus fort, où les exclus sont réintégrés, où les étrangers sont considérés comme une chance et non comme une gêne, où chacun a droit au travail, où les anciens méritent le respect… La Parole enseignée par Néhémie a suscité non seulement un nouvel espoir en l’avenir, mais très concrètement, elle a rapproché les gens et leur a donné envie de marcher ensemble vers cet avenir.
Que ce temps de l’Avent qui commence soit pour chacun d’entre-nous le temps privilégié de l’écoute, de la compréhension et du partage ! Que l’Esprit renouvelle nos pensées et nous fasse rechercher son enseignement, pour notre salut et celui de nos proches ! Amen !
Frères et sœurs, le livre que nous ouvrons ce matin décrit une période extrêmement agitée. Les descendants d’Israël ont été dispersés : les uns en exil à Babylone – la capitale des Assyriens – les autres réfugiés en Egypte…
Jérusalem, la glorieuse cité de David et de Salomon, se relève péniblement de ses ruines. Le temple, sujet de toute la fierté du peuple, est resté détruit pendant cinquante ans ! Que s’est-il donc passé ? Un bref retour en arrière s’impose…
586 avant Jésus-Christ. Après deux décennies de sièges, d’invasions, d’occupations diverses, Jérusalem est finalement détruite. Nébucadnetsar, roi de Babylone, incendie le temple, les palais et déporte le reste des habitants. Bien plus : l’occupant installe dans les maisons laissées vides des familles d’origine étrangère, elles-mêmes déportées de leur propre pays. La population de Judas se trouve donc extrêmement mélangée…
Cinquante ans après, Cyrus le Perse renverse l’empire assyrien. La Bible nous dit que ce conquérant avait été l’instrument de Dieu pour délivrer son peuple. Très rapidement, il autorise les Hébreux à retourner dans leur pays d’origine et – surtout – à reconstruire le temple de Jérusalem ! Pourtant, il faudra encore attendre près d’un siècle – nous sommes à présent vers 440 – pour que Néhémie rebâtisse la muraille.
Néhémie, c’est l’homme des grands chantiers, celui qui va relever à la fois l’honneur et la ville sainte du peuple de Dieu. Il « sécurise » le périmètre de Jérusalem en reconstruisant le mur d’enceinte. Le passage d’aujourd’hui raconte la fin de ces travaux : la tâche à accomplir est encore immense mais on se sent enfin chez soi. Alors, on organise une grande fête qui commence, comme il se doit, par la lecture du livre de la loi.
Chers amis, ce récit du fond des âges nous est très proche sous certains aspects. J’en ai relevé quatre qui rappellent la situation que nous vivons aujourd’hui en France.
Premièrement : une carence de la Parole de Dieu.
L’exil et la déportation ont privé le peuple élu de ses repères pendant plusieurs dizaines d’années. Ces hommes et ces femmes n’ont plus qu’un très vague souvenir de ce que furent les valeurs de leurs pères. Leurs pratiques religieuses sont empruntes du paganisme des peuples qui les ont asservis. Ils se retrouvent sans lois définies pour organiser leur vie sociale ; sans projet d’avenir capable de provoquer une mobilisation et un élan…
Comment ne pas faire le parallèle avec le siècle qui commence, avec les fruits d’une laïcité mal comprise qui a totalement écarté le message biblique de l’enseignement et de la vie publique d’une façon générale ? L’école publique a éradiqué de son sein la transmission des valeurs chrétiennes et la voici qui s’alarme, à l’aube du 21e siècle, du manque de civisme des écoliers, de la perte du sentiment de citoyenneté, du caractère blasé d’une jeunesse qui n’a plus d’idéal ! Interrogez les adolescents : vous vous retrouvez souvent face à une population ignorante de ses racines, à qui tout un pan de notre patrimoine culturel et artistique est devenu inaccessible. Ils se retrouvent ballottés dans un monde où l’argent, les études, les loisirs, le sport sont les uniques moteurs de leurs ambitions. Remarquez que toutes ces nouvelles idoles induisent un comportement profondément égocentrique, où toute morale se résume à la quête de satisfactions personnelles. Dès lors, comment s’étonner des ravages que provoquent cette vision individualiste et matérialiste sur tous les laissés-pour-compte de la société, du refuge qu’ils trouveront dans la violence, l’alcool ou la drogue ?
La loi inspirée par Dieu plaçait au contraire, au-dessus de toute autre considération, la protection des petits, des sans défense. Aujourd’hui, les lois semblent faites par les forts pour protéger les intérêts des puissants. Aujourd’hui, le seul idéal qui nous est proposé est un paradis de consommateurs : le bonheur se limite à sentir bon, à rester jeune, à perdre ses kilos superflus avant les fêtes et à se payer un voyage sous les tropiques ! Plus de projets collectifs, disparus les rêves d’un monde différent parce que plus fraternel, où il ne serait plus nécessaire de fabriquer des armes et d’apprendre à se battre. Le déficit en idéal que nous constatons dans les pays occidentaux est bien une conséquence de la distance que nous avons prise avec la Bible.
Deuxième réflexion : ce passage nous rappelle que nos bibles ne sont pas des « objets
magiques ».
Je m’explique.
Le peuple déporté a non seulement été privé du culte, mais aussi privé de sa langue. Au retour de l’exil à Babylone, beaucoup ne parlaient plus l’hébreu – la langue de la Bible et de leurs pères – mais l’araméen, la langue des envahisseurs. Ils écoutent donc Néhémie – depuis l’aube jusqu’à midi – mais comment pourraient-ils comprendre ? Leur attitude est très rituelle : ils répondent « Amen ! » en levant les mains, et ils se mettent à genoux…
Mais voici que des prêtres s’emparent du micro et traduisent la Loi de Dieu, afin que chacun puissent comprendre ce qui venait d’être lu. C’est là, seulement, que le miracle se produit. Les gens fondent en larmes ! On n’arrive plus à les arrêter. Le saint Esprit provoque en eux la repentance : ils prennent conscience de leur péché et de la responsabilité de leurs ancêtres dans le désastre de leur nation.
Ainsi, frères et sœurs, la Bible n’est pas un livre magique, en ce sens qu’elle ne produit aucun résultat si elle n’est pas comprise. A l’heure où il est envisagé la réintroduction du latin dans certaines paroisses, « La foi vient de ce qu’on entend – dit Paul à l’Eglise de Rome- et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » ! C’est elle qui provoque en nous le vouloir et le faire, le dégoût du péché et la persévérance chrétienne. La Bible est donc le premier missionnaire à condition d’utiliser des versions qui soient compréhensibles par les gens auxquels nous nous adressons. Bien plus : la lecture de la Bible ne doit jamais devenir un rituel. Savoir en réciter des versets est certainement une bonne chose, mais nous avons surtout à saisir le sens d’une Parole de Dieu pour aujourd’hui, pour notre vie, pour notre église et pour le monde. Cette parole, c’est vrai, va révéler les zones sombres de nos comportements. Toutes les œuvres des ténèbres pour lesquelles, précisément, Jésus-Christ a donné sa vie. Toutes les pensées, les paroles et les actions qui, jusque là, nous semblaient sans gravité, et dont nous réalisons – grâce à Dieu – qu’elles conduisent à la mort. Ces oeuvres inspirées par le prince de ce monde, mais réduites à néant par le Seigneur des lumières ! Cette parole met au jour nos péchés, oui, mais elle nous révèle aussi toute la perfection de notre salut ! Elle peut – dans certains cas - fonctionner comme une véritable thérapie pour reconstruire des personnalités blessées par la vie. Elle peut nous permettre de repartir sur des bases différentes, de reconstruire même sur des ruines, comme le peuple de Judas au retour de l’exil !
Troisièmement : la Bible doit être expliquée et enseignée.
Avez-vous remarqué l’information dans ce passage ? « Les lévites lisaient dans la Loi de Dieu et expliquaient au fur et à mesure, de façon posée et distincte, afin que chacun puisse comprendre ce qu’ils avaient lu » (verset 8).
Les pasteurs d’Israël ne se contentent pas de traduire la Bible en araméen, la langue du peuple. Ils lui donnent aussi les clefs pour comprendre ! C’est le principe même de nos études et de nos sermons : une lecture commentée de la Bible, une mise en perspective des textes, la proposition d’une lecture cohérente de l’Ecriture. Le peuple de Juda réalise alors le lien entre sa situation actuelle et la volonté de Dieu. Son histoire prend du sens à travers l’explication des lévites. Et tout devient clair : l’alliance offerte par Dieu à Abraham, sa promesse d’une descendance « aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel» retrouvent sa place comme fondement de leur identité. L’engagement du Seigneur à préserver un « petit reste » de ce peuple rebelle lui donne la mesure de sa fidélité. Les prophéties annonçant la venue d’un enfant roi - dont la souveraineté donnera la paix et durera toujours- orientent le regard de tout un peuple vers l’horizon de son salut !
Pour beaucoup de gens qui sont aujourd’hui coupés de toute église, et qui n’ont jamais reçu d’enseignement, la Bible reste mystérieuse et pleine de contradictions. Mais aujourd’hui comme hier, Dieu sait créer des circonstances particulières pour les mettre en présence de sa Parole. Alors, le rôle des pasteurs et des diacres, qu’ils soient prédicateurs ou enseignants, n’est pas tant de faire de l’explication de textes, que d’accompagner les lecteurs de la Bible pour montrer sa cohérence, l’unité de son message, par-delà les différences formelles d’un livre à l’autre. Il s’agit de donner à comprendre le projet de Dieu qui se dégage à travers l’Ancien et le Nouveau Testament, d’amener les lecteurs à réaliser comment leur histoire personnelle s’inscrit dans ce grand projet de Dieu que la Bible dévoile.
A nous de les saisir !
Souvenez-vous de l’exemple de Zachée (Luc 19). Toute la ville était en effervescence. Tout ce qu’elle comptait d’honnêtes gens était venu accueillir Jésus, et cela criait peut-être déjà : « Béni soit le roi qui vient de la part du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire à Dieu ! » Ce jour-là, Zachée aurait dû rester chez lui. Cela faisait un bout de temps qu’on ne le voyait plus à la synagogue. Compter l’argent des autres lui avait fait perdre de vue la vraie richesse : celle qui a les promesses de la vie éternelle. Mais le petit homme est sorti de chez lui ! Bien sûr, l’idée de croiser l’un ou l’autre ne l’enchantait pas vraiment mais quelque-chose en lui disait que c’était le moment : Jésus n’avait jamais été aussi proche… Il était temps ! Le Seigneur l’interpelle et lui demande l’hospitalité. Murmure d’indignation dans l’assemblée, preuve que les plus fidèles ne sont pas toujours les plus aimants. L’histoire nous dit que Zachée reçut Jésus avec joie. C’est aussi ce que dit Esdras au peuple dans notre passage : « Ne vous affligez donc pas, car la joie que donne l’Eternel est votre force » !
Enfin, dernier point de comparaison, la parole de Dieu produit des résultats visibles.
Après les larmes de la repentance, il nous est dit : « tous allèrent manger et boire, faire porter des parts aux pauvres et organiser de grandes réjouissances. Car ils avaient bien compris les paroles qu’on leur avait enseignées »…
Ne croyez pas que cela a été facile ! Néhémie et les prêtres durent beaucoup insister pour les arracher à cet abattement provoqué par le dégoût du péché. Mais lorsque vous entendez que Dieu fait grâce, lorsque l’Esprit se sert de la Parole pour vous donner la certitude que vous êtes aimés, beaucoup aimés, passionnément aimés, cela vous change un homme !
Une telle transformation nous rappelle, bien sûr, les premières pages de l’Eglise chrétienne ; « le peuple s’attachait à écouter l’enseignement des apôtres ; Ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leurs repas dans la joie, avec simplicité de cœur » (Actes 2, 46).
On parle ici d’une convivialité nouvelle. Les gens se mettent à partager la nourriture. Comment exprimer plus clairement la révolution qui est en train de se produire ! Ces rescapés, uniquement préoccupés par leur survie, font preuve de générosité, parce qu’ils se découvrent un avenir commun. L’Eglise prend ainsi tout son sens quand on décide de bâtir avec Dieu un monde différent, où la loi n’est pas celle du plus fort, où les exclus sont réintégrés, où les étrangers sont considérés comme une chance et non comme une gêne, où chacun a droit au travail, où les anciens méritent le respect… La Parole enseignée par Néhémie a suscité non seulement un nouvel espoir en l’avenir, mais très concrètement, elle a rapproché les gens et leur a donné envie de marcher ensemble vers cet avenir.
Que ce temps de l’Avent qui commence soit pour chacun d’entre-nous le temps privilégié de l’écoute, de la compréhension et du partage ! Que l’Esprit renouvelle nos pensées et nous fasse rechercher son enseignement, pour notre salut et celui de nos proches ! Amen !
dimanche 2 décembre 2007
des pages web à découvrir
Vous trouverez ici quelques liens dont nous pensons qu'il pourraient vous intéresser. Merci de noter que la présence d'un site sur cette page n'implique pas l'approbation de tout son contenu par l'Eglise Luthérienne en Poitou.
Lisez la Bible en ligne:
Version Ostervald
Version Segond Nouvelle Edition de Genève
Les paroisses du conseil Paris-Poitou de notre synode:
Paris
Chatenay-Malabry
Saint-Maur
Radio :
Ecoutez les émissions de l'Heure Luthérienne en ligne
Foi et Vie Réformées
Notre église anime régulièrement l'émission Chrétiens Aujourd'hui sur d4b
Autres sites chrétiens:
La branche française de la Société Biblique Trinitaire
La Revue Réformée
La revue Promesses
Le ministère d'Evangile 21
Les Associations Familiales Protestantes
Le blog Refuge du Chrétien
Les enseignements du pasteur Jean-Marc Thobois
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Version Ostervald
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Foi et Vie Réformées
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Autres sites chrétiens:
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La Revue Réformée
La revue Promesses
Le ministère d'Evangile 21
Les Associations Familiales Protestantes
Le blog Refuge du Chrétien
Les enseignements du pasteur Jean-Marc Thobois
explication

Le motif de cette rose avec ses cinq pétales blancs est antérieur à Luther, mais ce dernier l'a fait sien en le complétant et en l'interprétant à sa façon. Dès 1519 la rose figure comme sceau, comme signature, c'est-à-dire comme garantie d'authenticité sur les pages de titre de certains écrits de Luther. Les contrefaçons n'étaient en effet pas rares dès cette époque.
La croix noire
Au centre figure une croix noire rappelant que Christ est mort sur la croix pour tous les hommes et que c'est la foi en Christ crucifié et ressuscité qui justifie et sauve. La croix est de couleur noire pour indiquer la douleur et la mort par lesquelles le chrétien doit passer.
Le cœur rouge
Cependant, le coeur entourant la croix conserve sa couleur rouge naturelle, car la croix ne tue pas ; au contraire, elle vivifie.
Les pétales blancs
La rose blanche signifie la foi qui procure joie, consolation et paix du coeur ; la foi qui nous fait reposer sur une rose blanche et joyeuse. La foi ne donne pas la paix et le bonheur comme le monde les donne, c'est pourquoi la rose doit être blanche et non rouge, car le blanc est la couleur des esprits et de tous les anges.
Les flammes
Ces flammes ne sont pas d'origine sur la rose de Luther mais ont été rajoutées par la suite. Elles représentent les flammes descendues sur les disciples le jour de la Pentecôte. Dans une prédication de 1525, Luther souligne qu'elles signifient le baptême de l'Esprit. La prédication des apôtres ne sera pas sans fruits. Elle doit secouer les cœurs et y allumer une lumière et un feu nouveaux. Les flammes représentent à la fois l'amour des chrétiens pour leur sauveur et leur témoignage ardent.
Le fond bleu
Le fond d'azur sur lequel se dégage la rose rappelle que la joie issue de la foi est le début et le gage de la félicité parfaite qui attend le croyant dans le ciel. Ici se trouve exprimée la notion chère à Luther du "déjà et pas encore" ou du "à la fois, simultanément".
L'anneau d'or
Un anneau d'or entoure le champ d'azur pour montrer que ce bonheur céleste dure éternellement, comme l'or qui ne rouille pas, et qu'il est un trésor bien plus précieux que tous les métaux.
La croix noire
Au centre figure une croix noire rappelant que Christ est mort sur la croix pour tous les hommes et que c'est la foi en Christ crucifié et ressuscité qui justifie et sauve. La croix est de couleur noire pour indiquer la douleur et la mort par lesquelles le chrétien doit passer.
Le cœur rouge
Cependant, le coeur entourant la croix conserve sa couleur rouge naturelle, car la croix ne tue pas ; au contraire, elle vivifie.
Les pétales blancs
La rose blanche signifie la foi qui procure joie, consolation et paix du coeur ; la foi qui nous fait reposer sur une rose blanche et joyeuse. La foi ne donne pas la paix et le bonheur comme le monde les donne, c'est pourquoi la rose doit être blanche et non rouge, car le blanc est la couleur des esprits et de tous les anges.
Les flammes
Ces flammes ne sont pas d'origine sur la rose de Luther mais ont été rajoutées par la suite. Elles représentent les flammes descendues sur les disciples le jour de la Pentecôte. Dans une prédication de 1525, Luther souligne qu'elles signifient le baptême de l'Esprit. La prédication des apôtres ne sera pas sans fruits. Elle doit secouer les cœurs et y allumer une lumière et un feu nouveaux. Les flammes représentent à la fois l'amour des chrétiens pour leur sauveur et leur témoignage ardent.
Le fond bleu
Le fond d'azur sur lequel se dégage la rose rappelle que la joie issue de la foi est le début et le gage de la félicité parfaite qui attend le croyant dans le ciel. Ici se trouve exprimée la notion chère à Luther du "déjà et pas encore" ou du "à la fois, simultanément".
L'anneau d'or
Un anneau d'or entoure le champ d'azur pour montrer que ce bonheur céleste dure éternellement, comme l'or qui ne rouille pas, et qu'il est un trésor bien plus précieux que tous les métaux.
lundi 26 novembre 2007
Dernier dimanche de l’année liturgique : Matthieu 24, 36-44
C’est aujourd’hui le dernier dimanche du temps de l’Eglise. Une période de l’année qui prend des airs de fin du monde, avec ses passages bibliques évoquant le jugement des nations et la présence glorieuse de Dieu… Et nous voici ce matin dans le cercle intime des disciples, à poser les mêmes questions : Seigneur, dis-nous comment les choses se passeront ! Jésus soulève alors un coin du voile ; il parle des signes de la fin. Il annonce son retour. Il nous donne rendez-vous.
Frères et sœurs, réglez bien vos montres, car Jésus reviendra
- mais personne ne sait quand
- mais à contretemps
- alors soyons vigilants !
I
Cette histoire commence comme une réunion qui s’éternise.
Quelqu’un demande : - cela ne devait pas se terminer à 21 heures ?
Un autre répond : - si ! mais on n’a pas précisé le mois ni l’année !
C’est une blague pour dire que la réunion durera le temps nécessaire, même si l’ordre du jour précise une heure où chacun, normalement, devait rentrer chez soi. Je peux témoigner que généralement, cette blague fait plutôt rire jaune… Que dit Jésus ? Je reviendrai, mais « Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, mais le Père seul ».
Alors !? Méchante blague au peuple des croyants ? Un peu comme s'il disait : réglez vos montres, mais j’enlève les aiguilles ? Bien plus : n'est-ce pas la meilleure manière d'endormir notre vigilance ?
En réalité, c'est l'inverse. Pour en être sûr, rappelez-vous peut-être… votre adolescence, quand vous sortiez le samedi soir et que vous disiez à votre mère : ne t’inquiète pas ! Que faisait-elle ? Je peux vous dire que la mienne, elle ne fermait pas l’œil de la nuit ! Elle savait que je devais rentrer ; elle ne connaissait pas le moment exact, alors elle attendait. Et quand enfin son gamin faisait grincer les escaliers et montait se coucher, elle pouvait s’endormir…
Jésus voudrait que chaque croyant attende son retour comme si c'était pour cette nuit. Pensez aussi à la façon dont vous avez peut-être attendu votre fiancé(e) avant chaque rendez-vous ; l’excitation, la joie qui vous animaient… Jésus, pareillement, voudrait que notre vie chrétienne se passe dans la joie de son retour, avec cet amour qui nous fait tant le désirer et le voir.
Vous savez que bien des sectes ont annoncé la venue du Christ avec une précision qu’elles pensaient pouvoir trouver dans les Ecritures… Jésus ne nous demande pas de chercher à deviner le jour de son retour ; personne ne peut le faire, quoi qu’en disent les faux prophètes. Par contre, il voudrait que l’agenda de nos vies comporte deux remarques importantes : il reviendra sûrement, et il reviendra bientôt. Nous a-t-il déjà menti ? Pouvons-nous, ne serait-ce qu’une fois, le prendre en défaut ; lui dire : cela, Jésus, tu l’as annoncé et ce n’est pas arrivé ?
Bientôt, nous fêterons Noël. Aussi sûrement qu'il est né autrefois à Bethlehem, aussi sûrement, il déchirera le ciel et il reviendra. Peu de gens attendaient le Messie il y a deux mille ans ; mais les prophéties se sont quand même accomplies. A la fin des temps, « la foi du plus grand nombre se refroidira », annonce la Bible ; peu importe : il reviendra.
Bien plus : il reviendra bientôt. Mais voici un « bientôt » qui nous gène beaucoup. Vous connaissez cette autre blague que se racontent les enfants : quel est le mot le plus long de la langue française ? Alors vous réfléchissez… Vous pensez à « anticonstitutionnellement » ou un autre phénomène linguistique du même genre… Eh bien pas du tout ! La réponse, c’est « élastique », parce qu’il s’étire !
Frères et sœurs, le mot le plus long de la Bible, c’est « bientôt » (il reviendra « bientôt ») parce que ce bientôt s’étire depuis 2000 ans ! Mais Jésus n’est pas lié au temps comme nous le sommes… Un psaume dit même que pour Dieu, « mille ans sont comme un jour ». Rappelez-vous : la première mention du temps dans la Bible vient avec la mort. Dieu dit à l’homme : « Le jour où tu mangeras de cet arbre, tu mourras ». C’est quand le péché est entré dans le monde que Dieu a commencé à parler au futur ; quand il a fallu annoncer la venue d’un rédempteur… Il semble donc normal que ce monde de souffrance connaisse un terme – et que ce terme soit fixé- puisque sa nature même le lie au temps qui passe....
De ce point de vue, le « bientôt » quelque peu atemporel du Seigneur apparaît bien adapté à sa promesse ! C’est pourquoi vivons à l'heure du Christ en marquant sur nos agendas ces deux repères : il revient bientôt et il revient sûrement.
II
Frères et sœurs, réglez bien vos montres, car Jésus reviendra - mais personne ne sait quand. Sachons aussi que ce sera à contretemps.
Arriver « à contretemps », cela veut dire « comme un cheveu sur la soupe », « comme un chien dans un jeu de quilles ». Bref, le temps semble mal choisi ; en tout cas il surprend. Attention, dit Jésus, le jugement viendra subitement, au moment où vous n’y pensiez pas… Et pour bien comprendre, il rappelle l’histoire d’un autre jugement, et ses circonstances :
« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous ; il en sera de même à l'avènement du Fils de l'homme ». Terrible leçon que l’histoire de Noé et du déluge !
Vous direz peut-être : n’y a-t-il pas une contradiction dans le discours de Jésus ? Il parle des signes de la fin des temps, mais il dit que personne ne peut connaître le moment exact où cela se produira !
Mais regardez autour de vous ! Des signes comme les catastrophes naturelles, les dérèglements climatiques, la prolifération de l’arme nucléaire sont des repères pour ceux qui ont des oreilles pour entendre et un coeur croyant pour comprendre. Le monde voit aussi ces signes ; pourtant, « il regarde sans voir » comme dit la Bible, il a comme un voile devant les yeux. Bien sûr, dans le domaine de l’écologie notamment, il entreprend des réformes avec plus ou moins de succès. Chaque hiver également, notre société est capable de magnifiques élans de solidarité envers les plus démunis. Il faut le souligner et surtout ne pas le minimiser : l’Eglise n’a pas le monopole de la charité, Dieu merci ! Mais que montre l’expérience ? Les efforts de quelques-uns se heurtent toujours à l’égoïsme ou à l’indifférence du plus grand nombre. Il y a des catastrophes que l’on évite de justesse, mais beaucoup (trop) font sans cesse la une de nos journaux … Le monde ne peut trouver en lui-même les ressources de son salut. Il se construit sa propre morale et ses valeurs changent selon les époques. Les avertissements de l'Evangile sont relativisés, quand ils ne sont pas tout simplement ignorés. Les chrétiens – quand ils osent tenir tête à l’air du temps - sont taxés de personnes rétrogrades… de rêveurs, comme il y en a toujours eu dans l'histoire de ce monde.
Il en sera donc, à l'approche de la fin, comme au temps du déluge. Les gens regardaient le père Noé comme un original un peu fêlé, qui construisait un bateau au sommet d’une montagne. Eux construisaient des maisons solides pour y abriter leurs enfants. Et pourtant, dans ce monde qu'on croyait si stable et dans lequel rien ne devait jamais être bousculé, le déluge vint - selon la parole que l'Eternel avait dite - et les emporta tous. Sauf Noé et sa famille.
Jésus semble donc nous dire : Attention, vous qui connaissez l'histoire de Noé, prenez-en de la graine ! Réglez vos montres à l'heure de ce patriarche et ne vous laissez par endormir !
Bien sûr, ce monde fait de grands projets : les politiques construisent l'Europe. Les conférences mondiales travaillent activement pour la paix. De nouvelles découvertes ajouteront encore au confort de nos vies. La médecine fait reculer la maladie et même la mort. De nouvelles techniques étonnantes se multiplient et ainsi la roue tourne, mais je reviendrai, nous dit le Christ, à un moment ou personne ne m’attend. Il ne faut donc pas que la routine des jours qui passent vous endorme. Ne vous laissez pas abuser par les apparences ! Oui, je reviendrai - mais personne ne sait quand - mais à contretemps - alors soyez vigilants ! C’est le dernier point de cette méditation…
III
« Vigilant » ! Le mot vient de « veiller », c'est-à-dire s’abstenir de dormir. Le veilleur fait attention à ce qui l’entoure et réveille au besoin la population endormie… De là aussi les vigiles chargés de la sécurité et les surveillants de nos cours de récréation…
Si vous croyez en mes paroles, dit Jésus, vous ne serez pas pris au dépourvu. Il nous appelle à la vigilance : « En ce jour-là, de deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera pris et l'autre laissé ; et de deux femmes qui moudront à la meule, l'une sera prise et l'autre laissée. Veillez donc, puisque vous ne savez quel jour votre Seigneur viendra. Sachez-le bien, Si le maître de la maison savait à quelle veille de la nuit le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas fracturer sa maison. C'est pourquoi, vous aussi, tenez vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas ».
La Bible ne connaît pas trente-six manières d'être prêt. Il n'y en a qu'une : vivre dans la repentance et la foi en Christ. Comment ? En puisant chaque jour dans sa Parole !
Elle nous dit que Jésus a expié nos péchés et donné sa vie. Tous ceux qui saisissent ces paroles par la foi reçoivent ce qu’elles expriment : le pardon et le salut sans condition, sans contribution humaine d’aucune sorte. Et puisque nous péchons tous les jours et que tous les jours la chair, le monde et le diable nous entraînent à l'incrédulité, à la tiédeur, au doute, au désespoir ou à l'erreur, laissons-nous instruire, guider, consoler et rassurer par la Parole ! Elle doit nourrir notre âme comme le pain nourrit notre corps. Frères et sœurs, nous faisons preuve de vigilance quand nous permettons au Seigneur de s'asseoir près de nous pour nous parler de sa grâce qui nous donne une conscience paisible. Nous sommes vigilants quand son Evangile guide et sanctifie nos cultes ; quand il inspire le contenu de nos prières. Quand il réclame pour notre vie davantage de foi, de persévérance, de fidélité, de fermeté, de pureté, et toutes les bénédictions de son royaume. Sans lui, nous retomberions vite dans la tiédeur, l'aveuglement ou l'insouciance.
Nous témoignons enfin de notre vigilance quand les biens du Seigneur fructifient entre nos mains. C’est l’image des serviteurs de la parabole qui, en l’absence de leur maître, doublent chacun la valeur de leur dépôt… Frères et sœurs, comment gérons-nous ce que Dieu nous a confié ? Avons-nous « creusé un trou dans la terre » pour y cacher l’argent de notre maître, ou travaillons-nous à le faire fructifier ? Suis-je veilleur dans mon église, dynamique et entreprenant, attentif à ses besoins – y compris matériels ? Suis-je impliqué dans ses efforts missionnaires, dans ses associations de bienfaisance ?
C'est ainsi seulement, et pas autrement, que nos montres sont réglées à l'heure du Christ et aux bienfaits de son royaume. Alors, quoi qu'il arrive, où que nous soyons, nous serons enlevés au ciel. Jésus n'oubliera aucun de ses bien-aimés le jour du grand rendez-vous. Amen !
Frères et sœurs, réglez bien vos montres, car Jésus reviendra
- mais personne ne sait quand
- mais à contretemps
- alors soyons vigilants !
I
Cette histoire commence comme une réunion qui s’éternise.
Quelqu’un demande : - cela ne devait pas se terminer à 21 heures ?
Un autre répond : - si ! mais on n’a pas précisé le mois ni l’année !
C’est une blague pour dire que la réunion durera le temps nécessaire, même si l’ordre du jour précise une heure où chacun, normalement, devait rentrer chez soi. Je peux témoigner que généralement, cette blague fait plutôt rire jaune… Que dit Jésus ? Je reviendrai, mais « Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, mais le Père seul ».
Alors !? Méchante blague au peuple des croyants ? Un peu comme s'il disait : réglez vos montres, mais j’enlève les aiguilles ? Bien plus : n'est-ce pas la meilleure manière d'endormir notre vigilance ?
En réalité, c'est l'inverse. Pour en être sûr, rappelez-vous peut-être… votre adolescence, quand vous sortiez le samedi soir et que vous disiez à votre mère : ne t’inquiète pas ! Que faisait-elle ? Je peux vous dire que la mienne, elle ne fermait pas l’œil de la nuit ! Elle savait que je devais rentrer ; elle ne connaissait pas le moment exact, alors elle attendait. Et quand enfin son gamin faisait grincer les escaliers et montait se coucher, elle pouvait s’endormir…
Jésus voudrait que chaque croyant attende son retour comme si c'était pour cette nuit. Pensez aussi à la façon dont vous avez peut-être attendu votre fiancé(e) avant chaque rendez-vous ; l’excitation, la joie qui vous animaient… Jésus, pareillement, voudrait que notre vie chrétienne se passe dans la joie de son retour, avec cet amour qui nous fait tant le désirer et le voir.
Vous savez que bien des sectes ont annoncé la venue du Christ avec une précision qu’elles pensaient pouvoir trouver dans les Ecritures… Jésus ne nous demande pas de chercher à deviner le jour de son retour ; personne ne peut le faire, quoi qu’en disent les faux prophètes. Par contre, il voudrait que l’agenda de nos vies comporte deux remarques importantes : il reviendra sûrement, et il reviendra bientôt. Nous a-t-il déjà menti ? Pouvons-nous, ne serait-ce qu’une fois, le prendre en défaut ; lui dire : cela, Jésus, tu l’as annoncé et ce n’est pas arrivé ?
Bientôt, nous fêterons Noël. Aussi sûrement qu'il est né autrefois à Bethlehem, aussi sûrement, il déchirera le ciel et il reviendra. Peu de gens attendaient le Messie il y a deux mille ans ; mais les prophéties se sont quand même accomplies. A la fin des temps, « la foi du plus grand nombre se refroidira », annonce la Bible ; peu importe : il reviendra.
Bien plus : il reviendra bientôt. Mais voici un « bientôt » qui nous gène beaucoup. Vous connaissez cette autre blague que se racontent les enfants : quel est le mot le plus long de la langue française ? Alors vous réfléchissez… Vous pensez à « anticonstitutionnellement » ou un autre phénomène linguistique du même genre… Eh bien pas du tout ! La réponse, c’est « élastique », parce qu’il s’étire !
Frères et sœurs, le mot le plus long de la Bible, c’est « bientôt » (il reviendra « bientôt ») parce que ce bientôt s’étire depuis 2000 ans ! Mais Jésus n’est pas lié au temps comme nous le sommes… Un psaume dit même que pour Dieu, « mille ans sont comme un jour ». Rappelez-vous : la première mention du temps dans la Bible vient avec la mort. Dieu dit à l’homme : « Le jour où tu mangeras de cet arbre, tu mourras ». C’est quand le péché est entré dans le monde que Dieu a commencé à parler au futur ; quand il a fallu annoncer la venue d’un rédempteur… Il semble donc normal que ce monde de souffrance connaisse un terme – et que ce terme soit fixé- puisque sa nature même le lie au temps qui passe....
De ce point de vue, le « bientôt » quelque peu atemporel du Seigneur apparaît bien adapté à sa promesse ! C’est pourquoi vivons à l'heure du Christ en marquant sur nos agendas ces deux repères : il revient bientôt et il revient sûrement.
II
Frères et sœurs, réglez bien vos montres, car Jésus reviendra - mais personne ne sait quand. Sachons aussi que ce sera à contretemps.
Arriver « à contretemps », cela veut dire « comme un cheveu sur la soupe », « comme un chien dans un jeu de quilles ». Bref, le temps semble mal choisi ; en tout cas il surprend. Attention, dit Jésus, le jugement viendra subitement, au moment où vous n’y pensiez pas… Et pour bien comprendre, il rappelle l’histoire d’un autre jugement, et ses circonstances :
« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous ; il en sera de même à l'avènement du Fils de l'homme ». Terrible leçon que l’histoire de Noé et du déluge !
Vous direz peut-être : n’y a-t-il pas une contradiction dans le discours de Jésus ? Il parle des signes de la fin des temps, mais il dit que personne ne peut connaître le moment exact où cela se produira !
Mais regardez autour de vous ! Des signes comme les catastrophes naturelles, les dérèglements climatiques, la prolifération de l’arme nucléaire sont des repères pour ceux qui ont des oreilles pour entendre et un coeur croyant pour comprendre. Le monde voit aussi ces signes ; pourtant, « il regarde sans voir » comme dit la Bible, il a comme un voile devant les yeux. Bien sûr, dans le domaine de l’écologie notamment, il entreprend des réformes avec plus ou moins de succès. Chaque hiver également, notre société est capable de magnifiques élans de solidarité envers les plus démunis. Il faut le souligner et surtout ne pas le minimiser : l’Eglise n’a pas le monopole de la charité, Dieu merci ! Mais que montre l’expérience ? Les efforts de quelques-uns se heurtent toujours à l’égoïsme ou à l’indifférence du plus grand nombre. Il y a des catastrophes que l’on évite de justesse, mais beaucoup (trop) font sans cesse la une de nos journaux … Le monde ne peut trouver en lui-même les ressources de son salut. Il se construit sa propre morale et ses valeurs changent selon les époques. Les avertissements de l'Evangile sont relativisés, quand ils ne sont pas tout simplement ignorés. Les chrétiens – quand ils osent tenir tête à l’air du temps - sont taxés de personnes rétrogrades… de rêveurs, comme il y en a toujours eu dans l'histoire de ce monde.
Il en sera donc, à l'approche de la fin, comme au temps du déluge. Les gens regardaient le père Noé comme un original un peu fêlé, qui construisait un bateau au sommet d’une montagne. Eux construisaient des maisons solides pour y abriter leurs enfants. Et pourtant, dans ce monde qu'on croyait si stable et dans lequel rien ne devait jamais être bousculé, le déluge vint - selon la parole que l'Eternel avait dite - et les emporta tous. Sauf Noé et sa famille.
Jésus semble donc nous dire : Attention, vous qui connaissez l'histoire de Noé, prenez-en de la graine ! Réglez vos montres à l'heure de ce patriarche et ne vous laissez par endormir !
Bien sûr, ce monde fait de grands projets : les politiques construisent l'Europe. Les conférences mondiales travaillent activement pour la paix. De nouvelles découvertes ajouteront encore au confort de nos vies. La médecine fait reculer la maladie et même la mort. De nouvelles techniques étonnantes se multiplient et ainsi la roue tourne, mais je reviendrai, nous dit le Christ, à un moment ou personne ne m’attend. Il ne faut donc pas que la routine des jours qui passent vous endorme. Ne vous laissez pas abuser par les apparences ! Oui, je reviendrai - mais personne ne sait quand - mais à contretemps - alors soyez vigilants ! C’est le dernier point de cette méditation…
III
« Vigilant » ! Le mot vient de « veiller », c'est-à-dire s’abstenir de dormir. Le veilleur fait attention à ce qui l’entoure et réveille au besoin la population endormie… De là aussi les vigiles chargés de la sécurité et les surveillants de nos cours de récréation…
Si vous croyez en mes paroles, dit Jésus, vous ne serez pas pris au dépourvu. Il nous appelle à la vigilance : « En ce jour-là, de deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera pris et l'autre laissé ; et de deux femmes qui moudront à la meule, l'une sera prise et l'autre laissée. Veillez donc, puisque vous ne savez quel jour votre Seigneur viendra. Sachez-le bien, Si le maître de la maison savait à quelle veille de la nuit le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas fracturer sa maison. C'est pourquoi, vous aussi, tenez vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas ».
La Bible ne connaît pas trente-six manières d'être prêt. Il n'y en a qu'une : vivre dans la repentance et la foi en Christ. Comment ? En puisant chaque jour dans sa Parole !
Elle nous dit que Jésus a expié nos péchés et donné sa vie. Tous ceux qui saisissent ces paroles par la foi reçoivent ce qu’elles expriment : le pardon et le salut sans condition, sans contribution humaine d’aucune sorte. Et puisque nous péchons tous les jours et que tous les jours la chair, le monde et le diable nous entraînent à l'incrédulité, à la tiédeur, au doute, au désespoir ou à l'erreur, laissons-nous instruire, guider, consoler et rassurer par la Parole ! Elle doit nourrir notre âme comme le pain nourrit notre corps. Frères et sœurs, nous faisons preuve de vigilance quand nous permettons au Seigneur de s'asseoir près de nous pour nous parler de sa grâce qui nous donne une conscience paisible. Nous sommes vigilants quand son Evangile guide et sanctifie nos cultes ; quand il inspire le contenu de nos prières. Quand il réclame pour notre vie davantage de foi, de persévérance, de fidélité, de fermeté, de pureté, et toutes les bénédictions de son royaume. Sans lui, nous retomberions vite dans la tiédeur, l'aveuglement ou l'insouciance.
Nous témoignons enfin de notre vigilance quand les biens du Seigneur fructifient entre nos mains. C’est l’image des serviteurs de la parabole qui, en l’absence de leur maître, doublent chacun la valeur de leur dépôt… Frères et sœurs, comment gérons-nous ce que Dieu nous a confié ? Avons-nous « creusé un trou dans la terre » pour y cacher l’argent de notre maître, ou travaillons-nous à le faire fructifier ? Suis-je veilleur dans mon église, dynamique et entreprenant, attentif à ses besoins – y compris matériels ? Suis-je impliqué dans ses efforts missionnaires, dans ses associations de bienfaisance ?
C'est ainsi seulement, et pas autrement, que nos montres sont réglées à l'heure du Christ et aux bienfaits de son royaume. Alors, quoi qu'il arrive, où que nous soyons, nous serons enlevés au ciel. Jésus n'oubliera aucun de ses bien-aimés le jour du grand rendez-vous. Amen !
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