mercredi 11 juin 2008

Romains 8 : 26,27

26 l'Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui‑même intercède par des soupirs inexprimables;
27 et celui qui sonde les coeurs connaît la pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Dieu qu'il intercède en faveur des saints.

Dans ce très beau chapitre 8 de l¢Epître aux Romains, Paul traite du sujet délicat de la souffrance. Il met en avant l¢œuvre extraordinaire du Saint-Esprit. Il nous dit notamment que : "A Tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Il nous dit encore : 15 Vous n'avez point reçu une mentalité d'esclaves pour être encore dans la peur; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions: Abba! Père!
16 L'Esprit lui‑même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu."

Dans le passage qui fait l¢objet de notre méditation, il nous montre un autre aspect consolant de l¢activité du Saint-Esprit en notre faveur. Il dit que le Saint-Esprit, quand il voit notre faiblesse, intercède pour nous par des soupirs inexprimables.

Les poètes, les romanciers et les psychologues reconnaissent que les soupirs sont le signe d'une profonde aspiration, d'un désir ardent, d'une émotion forte. Qu’on se souvienne des psaumes remarquables comme celui-ci : "O Dieu! tu es mon Dieu, je te cherche; Mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, Dans une terre aride, desséchée, sans eau." (Ps.63:1). Ou bien de celui-là : "Comme une biche soupire après des courants d'eau, Ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu!" Ps (42:2)

Mes amis, c'est une grande révélation pour nous aujourd’hui : L’Esprit Saint soupire pour nous.

Voyons pourquoi
-1. Parce qu’il connaît notre faiblesse
-2. Et parce qu’il demande pour nous des biens excellents

1.
On n'a jamais trop de bons conseils dans les moments de faiblesse. Attention, ce n est pas parce que l’Esprit saint intercède pour nous, qu’il faut négliger la prière. Pourtant, nos faiblesses sont parfois si grandes qu’elles nous empêchent de bien prier. Cela nous arrive quand la foi est brutalisée par l’épreuve. Nous avons tous expérimenté cela. Lorsque la foi est secouée, elle fléchit dans ses certitudes. Les promesses bibliques sur lesquelles elle s appuyait, semblent se fragiliser. Les convictions vacillent. Les belles pages bibliques sont comme voilées.

Tenez, quand on souffre, on doute que Pierre ait raison quand il nous dit que l épreuve est plus précieuse que l or périssable (1 Pierre 1 : 7). On a du mal à se convaincre du bien-fondé des paroles de Paul, quand il nous lance : "Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu." On a envie de répondre à l'apôtre : tu rêves, ou quoi ?

On a des doutes quand Jacques nous dit : "Que tout don excellent vient du Père des lumières chez lequel il n y a ni changement, ni ombre de variation..."
On est sceptique quand on entend le psalmiste nous dire :"Ceux qui se confient en l' Eternel ne seront point frustrés" . On se demande si cette parole de Jésus se réalisera, lorsqu’ il affirme :"Quand vous demandez quelque chose, croyez que vous l avez reçu, et vous le verrez s’ accomplir."

Quand le croyant est faible, il croit mal. Et quand il croit mal, il prie souvent mal. Il confesse des bêtises. C est par faiblesse que Pierre prétendit ne jamais renier son Maître. C est par faiblesse que les fils de Zébédée réclamèrent des places de choix dans le royaume des cieux. C est par inconscience que les disciples dormirent à Gethsémané, au lieu de prier. C est encore par faiblesse que l officier royal exigea une intervention visible de Jésus au point que le Seigneur lui répondit : "Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point". (Jean 4 : 48)

Parfois, la faiblesse de la foi est telle qu’elle nous empêche de trouver les mots pour bien prier. La panique tétanise la réflexion. Le stress et l'énervement ôtent la concentration. La douleur nous rend muets. La peur nous paralyse.

A cela il faut ajouter le doute, qui est encore une autre souffrance. Nous savons bien que le doute est néfaste pour la foi. Mais c'est plus fort que nous ! Le chrétien n¢est pas heureux quand le doute le taraude. C'est comme s¢il coupait la branche qui lui sert d'assise. Cela nous rappelle le cri désespéré de cet homme : "Je crois, Seigneur, mais viens au secours de mon incrédulité !" N'est-ce pas un paradoxe malheureux?

Le doute nous fait croire des bêtises et nous conduit à des absurdités. C'est le doute qui amena les femmes à se rendre au sépulcre, le matin de Pâques, pour embaumer le corps du ressuscité ! C'est le doute qui nous fait attendre plus de secours des hommes que de Dieu.

Parfois, la faiblesse est si grande que nous avons peur de prier, parce que l¢épreuve nous fait pousser vers Dieu des cris de révoltes et de contestations plutôt que des soupirs de confiance.
Nous risquons de parler comme Jérémie : Jer 15:18 "Pourquoi ma souffrance est‑elle continuelle? Pourquoi ma plaie est‑elle douloureuse, et ne veut‑elle pas se guérir? Serais‑tu pour moi une source trompeuse, Comme une eau dont on n'est pas sûr?"

N¢est-il pas vrai que nous prions des choses par toujours sages et raisonnables et que nous n¢avons pas toujours le souci des bonnes priorités?

Voyez comme nous prions mal, quand la souffrance et l¢épreuve nous accablent ! Nous prions mal, parce que nous voulons surtout échapper à la souffrance; mais nous n'avons pas tellement envie que Dieu se serve d'elle pour nous apprendre une fermeté plus grande dans la foi.

N'est-il pas exact que dans la souffrance, nous prions essentiellement pour la délivrance des maux terrestres, sans pour autant désirer les biens célestes ? Nous n'avons pas tellement envie de prier que Dieu augmente en nous la persévérance dans une foi plus sérieuse, ou la patience, ou l'humilité, ou l'amour fraternel plus positif et plus actif.

Bref, nous prions très mal, et nous pensons davantage à notre confort matériel sur cette terre, qu’à notre confort spirituel en vue du royaume des cieux.

De ce fait aussi, notre prière est mauvaise parce qu’elle devient tiède. Elle manque de conviction, de tonus et d'élan. Nous n¢avons pas toujours sérieusement soif des biens qui concernent le bonheur de notre âme. C'est pourquoi nous prions avec hésitation pour la foi, la fidélité dans la foi, pour la persévérance au milieu des difficultés de la vie.

Avouons franchement que notre ferveur n'est souvent pas à la hauteur des biens excellents que Dieu nous destine, en Jésus-Christ. Nous sommes capables de montrer une belle ferveur quand il s'agit de l'argent, du pain, de la paix, de la santé et des loisirs. Mais dès qu’il s'agit de prier pour la nourriture spirituelle qui convient à l'âme et pour plus de sécurité dans la foi, nous devenons hésitants, tièdes, oublieux, timides. Alors qu’il faudrait l'inverse !

Combien de gens se croient très pieux quand leurs biens terrestres sont menacés ! Tout à coup, ils ont des élans de prières qu’ils ne se connaissaient pas. Mais dès qu’ils ont retrouvé la sécurité, leur piété fond comme neige au soleil. Ils oublient Dieu, la Bible, le Christ, la foi, la piété et même la vie chrétienne !

Voyez-vous, il y a des épreuves et des souffrances nécessaires, pour que nous apprenions que la piété, la vraie, ce n est pas prier pour des choses secondaires, mais vitales et prioritaires. Donc, les épreuves nous aident à faire le ménage dans notre âme.

Je me souviens de cette personne éprouvée à qui je demandai de me suggérer des sujets de prière. Elle me dit : prions pour la paix dans le monde. C'est tout, lui dis-je ? Oui, me dit-elle, c'est important. Alors, connaissant sa grande faiblesse spirituelle, parce qu’elle boudait si souvent le culte, je lui suggérai de prier aussi pour une foi plus ferme, qui retrouve le chemin de l'Eglise, pour s'y refaire des forces.
Voilà comment le croyant faible peut passer à côté des priorités !

Paul nous rappelle que la foi peut paniquer au creux de la souffrance tant et si bien que le croyant est comme désorienté. Il ne sait pas quel bien demander au Seigneur, ou bien il se lance dans des prières insensées ou pas capitales du tout.

Quand on prie mal, on est déprimé. Quand on ne sait pas quoi demander, on est déstabilisé. Alors vient le pire : on se croit abandonné. On est comme dans un cercle vicieux : Tu es malheureux, parce que tu pries mal, et parce que tu pries mal, Dieu n¢est pas contant, et si Dieu n¢est pas contant, il te prive de ses délivrances. Donc te voilà malheureux. Le cercle est bouclé. Pas moyen de s¢en sortir.

2.
Mes amis, c'est là que le texte de Paul intervient. Il est immense de consolation : 26 " l'Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui‑même intercède par des soupirs inexprimables"

Voyez comme ce passage biblique est précieux ! Paul affirme d'abord que Dieu connaît nos abîmes les plus profonds et donc la panique de notre foi chavirée par la souffrance. Alors, le Saint-Esprit descend sur nous, et avec une délicate tendresse, il s¢agenouille à nos côtés pour prendre la relève de nos prières faibles ou folles, et pour demander au Père céleste, en notre faveur, des secours excellents.

N'oublions pas que le Saint-Esprit a été gagné à notre cause, parce que Jésus-Christ l¢a réconcilié avec nous par le sang de la croix. Donc, il nous est totalement acquis. Il est notre consolateur permanent et même notre assistant spécial dans les causes particulièrement difficiles. Il est notre SAMU et nous relie en ligne directe au service des urgences célestes !

Mes amis, n'oubliez jamais ce texte ! Dans les pires moments de la vie, l'Esprit Saint est là et nous assiste dans nos faiblesses. Et là où l'Esprit agit, il y a des victoires et des triomphes surprenants. Comme tout le monde, j'ai eu mes crises d'angoisses. Et ce texte m'a superbement rassuré.

Paul nous montre comment le Saint-Esprit nous assiste : "Il intercède pour nous par des soupirs inexprimables". Vous me direz qu’un soupir est toujours inexprimable. Certes, mais ici le mot "inexprimable" qualifie l'excellence de la prière. Le Saint-Esprit prie pour nous des choses belles, efficaces, fortes et essentielles que les mots de notre langue sont incapables de traduire.

L¢Esprit-Saint est comme un avocat talentueux qui défend la cause d'un pauvre mendiant analphabète. Il sait quoi dire. Il sait quoi demander. Il sait comment parler pour plaider notre cause et pour obtenir les meilleurs résultats. Et surtout, il sait demander pour nous le meilleur, ce qui convient vraiment à notre faiblesse. Il ne prie jamais pour des futilités quand il s'agit de l'essentiel. Il sait mieux que personne quand il y a péril en la demeure, c'est à dire : faiblesse dans notre foi, ou basculement dangereux vers l'incrédulité.

L'Esprit Saint met à notre profit ses talents excellents pour nous gagner l'assistance du Père céleste. C'est ce que l'apôtre exprime ici avec beaucoup de précisions. Il écrit : 27 " et celui (Dieu) qui sonde les coeurs connaît la pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Dieu que l'Esprit Saint intercède en faveur des saints."

Paul nous dit que l'Esprit Saint et le Père céleste sont en parfaite harmonie. Le Père connaît l'Esprit et l'Esprit connaît le Père. Il n'y a pas de cloisonnement néfaste ni de méchante rivalité dans cette divinité parfaite. Il y a donc entre eux une communion parfaite d'intérêts, d'assistance et d'amour. Donc, le Père connaît les soupirs de l'Esprit.

Et non seulement cela, mais le Père céleste approuve totalement les soupirs de l'Esprit, parce que l'Esprit demande pour nous des secours totalement appropriés à notre grande faiblesse. Il ne nous donnera pas un bouquet d'orties si nous attendons de lui de la compassion. Il demande pour nous une foi forte, une espérance vivante, un désir ardent de la grâce, une croissance spirituelle bien fondée, une soif d'aimer Dieu et de le servir avec plus de sérieux.
Donc, quand le Saint-Esprit nous voit secoués par l'horreur d'une épreuve, il ne panique pas, lui. Il ne fait pas comme nous. Il ne tourne pas en rond dans une chambre, ne sachant plus quoi faire.

Autrement dit, le Saint-Esprit ne bricole pas une guérison boiteuse. Il ne tâtonne pas, comme s'il ne savait pas quoi demander. Au contraire, ses prières sont parfaites, à la hauteur de ce que Dieu nous veut. Il demande pour nous l'assistance qui nous convient parfaitement et qui est apte à nous affermir complètement. Il excelle sur deux points : il connaît parfaitement nos besoins; il connaît parfaitement les remèdes qui nous conviennent.

Voyez-vous, par nature nous sommes incapables de croire, et par nature, nous sommes aussi incapables de faire des prières bien ciblées. Voilà pourquoi nous avons besoin de l'assistance du Saint-Esprit, surtout au moment des épreuves !

Ce texte concernant l'intervention du Saint-Esprit nous calme énormément. Aussitôt il nous rassure et nous stabilise.

Ce texte biblique est donc une grande révélation de l'activité du Saint-Esprit en notre faveur. C'est comme si Paul nous plaçait devant un médecin de grand renom, réputé pour ses soins excellents, en nous disant : Souvenez-nous du docteur Saint-Esprit! Confiez-lui votre santé spirituelle. Il a pour vous des remèdes parfaits qui soigneront votre foi en vue d'une belle guérison. Allez-y, laissez-vous soigner !

Ces choses nous sont écrites pour que nous les méditions avec profit, que nous en fassions provision pour nos âmes de manière à être bien armés et bien fortifiés au moment où, hébétés par la souffrance, nous ne savons balbutier que de pauvres prières désordonnées qui oublient de dire l'essentiel et le vital.

Cela dit, puisque ce texte nous informe que nous prions souvent mal, au point qu’il nous faut l'aide du Saint-Esprit, apprenons à prier les vraies priorités qui concernent notre foi, notre persévérance dans la foi et notre salut éternel. Mes amis, ne nous trompons jamais de priorités!
Mais par-dessus tout, souvenons-nous que, lorsque nous sommes très faibles, le Saint-Esprit est là, à genoux, à nos côtés, très aimant et très ému. Déjà il prie pour nous pour que le Père céleste nous ouvre ses bras, nous fortifie, et nous sauve, pas seulement pour les joies du monde présent, mais surtout pour celles de la vie éternelle. Amen!



Pasteur Claude LUDWIG

mardi 10 juin 2008

Travailler le dimanche: pour qui, pour quoi?

La Loi de Modernisation de l'Economie actuellement débattue prévoit une extension du travail du dimanche. La question concerne particulièrement les chrétiens.

Il ne s'agit pas ici d'une de ses prises de position forcément bien-pensantes dont une partie du protestantisme français s'est fait une spécialité depuis près de 30 ans. Simplement, avoir à travailler le dimanche, cela revient pour certains membres de nos communautés à se trouver privé de culte.

Il y a, bien sûr, certains secteurs où le travail du dimanche est une obligation (hopitaux, services de sécurité, etc...). J'ai moi-même travaillé dans une société d'assistance aux personnes qui fonctionnait 24h/24h, 7 jours sur 7. Mais peut-on faire la comparaison avec l'ouverture dominicale d'un magasin de meubles?

On nous parle bien de volontariat pour ces dimanches travaillés. On sait bien que ce que le volontariat veut dire devant certaines pressions de la direction. On nous dit aussi que travailler le dimanche permettra à nombres d'employés de la grande distribution d'arrondir leurs fins de mois. En l'occurence, ce qui peut paraître choquant, c'est justement que certains doivent travailler ce jour-là pour espèrer dépasser un peu le SMIC, voire l'atteindre péniblement.

Et puis, notre société a t'elle besoin de consacrer un jour de plus à la consommation de masse? Pour satisfaire les besoins (??) des clients, quel poids va t'on faire peser sur les familles des vendeurs?

Que le dimanche soit consacré à des activités spirituelles, associatives, culturelles ou ludiques, il convient sans doute de le protéger plus que ne le prévoit la loi discutée à l'heure actuelle. Le repos dominical est un élement de notre vie sociale. Veut-on vraiment le brader sur l'autel de l'économisme?

La question mérite d'être débattue, et tous les points de vue écoutés. Par exemple, en famille, au cours du repas du dimanche. Pour ceux qui ne travaillent pas ce jour-là...

T. Constantini


NB: la rubrique "Billet" est un espace de libre-expression ouvert aux membres et amis de notre paroisse. Les points de vue exprimés ne doivent pas être considérés comme engageant l'Eglise Luthérienne en Poitou ou notre union d'Eglises.

lundi 19 mai 2008

2 Corinthiens 13-13

2 Corinthiens 13,13 : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous ! »

Bonjour ! Bonne soirée ! Très bon voyage ! Bon rétablissement. Bon anniversaire ! Portez-vous bien ! Bonne réussite à vos examens… Ces formules passe-partout, nous les utilisons tous et plusieurs fois par jour. Même sur nos cartes de vœux, ou nos faire parts…
Il y a une centaine d'années, on osait encore se saluer ainsi : Que Dieu vous soit favorable ! Qu'il vous bénisse ! Ces salutations toutes naturelles se trouvent dans les vieux romans. On témoignait ainsi que Dieu pouvait intervenir pour protéger un voyage ou favoriser la réussite d’un projet. Donc, on osait mêler Dieu aux voeux et aux souhaits ! Mais aujourd'hui, on est devenu pudique. On préfère garder ses convictions pour soi…
Bien plus : on est souvent gêné devant les gens frappés par un malheur. On ne sait pas quoi dire. Pourtant, ce n’est pas un esprit de timidité que nous avons reçu. Alors quoi de plus beau que de rappeler la simplicité de l'Evangile : « Mon ami, Dieu connaît ta situation. Tu es entre ses mains. Il peut te faire du bien au-delà de ce que nous demandons ou pensons. »
C’est un très beau souhait. En cette fête de la Trinité, Paul nous propose une magnifique bénédiction. J’en ferai les trois points de ce sermon.
- Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ
- L’amour de Dieu
- Et la communion du Saint Esprit soient avec vous !


I
Je voudrais qu’une telle salutation ne devienne jamais une formule banale ! Ce sont les plus beaux vœux qu’on puisse imaginer. Savez-vous pourquoi ?
Parce que ces mots nous viennent de Dieu ; et derrière les mots, il y a l’autorité du Père, la grâce du Fils et la puissance de l’Esprit. Pas mal, non ? ! La moindre des choses serait d’y prêter un peu d’attention.

Il n’est pas question ici de chance ni de hasard, on ne vous recommande pas à la providence. Ces vœux possèdent davantage de valeur que la sincérité de leur auteur : quand Dieu nous bénit de grâce, d'amour et de sa présence, il nous donne aussitôt ce qu'il promet. Vous entendez, frères et sœurs ? Ce n’est que Paul qui s’adresse aux Corinthiens, et pourtant le Seigneur agit par ses paroles à cause des promesses qu’il a faites.
De même, quand le pasteur bénit l'assemblée à la fin du culte en prononçant la célèbre formulation d’Aaron : « Que le Seigneur vous bénisse et vous garde ! Que le Seigneur fasse luire sa face sur vous et qu’il vous accorde sa grâce ! Que le Seigneur tourne son visage vers vous et qu’il vous donne sa paix ! » ; à cet instant, votre berger ne prononce pas que des mots, mais un engagement divin en faveur du peuple. Et il ose le faire parce que Dieu le permet et le veut. Lorsque Dieu bénit, en effet, aussitôt son Esprit accomplit la promesse fidèlement ; elle nous atteints pour nous faire du bien… pour autant que les oreilles de la foi soient grandes ouvertes !
Ne pensez jamais que ces paroles n'engagent à rien ! La Bible est pleine d'exemples qui nous montrent que lorsque Dieu parle, on a tout intérêt à le prendre au sérieux : autant lorsqu'il promet le bonheur que lorsqu'il annonce le malheur.
C’est vrai, on peut faire la sourde oreille. On peut fermer son coeur à la parole du Seigneur. Mais quel dommage de s'exclure ainsi de son royaume !
Bon. Voici pour l’autorité de celui qui parle. Voyons à présent le contenu des paroles. Et pour commencer, une petite question d’attention. Il y a quelque-chose d’étrange dans la bénédiction de Paul aux Corinthiens ; une bizarrerie très insolite. Celui qui trouve gagne une copie du sermon. […]
Il s’agit de l’ordre des personnes citées : dans sa bénédiction, l'apôtre place le Fils avant le Père. C’est comme si j’avais commencé ce culte en disant : au nom du Fils, et du Père, et du saint Esprit. Si si ! Paul dit d’abord : Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous !
Pourquoi nomme-t-il le Fils en premier ? Pour nous rappeler l’origine de notre salut. C'est Jésus qui nous a donné accès au Père, parce qu'il a expié nos péchés et ouvert le chemin du ciel !
En fait, à y regarder de près, nous lui devons tout ! Par lui, Dieu nous pardonne et nous est favorable. Nos prières, nos méditations, nos sacrements, nos sermons n'ont de prix aux yeux de Dieu que dans le Nom de Jésus ! Paul écrit : Nous avons tout pleinement en lui ! C'est pourquoi Jésus se nomme lui-même «la porte, le chemin, la lumière, la Parole, la vie » sans lesquels le pécheur ne possède rien. Voilà pourquoi le Nom de Jésus revient des centaines de fois dans les évangiles et les épîtres. Il est lié à toutes nos bénédictions.
Donc, quand l'apôtre bénit l’Eglise de cette façon, en insistant sur « la grâce de notre Seigneur Jésus Christ», nous devrions savoir à quoi nous en tenir. Paul écrit (Rom 11, 36) : « C'est de lui, par lui et pour lui que sont toutes choses. » Et dans sa superbe épître aux Ephésiens, il ajoute : Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire.
Pour que le Christ soit au coeur de notre bénédiction, cela sous-entend naturellement de bien comprendre son sacrifice et d’en estimer le prix. J’obtiens ce que les paroles expriment si je crois en sa victoire sur le péché, la mort, l'enfer et sur toutes les détresses de la vie.
Ce n’est pas une question de réflexion, il n’y a rien à décoder ni à analyser. Nous sommes, en quelque sorte, exposés à la grâce comme au rayon du soleil. Nous en avons besoin pour rester en bonne santé et rien ne peut les remplacer. Voilà pourquoi Paul commence toujours ses lettres en plaçant ses lecteurs sous la grâce du Christ.
Dans son épître aux Ephésiens, par exemple, l’apôtre demande que « Dieu leur donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance, et qu'il illumine les yeux de leur cœur – les yeux de leur cœur…- pour qu'ils comprennent qu'elle est l'infinie puissance, force et grandeur que Dieu a déployées envers eux en Jésus-Christ ». Alors voyez, frères et sœurs, exposez-vous à la Parole, bronzez sous le soleil de sa justice ! Le Christ deviendra pour vous de plus en plus précieux et se retrouvera au centre de vos prières et de vos vœux !



II
Après nous avoir plongés au coeur de l’Evangile, Paul nous souhaite l'amour de Dieu ! C'est la deuxième partie de sa bénédiction.
Avec une foi bien fondée sur Jésus, nous possédons une certitude – je dirais même une garantie : l'amour du Père. Christ a tout fait pour que nous soyons sûrs d'être aimés de Dieu. Dans cet amour, sentons-nous parfaitement à l'aise !
Ne sommes-nous pas ses enfants ? Ne sommes-nous pas ses… héritiers, le peuple qui recevra un jour le royaume ? Ne l'oublions jamais, Jésus nous a ouvert le cœur du Père. Nous avons au ciel un Dieu qui nous voit avec une infinie tendresse.
C'est une chance d’avoir un papa qui nous aime ; sur terre, mais plus encore au ciel ! Cela devrait nous donner des ailes ! Normalement, cette assurance devrait remplacer définitivement tous nos antidépresseurs… Bon, je sais que les choses ne sont pas aussi simples. Pourtant, saint Jean écrit : Il n’y a pas de crainte dans l’amour ; l'amour parfait exclut la crainte. La crainte est liée à l’attente d’un châtiment. Ainsi, celui qui craint ne connaît pas l'amour dans sa perfection (1 Jean 4:18).
Voilà. Cela, c’est pour nous rappeler qu’il y a encore du travail ! Nous sommes aimés, et pourtant que de progrès à faire en amour…
Apprenons à être aimés de Dieu, frères et soeurs ! Voilà un objectif pour la vie entière ! Personne ne peut dire : j’ai épuisé le sujet et traité la question à fond. Si l’on y réfléchit bien, chaque promesse de la Bible devrait nous laisser sans voix. Un peu comme devant un chef-d’œuvre ; ou sous l’effet d’une vive émotion. Malheureusement, le péché vient souvent gâcher cette joie. Nos coups de foudre terrestres sont éphémères : c’est la règle. On pensait avoir tout vu, ou tout compris et la situation évolue dans un sens que l’on n’avait pas du tout prévu…
De même, dès que quelque chose ne va pas, dès qu'une épreuve nous abat, déjà nous remettons l'amour du Père en question ; nous doutons de sa sincérité. Un sentiment d’injustice nous envahit. Nous ne voyons que le bâton qui frappe et non la main qui bénit. Ou bien, nous ne voyons pas la correction paternelle : nous refusons d’admettre que Dieu ait besoin de nous rappeler à l’ordre par une épreuve désagréable... Nous n'y voyons que du négatif. La confiance se ternit. Nous nous sentons surveillés et non veillés.
Vous savez : c’est l’image biblique du pot de terre qui vient d’être fabriqué et qui envoie une lettre de réclamation au potier : « Ah ! Comme je suis malheureux d’avoir cette forme et cette couleur : tu ne pouvais pas tourner les choses autrement » ? De même, nous qui avons été créés par Dieu, nous pratiquons plus spontanément la réclamation que les remerciements ! Voilà pourquoi la bénédiction de Paul doit faire son chemin dans nos cœurs, quand il nous invite à recevoir l'amour de Dieu !



III
Cette bénédiction se termine par une invocation de la troisième personne de la Trinité : que la communion du Saint-Esprit soit avec vous !
Au cours de la vie chrétienne, on apprend à apprécier l'oeuvre de l’Esprit, surtout lorsque la foi n'en peut plus d'espérer et de croire. L’Esprit est Dieu au quotidien. Sans faire de bruit, il se faufile dans nos cœurs au moyen de la Parole et des sacrements. Et là, discrètement, il agit et renouvelle en nous le miracle de la foi. En dépit des contradictions de nos sentiments, malgré notre faiblesse, il nous rend persévérants !
Jésus nous a envoyé l'Esprit, appelé du beau nom de Consolateur ! Quoi de plus sécurisant ? Il est avec nous, comme un allié et un conseiller, prêt à intervenir à la moindre défaillance.
Il arrive parfois qu’un ami intercède en notre faveur auprès d’un élu, ou d’un employeur. Personne ne l’oblige et il ne vous demandera rien en échange. Il fait cela simplement par affection, et par fidélité. Eh bien : la Bible nous révèle que « l’Esprit lui-même prie Dieu en notre faveur, avec des supplications qu’aucune parole ne peut exprimer (Rm 8, 26). A ce titre, il est le meilleur des amis ; et cela depuis notre baptême – c’est vous dire s’il est fidèle !
Chaque fois qu’un chrétien médite un passage biblique, chaque fois qu'il se souvient d'une exhortation du Seigneur, chaque passage qui le console, qui le corrige, qui l’interpelle et le réveille, tout cela vient du Saint Esprit. Il ne reste pas en repos, surtout quand il nous voit faibles ou négligents, tièdes ou en danger. C'est lui qui produit en nous la volonté de rester auprès du Père. C'est lui qui est à l'oeuvre quand l'Ecriture déclare : « Par la puissance de Dieu vous êtes gardés dans la foi pour le salut ! »
Et la bénédiction divine s'accomplira, soyons en certains, car Paul écrit ici sous l’inspiration du saint Esprit.
En conclusion, suivez l’exemple des bénédictions bibliques. Pensez-y dans vos courriers, dans vos faire part de baptême et de mariage ; ne les réservez pas aux membres de la paroisse : osez surprendre vos amis et vos correspondants ! Osez votre foi au grand jour ! Rappelez-vous que la foi vient au contact de la Parole de Dieu, lorsqu’elle est prêchée dans une église fidèle.
Ne négligez pas tous les moyens qu’elle vous donne pour vous régaler de la présence du Seigneur, et soutenez-la sérieusement dans ses besoins et ses actions. Faites toujours plus de place en vos cœurs au Dieu trinitaire ; soyez un hôte attentionné, prévenant car vous avez besoin de cette présence !
C’est pourquoi permettez-moi de vous bénir de la même manière que l’apôtre : Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous.
Amen !


Pasteur Poillet, Mulhouse

samedi 17 mai 2008

Actes 2.1-21

Pentecôte 2008


Beaucoup ont l’habitude de dire que le jour de la Pentecôte est l’anniversaire de l’Eglise. Même s’il est vrai que Dieu avait déjà un peuple dans l’Ancien Testament, la Pentecôte marque le début de quelque chose de radicalement nouveau. Mais le récit de ce jour en Actes contient tellement d’éléments extraordinaires que nous risquons d’en manquer le sens profond.

Ces éléments extraordinaires, ce sont ceux qui sont le plus souvent représentés dans les tableaux ou les icônes qui représentent ce qui s’est passé (v.1-8) : le vent, les langues de feu qui apparaissent sur la tête des disciples réunis dans la chambre haute, et surtout la capacité à parler des langues inconnues auparavant. Tout ça nous dépasse. C’est tellement loin de la petite vie (trop ?) tranquille de nos paroisses. On a l’impression que ça ne nous concerne pas, et que c’est bien au dessus de ce que nous avons jamais pu expérimenter. Et certains de se demander si l’Esprit n’a pas quitté l’Eglise et de rechercher les mêmes manifestations, notamment le parler en langues et les miracles. Pour ces chrétiens, il faut absolument retrouver la même puissance qui s’est manifesté lors de la Pentecôte. Mais l’important pour nous est de nous souvenir que l’œuvre du Saint Esprit est toujours liée à la Parole. L’Esprit, en fait, agit à travers la Parole de Dieu.

Cette Parole, elle s’adresse à chacun. Au verset 4, il nous est dit que tous ceux qui étaient présent (120 personnes) ont été rempli de l’Esprit. Pas seulement les apôtres !!Recevoir l’Esprit, c’est la caractéristique de tous les chrétiens, pas d’une élite spirituelle.
De la même façon, la liste des nations présentes ce jour-là à Jérusalem (v.9-11) montre que l’Evangile s’adresse à tous les peuples, qui peuvent l’entendre dans leur propre langue.

Le caractère central de la Parole en lien avec l’Esprit, nous le trouvons aussi chez Pierre. L’apôtre vient donc d’être rempli de l’Esprit. Que fait-il ? Se lance t’il dans une série de miracles? Non. Il prêche (v.14-36), en se basant sur les Ecritures de l’Ancien Testament et en annonçant clairement que quiconque invoquera le nom du Seigneur Jésus sera sauvé. Pierre s’est servi de la Parole pour expliquer à ceux qui se moquaient le sens véritable de ce qu’ils voyaient, Pierre utilise la Parole, au souffle de l’Esprit, parce qu’il sait que c’est elle qui peut
Encore aujourd’hui, l’annonce du salut en Christ par une prédication fidèle à la Parole reste la marque indéniable et nécessaire de l’œuvre du Saint Esprit dans une église. Pas les langues, pas les miracles : la prédication. La Parole, c’est à la fois la Bible et les sacrements. Parole invisible et Parole visible, parce que ces trois choses ont la même fonction : apporter la Bonne Nouvelle du Salut.

La Parole , l’eau du baptême, le pain et le vin de la sainte cène : voilà les moyens que Dieu a donné à son Eglise pour annoncer son message. Cela peut paraître dérisoire compte-tenu de la situation. Pour certains, ce n’est pas assez, ou c’est démodé. Croyons-nous que, par la puissance du Saint Esprit, Dieu peut agir comme il a choisi de le faire ? Ou voulons-nous nous mettre à sa place et bâtir des plans basés sur notre pauvre sagesse humaine ?
L’Esprit n’a pas abandonné l’Eglise, frères et sœurs. C’est peut-être plutôt l’Eglise qui a oublié qu’elle avait reçu l’Esprit.
Le peuple de Dieu doit continuer à avancer, à être le témoin fidèle de l’Evangile. Et cela nous concerne tous, chacun d’entre nous. Car l’Esprit n’a pas été donné seulement à quelques uns, mais à tous les croyants. Chaque chrétien, avec les moyens et les dons que l’Esprit lui a accordé, est appelé à apporter sa pierre à l’édifice.

Ce n’est peut-être pas toujours facile que de se confier au Saint-Esprit. Si nous le faisons, il dérangera peut-être nos habitudes, nous placera devant nos responsabilités, nous forcera à revoir certains plans et façons de faire. Mais nous pouvons être sûrs que nous serons équipés pour faire ce que nous avons à faire. Nous pouvons être sûrs que Dieu, qui a tenu sa promesse d’envoyer l’Esprit Saint sur son peuple lui fera accomplir exactement ce qu’il désire. A nous à présent de nous demander, « quel est le don que j’ai reçu du Saint Esprit, et comment est-ce que je peux l’utiliser pour le bien de mon église ? ». A nous, peut-être encore plus, de nous mettre sérieusement à l’écoute de ce que « l’Esprit dit aux églises ».


mercredi 7 mai 2008

"There will be blood"



La dureté âpre de ce film prend le spectateur à la gorge et l'emmène au bout des deux heures trente d'un récit captivant qui vous laisse saisi quand il s'achève.
Thomas Paul Anderson nous décrit la vie d'un homme qui va se laisser consummer par l'appât du gain et la haine. L'histoire débute à la fin des années 1890 et est centrée sur la personnage de Daniel Plainview (Daniel Day-Lewis), un prospecteur de pétrole à la poursuite de la fortune. Il arrive dans un petite ville perdue de Californie qui repose sans le savoir sur un immense champ de pétrole. C'est là qu'il rencontre un des personnages les plus fascinants du film, Eli Sunday, un jeune "pasteur" auto-proclamé. Plainview et Sunday font affaire, ce qui permet au premier de commencer l'extraction du pétrole.

Le reste du film est consacré à la description de l'ambition maladive de Plainview, qui finira par le détruire après avoir ravagé tout ce qui était à sa portée. L'interprétation magistrale de Daniel Day-Lewis domine le film. Ceux qui ont vu Gangs of New-York auront peut-être comme moi l'impression que Plainview est une sorte de petit-fils de Will le Boucher, interprété par le même acteur: même dureté, même sens de sa propre destinée que l'on est prêt à tout pour accomplir.

Le personnage de Sunday, joué par Paul Dano est en quelque sorte un pendant religieux de Plainview. Son "Eglise de la Troisième Révélation", fondée avec l'argent du pétrole, est une caricature de secte pré-Pentecôtiste. On y envoie les "perdus" en enfer, on y chasse les démons dans des exorcismes grandiloquent et théâtraux, mais l'Evangile y est complètement oublié. Sunday mène son église comme un business, et elle n'est d'ailleurs que cela, tant le message authentique de Jésus est complètement absent des shows du jeune prédicateur.

C'est en fait ce qui marque le plus dans ce film: l'absence complète de grâce, de pitié ou de bonté dans les rapports entre êtres humains. Plus encore qu'un colossal bûcher des vanités, c'est un téléscopages d'ambitions mégalomaniaques. Malheur au faible, au naïf, à l'homme honnête: la loi de la la jungle du marché le condamne. En cela, There will be blood nous renvoie aussi l'image de notre propre société et nous fait réfléchir sur nos propres destinées, tant individuelles que collectives.

Thomas Constantini




lundi 5 mai 2008

Assemblée générale synodale 2008

Tous les deux ans et alternativement en Alsace et en Région parisienne, l'Eglise évangélique luthérienne-Synode de France réunit son assemblée générale qui rassemble les délégués des différentes paroisses.
Le thème retenu cette année était:déployer et consolider!le règne de Dieu dans nos coeurs et autour de nous. Cette affirmation a été choisie à partir de cette parole imagée du Livre du Prophète Esaïe: "Agrandis l'espace de tes tentes(...)Renforce tes piquets" (Esaïe 54,2).

mercredi 30 avril 2008

Nouvelle rubrique

Nous sommes heureux de vous annoncer la création d'une nouvelle rubrique de notre blog: "Foi et culture".

Celle-ci contiendra des critiques de films et de livres, ainsi que des réflexions sur l'actualité, le tout dans une optique chrétienne.