dimanche 4 mai 2014

LUC 24:13-35

13 Ce même jour, deux disciples se rendaient à un village appelé Emmaüs, éloigné de Jérusalem d'une douzaine de kilomètres.14 Ils discutaient ensemble de tout ce qui s'était passé. 15 Pendant qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha et fit route avec eux, 16 mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.17 Il leur dit: «De quoi parlez-vous en marchant, pour avoir l'air si tristes?»18 L'un d'eux, un dénommé Cléopas, lui répondit: «Es-tu le seul en séjour à Jérusalem qui ne sache pas ce qui y est arrivé ces jours-ci?» 19 «Quoi?» leur dit-il. Ils lui répondirent: «Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en actes et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple,20 et comment les chefs des prêtres et nos magistrats l'ont fait arrêter pour qu'il soit condamné à mort et l'ont crucifié.21 Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël, mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour que ces événements se sont produits. 22 Il est vrai que quelques femmes de notre groupe nous ont beaucoup étonnés. Elles se sont rendues de grand matin au tombeau23 et n'ont pas trouvé son corps; elles sont venues dire que des anges leur sont apparus et ont annoncé qu'il est vivant.24 Quelques-uns des nôtres sont allés au tombeau et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit, mais lui, ils ne l'ont pas vu.»25 Alors Jésus leur dit: «Hommes sans intelligence, dont le coeur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes!26 Ne fallait-il pas que le Messie souffre ces choses et qu'il entre dans sa gloire?»27 Puis, en commençant par les écrits de Moïse et continuant par ceux de tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait.28 Lorsqu'ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin,29 mais ils le retinrent avec insistance en disant: «Reste avec nous car le soir approche, le jour est [déjà] sur son déclin.» Alors il entra pour rester avec eux.30 Pendant qu'il était à table avec eux, il prit le pain et, après avoir prononcé la prière de bénédiction, il le rompit et le leur donna.31 Alors leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent, mais il disparut de devant eux.32 Ils se dirent l'un à l'autre: «Notre coeur ne brûlait-il pas en nous lorsqu'il nous parlait en chemin et nous expliquait les Ecritures?»33 Ils se levèrent à ce moment même et retournèrent à Jérusalem, où ils trouvèrent les onze et les autres qui étaient rassemblés34 et qui leur dirent: «Le Seigneur est réellement ressuscité et il est apparu à Simon.»35 Alors les deux disciples racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin et comment ils l'avaient reconnu au moment où il rompait le pain.






Chers frères et sœurs,
Chers amis,

Il y a dans le langage typique de certains milieux chrétiens une expression "rencontrer le Christ" qui évoque une expérience vécue de découverte de Christ. Comme beaucoup d'expressions toutes faites, elle a le don de m'énerver, mais nous devons bien admettre qu'elle est vraie. Rencontrer le Christ vivant n'est pas une option pour un croyant. Etre Chrétien, c'est rencontrer le Christ ressuscité, et les récits qui racontent les apparitions du Christ vivant à ses disciples après le matin de Pâques en témoignent encore et encore.

Je voudrais avec vous méditer sur l'histoire de ces deux "pèlerins" sur la route d'Emmaüs ce matin. Nous ne savons presque rien d'eux, à part un nom, Cléopas. Nous ne savons pas s'il s'agit de deux amis ou d'un couple, mari et femme. Nous ne savons pas d'ailleurs précisément où se trouvait le village d'Emmaüs. En fait, qu'importe? En l'occurrence, je crois que tout ce flou sur les détails nous aide aussi à nous identifier à ses deux disciples qui cheminent ensemble ce matin là.

Ils discutaient ensemble de tout ce qui s'était passé dit Luc, et sans doute leur dialogue était-il lourd et triste. Ils parlent de la mort de Jésus, et de cette histoire incroyable de tombe vide qu'on leur a rapportée avant qu'ils ne quittent Jérusalem. Une histoire qu'ils ne savaient pas trop comment expliquer mais que, de toute évidence, ils n'ont pas crue. Voilà pourquoi ils s'en vont, le cœur lourd, amer et déçu. C'est à ce moment là que Jésus se met à marcher avec eux. Et c'est là une première bonne nouvelle pour nous: savoir que quand nous sommes en train de nous battre avec le doute, quand nous essayons de trouver un sens à notre vie, quand nous devons faire face à la déception et à la tristesse, Jésus est là, avec nous. En Esaïe, Dieu dit "j'habite dans les hauteurs et la sainteté, mais je suis avec l'homme brisé et abattu, afin de redonner vie au cœur abattu" (57.15).
Oh, bien sûr, les deux disciples ne reconnaissent pas Jésus. Luc nous précise "leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître". Empêchés par leurs propres tristesses et leurs manques de foi? Peut-être. Mais aussi et surtout, je crois, au risque de vous choquer, empêchés par Dieu lui-même. Car si nous croyons en un Dieu qui se montre, qui se révèle, il ne faut jamais oublier que ce même Dieu choisit le moment et la façon dont il se révèle. C'est là un point essentiel de ce texte, et je vous demande de garder cette pensée pour plus tard.
Jésus marche deux à côté des deux pèlerins. "Vous parlez de quoi? Ca n'a pas l'air d'aller??".

"De Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en actes et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, les chefs des prêtres et nos magistrats l'ont fait arrêter pour qu'il soit condamné à mort et l'ont crucifié. Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël".

Cette réponse est fascinante. Tout d'abord, faites attention aux temps employés: Jésus ETAIT un prophète, nous ESPERIONS que ce serait lui qui délivrerait Israël.
C'est du passé, pour eux, tout est fini. Bien plus, la réponse de Cléopas montre qu'il n'avait rien compris à l'identité et à la mission de Jésus. Pour eux Jésus était un prophète, rien de plus. Bien sûr ils avaient bien espéré qu'il soit le Messie, mais pour eux comme pour beaucoup de juifs de l'époque, le Messie devait être le libérateur qui viendrait les délivrer de l'occupation romaine manu militari. Ils pensaient que Jésus allaient écraser les occupants. Mais il était mort, et avec lui leurs espoirs et leur foi. Pourquoi? Parce que ce qu'ils attendaient ne pouvait pas être fait par un Messie crucifié comme le dernier des bandits.
Cléopas demande à celui qui les a rejoints "es-tu le seul à ne pas savoir ce qui s'est passé ces jour-ci à Jérusalem??". En fait, Cléopas ne savait pas ce qui s'était passé à Jérusalem. Il connaissait les événements qui s'étaient produits mais il n'en saisissait pas le sens.

Alors Jésus doit tout reprendre à zéro. "Hommes sans intelligence, dont le coeur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes! Ne fallait-il pas que le Messie souffre ces choses et qu'il entre dans sa gloire?". Ce que Jésus va expliquer, en se basant sur les promesses de l'Ancien Testament, c'est que le Messie annoncé ne devait pas venir dans la puissance et la force mais vivre dans la faiblesse et expier par sa mort les péchés des hommes. Quels textes Jésus a-t-il utilisés? Nous n'en savons rien, mais peut-être s'est il servi d'Esaïe 53 que nous avons lu lors du Vendredi Saint.
5 Mais lui, il était blessé à cause de nos transgressions, brisé à cause de nos fautes: la punition qui nous donne la paix est tombée sur lui, et *c'est par ses blessures que nous sommes guéris.6 Nous étions tous comme des brebis égarées: chacun suivait sa propre voie, et l'Eternel a fait retomber sur lui nos fautes à tous.

Le Messie ne devait pas être un guerrier libérateur. Le Messie devait être un serviteur souffrant dont le sang devait couler pour que nous soyons purifiés de nos fautes. Ce que Jésus est en train de dire, de faire comprendre en se servant de la Parole de Dieu.
C'est là quelque chose d'essentiel. Nous parlons ce matin de rencontrer Jésus. Encore faut-il rencontrer le vrai Jésus, le Jésus dont la Bible rend témoignage, le Jésus confessé depuis des siècles par la véritable Eglise. Pas un de ces Jésus alternatifs tels que beaucoup de pseudo-théologies en fabriquent, pas une sorte de Che Guevara palestinien, pas une espèce de gourou New Age, non, le vrai Christ. Ce vrai Jésus, nous le connaîtrons à travers la Parole lue, méditée, écoutée dans la prédication de l'Eglise. Les deux pèlerins avaient une vision du Messie totalement opposée à celle de Jésus et de la Bible. Voilà pourquoi ils n'ont d'abord pas pu le reconnaître. Mais si nous rencontrons le Christ de l'Ecriture, vrai homme et vrai Dieu, par les blessures duquel nous sommes guéris, alors notre cœur commencera à brûler d'un feu nouveau.

C'est ce qui arrive aux deux pèlerins alors que cet étranger bizarre. Mais ils ne sont pas encore arrivés à Emmaüs. Cela c'est une autre étape, à laquelle nous devons aussi arriver.
Car une fois arrivés dans le village, les deux compagnons disent à Jésus "reste avec nous". Qu'elle est belle cette parole: "reste avec nous". Nous qui brûlons à l'écoute de la Parole de Dieu, allons-nous le laisser s'éloigner ou allons-nous lui demander de se manifester pleinement? Pas si nous suivons l'exemple de pèlerins. Mais alors, il faudra lui ouvrir notre maison. Comme l'a dit Mickaël Oxen "Ouvrir nos portes, dire: reste avec nous, c'est accepter de remettre complètement en cause notre religion personnelle, nos idées sur le Christ pour nous mettre à l'écoute de la Parole de Dieu".
A cette présence que vous pouvez ressentir à vos côtés, dites "reste avec nous".
C'est alors que nous nous ouvrirons à la grâce d'une rencontre complète avec le Christ. En effet, une fois installés, il faut bien manger. "Jésus prit le pain et, après avoir prononcé la prière de bénédiction, il le rompit et le leur donna". Ca ne vous rappelle rien tout ça??
Oui, c'est à ce moment que les yeux des disciples s'ouvrent totalement, et qu'ils reconnaissent celui qui, la nuit où il fut livré, prit du pain et, après avoir rendu grâce le rompit et le donna à ses disciples en disant "prenez mangez ceci est mon corps qui est donné pour vous", le corps du Fils de Dieu brisé pour le pardon de nos fautes.

Et tout de suite après, Jésus disparaît. Pourquoi? Pour montrer son pouvoir? Non, je crois que Luc veut ici nous montrer qu'il est plus important pour nous de voir Jésus dans la Parole et les sacrements que dans sa chair. Il est plus important de rencontrer le Christ vivant dans la Parole et les sacrements avec les yeux de la foi que de le voir avec les yeux de notre tête.
Et le reste de l'histoire nous le prouve(Lc 24. 35-49) ; les deux disciples retournent à Jérusalem et qu'est-ce qui se passe? :

Les amis de Jésus sont rassemblés
Jésus apparaît au milieu d'eux
La Parole est annoncée
Un repas est partagé

Exactement comme dans l'histoire des pèlerins d'Emmaüs. Exactement comme dans les autres Evangiles où l'on retrouve le même schéma: disciples rassemblés, présence de Jésus, écoute de la Parole, partage du pain. Exactement comme dans le livre des Actes où Luc décrit ainsi la jeune église: ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres (Parole), dans la communion fraternelle (rassemblement) dans la fraction du pain et dans les prières (repas) (Actes 2.42).

Est-ce que vous voyez où je veux en venir? Le culte de la première église était fondé sur l'expérience de la rencontre avec le Christ ressuscité! Car nos cultes n'ont pas d'autre raison d'être que de rencontrer le Christ vivant. Nous nous rassemblons, nous écoutons la Parole, nous rompons le pain ensemble et nous sommes assurés de la présence de Christ au milieu de nous. Dieu nous a donné sa Parole et le sacrement de la Cène pour que nous puissions y rencontrer Christ.

Si, dans votre spiritualité, il n'y pas de place pour une rencontre réelle avec Jésus dans le pain et le vin consacrés, changez de spiritualité: elle n'est pas biblique. Vous vous privez d'une bénédiction, et la même chose arrive quand vous négligez la lecture et la méditation de la Parole de Dieu.Nous avons tous besoin de nourrir notre foi à ces deux canaux que Dieu nous ouvre dans sa bonté. Nous avons besoin d'eux pour avoir la force, comme les pèlerins d'Emmaüs, comme les premiers chrétiens, d'aller dire aux autres: "Jésus est ressuscité!" afin qu'ils puissent le rencontrer comme leur Seigneur et leur Sauveur.


mardi 29 avril 2014

Etude biblique du mardi 29 avril

Chers amis,

ce soir (mardi 29 avril) étude biblique à Melle à 20h15. Thème: "Daniel: la tentation du compromis" sur Daniel 1.

Cordiale invitation à tous!

dimanche 27 avril 2014

JEAN 20:19-31

19 Le soir de ce même dimanche, les portes de la maison où les disciples se trouvaient [rassemblés] étaient fermées car ils avaient peur des chefs juifs; Jésus vint alors se présenter au milieu d'eux et leur dit: «Que la paix soit avec vous!»
20 Après avoir dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. 21 Jésus leur dit de nouveau: «Que la paix soit avec vous! Tout comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.»
22 Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit: «Recevez le Saint-Esprit! 23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.»
24 Thomas appelé Didyme, l'un des douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint.
25 Les autres disciples lui dirent donc: «Nous avons vu le Seigneur.» Mais il leur dit: «Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je n'y mets pas mon doigt et si je ne mets pas ma main dans son côté, je ne croirai pas.»
26 Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint alors que les portes étaient fermées, se tint au milieu d'eux et dit: «Que la paix soit avec vous!»
27 Puis il dit à Thomas: «Avance ton doigt ici et regarde mes mains. Avance aussi ta main et mets-la dans mon côté. Ne sois pas incrédule, mais crois!»
28 Thomas lui répondit: «Mon Seigneur et mon Dieu!» Jésus lui dit: 29 «Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru!»

30 Jésus a accompli encore, en présence de ses disciples, beaucoup d'autres signes qui ne sont pas décrits dans ce livre.
31 Mais ceux-ci ont été décrits afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.



Chers frères et sœurs en Christ

chers amis


La semaine dernière, lors du dimanche de Pâques, nous avons pu remarquer que les Evangiles ne nous décrivent pas la Résurrection de Jésus. Ils ne nous la racontent pas, nous ne savons pas comment les choses ses sont passées.
Ce que nous avons dans notre Nouveau Testament, ce sont en revanche des rencontres avec le Christ ressuscité. Notre texte de ce matin nous rapporte la rencontre entre ce Christ revenu à la vie et son apôtre Thomas.

Pauvre Thomas! Devenu depuis si longtemps le symbole même de l'incrédulité. « Doubting Thomas » disent les anglo-saxons: Thomas qui doute. Mais même dans notre langue, cet épisode biblique a laissé des traces. N'avez-vous jamais entendu quelqu'un dire: « moi, je suis comme Saint Thomas: je ne crois que ce que je vois! »? Cette phrase, qui exprime en général le matérialisme le plus rigide (on a envie de dire « obtus ») est inacceptable. Tout d'abord, parce qu'elle ne rend pas vraiment compte de ce qui se passe dans ce récit entre Thomas et Jésus. Ensuite, c'est une phrase qui me rend triste pour ceux qui la prononcent. Par cette phrase, dont ils sont généralement assez fiers, ils confessent en fait leur infirmité à voir autant qu'à croire, ils confessent leur incapacité à saisir la moindre chose du réel.

Oh, certes, il y a des choses que nous voyons. Nous voyons, par exemple, des arbres, des vaches, des rochers. Mais est-ce que pour autant nous « croyons » aux arbres, aux vaches, aux rochers? Voilà, chers amis, ce que nous « voyons ». Il n'y a là rigoureusement rien à croire.
Il n'y a qu'à voir et à nommer, et si nous avons le temps, à comprendre comment ça fonctionne, à quoi ça sert, etc… C'est du matérialisme pur et dur : encore une fois, rien à croire.
Mais même ce qu'il voit n'est pas le tout des choses. Voit-il tous les fils et le serveur qui lui permettent d'envoyer un mail? Voit-il l'enchevêtrement de son ADN? Voit-il les confins de notre galaxie? Voit-il l'histoire humaine? Non, évidemment. Il voit des choses. Il essaie de les analyser et en tire des théories qui sont peut-être les siennes, mais qui peuvent être contredites.

Il lui faut donc bien croire que l'esprit humain est capable d'appréhender efficacement ce qu'il ne voit pourtant pas directement. Notre personnage qui refuse de « croire autre chose que ce qu'il voit » n'est pas même un animal, car il n'a pas même d'instinct ; il est une plante !
Enfin, même s'il admettait de croire à des hypothèses scientifiques sur ce qu'il ne voit pourtant pas, il est certain qu'il exclurait de sa croyance tout ce qui échappe à une observation de type scientifique, et qui pourtant tisse tant de liens entre les gens et les sociétés.
Au sens strict, on ne « voit » pas l'amour, la tendresse, le partage. Personne n'a jamais vu ce qui a permis à l'esprit de Tolkien d'écrire Le Seigneur des Anneaux et à celui de Montaigne d'écrire Les Essais, à Bach de composer ses cantates. Malheureux est-il donc celui qui affirme (faussement) ne croire que ce qu'il voit. Qu'il est limité, parce qu'en fait aveugle à ce que notre monde peut réserver de plus beau. Pauvre homme ! Ne lui ressemblez pas, par pitié…

D'ailleurs, Thomas ne lui ressemble pas non plus. Thomas ne fait pas partie de ces matérialistes hautains qui déclarent que le dossier « Dieu » est classé. Thomas nous parle parce que nous voyons en lui le doute qui est souvent le nôtre, même si nous sommes « croyants ». Son surnom « Dydime » signifie jumeau. Jumeau de qui?? De nous je pense, car Thomas ressemble à chacun d'entre nous et nous pouvons nous reconnaître en lui ce matin. Son doute ressemble tant au nôtre.

Nous vivons dans une société qui n'est pas tendre envers les croyants, vus comme des gens un peu naïfs et immatures. Cela crée une pression sur certains: quand la majeure partie de notre élite intellectuelle s'affirme agnostique ou athée, peut-on sérieusement être chrétien? Il y a aussi ces prières auxquelles nous avons parfois l'impression que Dieu n'a pas répondu; il y a les drames de notre monde (guerres, injustices, désastre écologique): tout cela peut nous faire douter de la réalité d'un Dieu d'amour.

Et Thomas, justement, ne croit pas. Oh, il a cru bien sûr en ce Jésus si extraordinaire par ses paroles et ses actes. Mais Jésus est mort, et tout est fini. Quand Jésus a annoncé qu'il partait vers Jérusalem, Thomas a dit aux autres disciples: «Allons-y, nous aussi, afin de mourir avec lui. » (Jean 11.16). Paroles magnifiques de détermination, mais qui n'ont pas empêché Thomas d'abandonner Jésus, comme tous les autres. Voilà peut-être pourquoi, à présent, Thomas se sent encore plus triste, encore plus mal que les autres disciples. J'imagine que quand Jésus apparaît une première fois à ses compagnons, Thomas est en train de se terrer on ne sait où, rongé par la tristesse, la crainte et le remords.
Et quand les disciples lui disent « nous avons vu le Seigneur! », Thomas refuse de croire. Ou plutôt, il pose des conditions: trois conditions:«Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous (et d'une), si je n'y mets pas mon doigt (et de deux) et si je ne mets pas ma main dans son côté (et de trois), je ne croirai pas.» Quand on sait que ce chiffre de 3 symbolise souvent dans la Bible ce qui est complet, parfait (2 Co 12.7-8, Jn 21.15-17) on voit que Thomas exige d'être pleinement et complètement convaincu par des preuves irréfutables.

Faut-il y voir de l'entêtement? Je ne le pense pas. J'aurai plutôt tendance à voir aussi dans ces paroles une forme de prière, une façon de dire: « je ne peux pas y croire, je suis trop défait, c'est trop incroyable. Il va vraiment m'en falloir beaucoup ».
Peut-être cette idée nous aidera à combattre cette fausse image du chrétien idéal, vivant dans la pure sérénité d'une foi sans nuages, cette foi qui, bien sûr, ne se poserait jamais de questions.
Oui, nous nous rendons compte de plus en plus que ce Thomas nous ressemble vraiment beaucoup, avec nos craintes, nos doutes. Et cette ressemblance est une bonne nouvelle pour nous.
Car, absent, silencieux, Jésus a entendu celui qu'il aime. Huit jours après, il réapparaît en sa présence. Qu'est-ce que cela veut dire, si ce n'est nos doutes, nos incrédulités ne seront jamais un obstacle pour Jésus, qu'ils n'empêcheront pas le Seigneur de venir vers nous?
Et pour Thomas, Jésus fait quelque chose de véritablement inouï. Une à une, avec une précision étonnante, il réalise les conditions posées par Thomas:
«Avance ton doigt ici et regarde mes mains. Avance aussi ta main et mets-la dans mon côté. Ne sois pas incrédule, mais crois!».
L’incrédule a beau se retrancher dans la forteresse de son doute, Jésus est vivant ; Jésus est puissant ; Jésus est le plus fort ; Jésus balaie ses résistances et l'amène à ce qui a dû être la plus grande joie de la vie de Thomas qui peut enfin pousser ce cri de foi véritable, c’est-à-dire de confiance et de consécration : “Mon Seigneur et mon Dieu” (v. 28). Plus tard, Jésus va quitter ses disciples. Thomas ne le verra plus, mais il ne deviendra pas incroyant pour autant. Car la foi n'est pas tant une question de vue qu'une question de vie: une vie changée par la rencontre avec Jésus.

Jésus est venu à la rencontre de Thomas. Fera-t-il la même chose pour nous ?

La réponse est un « oui » clair et net. Oui, il fera la même chose, mais il la fera autrement. Il ne nous vaincra et ne nous convaincra pas par des apparitions, du moins en règle générale. Il le fera en nous renvoyant au témoignage de ceux qui ont vu. Il le fera en nous renvoyant à la Parole reçue, à la Bible lue dans la communauté des frères. “Heureux sont ceux qui croient sans m’avoir vu”, dit Jésus à Thomas reconquis, et l’évangéliste ajoute : « 30 Jésus a accompli encore, en présence de ses disciples, beaucoup d'autres signes qui ne sont pas décrits dans ce livre.31 Mais ceux-ci ont été décrits afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom. »

Voyez-vous, frères et soeurs, la Bible n'est pas un recueil de belles histoires, elle n'est pas un livre de morale. La Bible est un témoignage rendu à Jésus-Christ, le Fils de Dieu afin que nous placions notre confiance en lui. Elle nous explique qui il est, ce qu'il a fait en mourant pour nos fautes sur la croix afin que nous puissions être pardonnés de toutes nos fautes. Nous pouvons voir Jésus dans ce témoignage et apprendre que la volonté du Père c'est que « toute personne qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ».

dimanche 20 avril 2014

JEAN 20.1-18

Le dimanche matin, très tôt, Marie de Magdala se rendit au tombeau. Il faisait encore très sombre. Elle vit que la pierre fermant l'entrée du sépulcre avait été ôtée de devant l'ouverture.
2 Alors elle courut prévenir *Simon Pierre et l'autre *disciple, celui que Jésus aimait.
    ---On a enlevé le Seigneur de la tombe, leur dit-elle, et nous n'avons aucune idée de l'endroit où on l'a mis.
3 Pierre sortit donc, avec l'autre disciple, et ils se rendirent tous deux au tombeau.
4 Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple, plus rapide que Pierre, le distança et arriva le premier au tombeau.
5 En se penchant, il vit les linges funéraires par terre, mais il n'entra pas.
6 Simon Pierre, qui le suivait, arriva alors. Il entra dans le tombeau, vit les linges qui étaient par terre,
7 et le linge qui avait enveloppé la tête de Jésus, non pas avec les linges funéraires, mais enroulé à part, à sa place.
8 Alors l'autre disciple, celui qui était arrivé le premier, entra à son tour dans le tombeau. Il vit, et il crut.
9 En effet, jusque là ils n'avaient pas encore compris que Jésus devait ressusciter d'entre les morts, comme l'avait annoncé l'Ecriture.
10 Les deux disciples s'en retournèrent alors chez eux.

11     Pendant ce temps, Marie se tenait dehors près du tombeau, et pleurait. Tout en pleurant, elle se pencha vers le tombeau:
12 elle vit deux *anges vêtus de blanc, assis à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, l'un à la tête et l'autre aux pieds.
13 Ils lui dirent:
    ---Pourquoi pleures-tu?---On a enlevé mon Seigneur, leur répondit-elle, et je ne sais pas où on l'a mis.
14 Tout en disant cela, elle se retourna et vit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c'était lui.
15 ---Pourquoi pleures-tu? lui demanda Jésus. Qui cherches-tu?
Pensant que c'était le gardien du jardin, elle lui dit:
---Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, pour que j'aille le reprendre.
16 Jésus lui dit:
---Marie!
Elle se tourna vers lui et s'écria en hébreu:
---Rabbouni (ce qui veut dire: Maître)!
17 ---Ne me retiens pas, lui dit Jésus, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères et dis-leur de ma part: Je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu.
18 Marie de Magdala alla donc annoncer aux disciples:---J'ai vu le Seigneur!
Et elle leur rapporta ce qu'il lui avait dit.



Chers frères et sœurs en Christ,
chers amis,


Je pense que nous avons installé Pâques dans un rythme qui n'a strictement rien à voir avec la nature de ce qui s'est passé à Jérusalem il y a 2000 ans. Je m'explique : pour la majorité de nos contemporains déchristianisés, Pâques, c'est souvent le premier long week-end des beaux jours. Alors, on en profite pour partir, pour recevoir de la famille. Dans mon quartier, on tondait les pelouses et on sortait les chaises longues cette semaine...
Je crois que, même si le culte de Pâques fait partie de notre programme obligé ce week-end, nous sommes touchés par cette atmosphère assez détendue. Du coup, nous ne nous rendons pas compte à quel point elle est différente du sens de l'urgence qui entoure l'histoire de Pâques dans les évangiles. Repensons à ce que nous avons entendu ces derniers jours : un complot contre Jésus, trouver le moment pour le capturer, une trahison, l'appel à veiller, une parodie de procès rapidement expédiée dans un aller-retour entre trois cours d'injustice, un échange à la hâte avec un criminel endurci et même une crucifixion, une tombe mise à disposition dans un très court délai et des rites funéraires inachevés. Il y a dans le récit des évangélistes un rythme qui est autant rapide que dramatique : ce qui semble être la fin de Jésus, de trois ans d'enseignement arrive comme l'éclair, en seulement quelques heures. Il y a vraiment quelque chose de dramatique, de haletant : il y a un sens de l'urgence qui traverse l'histoire des dernières heures de Jésus.
On retrouve le même sens d'urgence le dimanche de Pâques. C'est dès l'aube que Marie va vers le tombeau pour terminer ce qui a dû être commencé à la hâte trois jours avant : les soins à apporter au corps de celui qu'elle appelait son Seigneur. Marie part avant même que le soleil ne soit levé. Sans doute que comme tous les disciples, le sabbat n'a pu lui apporter aucun repos après la tragédie, et qu'il a été marqué pour l'angoisse, le trouble, la détresse... Le drame les a frappé avec une violence soudaine, comme un éclair, et ils sont sans doute en train de se demander « et maintenant ? ».
Et, quand ils doivent tour à tour faire face au fait et au message « il est ressuscité » les disciples ne se calment pas.
L'urgence continue, parce que la résurrection de Jésus implique l'urgence.


Ce n'était pas le premier miracle. Ce n'était même pas le premier miracle où un mort revenait à la vie : il y en avait eu d'autres, dans l'Ancien Testament ou durant le ministère de Jésus. Mais la mort de Jésus avait un événement dans lequel les autorités religieuses et politiques avaient manifesté le pire de l'injustice humaine, de l'oppression, de la haine et de la cruauté, parce qu'elles cherchaient à montrer leur pouvoir. Et face à cette démonstration de force Jésus avait dit « Père, que ta volonté soit faite »Père, pardonne leur », « Père, entre tes mains je remets mon esprit ».
Jésus, qui avait toujours l'ami des faibles, des pauvres, des rejetés, des moins que rien a refusé d'exercer l'autorité divine qui lui aurait permis d'échapper à la croix, mais il s'est offert en sacrifice volontaire.
Et c'est à cette obéissance que le Père a répondu en ressuscitant son Fils bien aimé qu'il avait livré pour le pardon de nos fautes.
Or, c'est bien à cette nouvelle que les disciples se sont mis en mouvement, qu'ils ont couru même ! A cette réponse de Dieu,  à cette chose nouvelle, à cette vie nouvelle.






Je crois que nous avons développé dans beaucoup de secteurs de l'église une certaine tradition qui consiste à n'agir avec urgence que dans un situation extrême, par exemple quand quelqu'un vit ses derniers jours. On a par exemple beaucoup « évangélisé » les mourants. C'est sans doute nécessaire. Mais l'urgence de la première Pâques nous renvoie à une question beaucoup plus immédiate : qu'est-ce que nous allons faire dès demain ? Comment allons-nous vivre demain ? Nous qui avons encore et toujours à apprendre la réalité de cette grâce de Dieu qui nous accompagne...comment allons-nous vivre demain ? Nous nous déclarons disciples de celui qui est venu pour servir, qui pardonne, qui délivre de la culpabilité de nos péchés et nous ouvre une voie nouvelle, de celui qui ne se pose pas la question « est-ce qu'il le mérite » ou « est-ce qu'il a sa carte de membre » mais qui œuvre sur la base du « à qui puis je montrer mon amour ». Nous qui sommes chrétiens avons appris la réalité de cette grâce quotidienne parce que nous savons que Dieu marche avec nous. Comment allons-nous vivre demain. Je crois en fait que Pierre et Jean se posaient déjà cette question avec beaucoup d'autres ce matin là, quand ils couraient vers la tombe « est-ce que c'est terminé? Ou est-ce qu'il est vivant ? Est-ce qu'il est toujours vivant et aimant ?comment allons-nous vivre demain ?
Oui, comment allons-nous vivre demain (pas dans 1 an, pas dans 10 ans). C'est cela le caractère immédiat et urgent de Pâques.


Ces mêmes disciples de Jésus ont, dans les jours et les années qui ont suivi ce matin de Pâques, proclamé partout où ils le pouvaient un message d'espérance. Dans le nouveau Testament, l'espérance a un sens bien précis : nous avons qu'en Christ Dieu nous a pardonné toutes nos fautes et qu'il nous a donné la vie téernelle. Cela est garanti, assuré, par la résurrection de Christ. Il n'y a pas de « si », de « peut-être ». C'est certain. L'espérance chrétienne est fondée sur une certitude : Dieu a accompli ses promesses. Pâques est la fondation de l'espoir chrétien. Pâques, c'est le moment où le chrétien dit « mon rédempteur est vivant et c'est en lui que j'espère », et parce qu'il vit, j'ai la vie, sa vie, ma vie, unies l'une à l'autre. Je suis une nouvelle création. L'espérance chrétienne est ce qui se projette en avant dans la vie parce que Dieu a manifesté son pouvoir et sa victoire sur le péché et sur la mort.
Je pense qu'il faudrait que nous célébrions plus souvent Pâques. Par cela, je veux dire que nous devrions d'une certaine façon célébrer Pâques le jour où un nouvel enfant arrive dans la famille, le jour où un mariage commence. Où encore la jour où nous débutons un nouveau travail, une nouvelle étape de notre vie, quand nous achetons une maison...
Nous pourrions le faire, nous devrions le faire parce que Pâques est la fête qui marque la présence dans nos vies d'un Dieu qui a déclaré sa grâce absolue, son amour éternel ; un Dieu qui a déclaré qu'il est avec nous et pour nous dans tous les moments, toutes les étapes de notre vie. Oui, Dieu nous accompagne de notre naissance jusqu'au moment où nous quittons cette vie terrestre et il ne nous lâche jamais la main.
Et nous pouvons donc, comme Marie, Pierre et Jean déclarer « Christ est ressuscité » tout en étant conscients que nos voisins ont eux aussi des vies à vivre et qu'ils peuvent les vivre en connaissant la présence aimante de Dieu : c'est à nous de le leur en parler, comme les disciples de Jésus l'ont fait depuis le début !
Oui, nous devrions retrouver un certain sens de l'urgence. L'urgence vient du croisement entre une question, une incertitude et une réponse. Il y a tant de questions, d'anxiétés qui se posent à nous-mêmes, à nos familles, à nos villages et à notre société. Comment faire face à la crise morale qui nous mine depuis 40 ans ? Aux défis de la préservation de notre environnement ? Aux effets de la crise économique et des réformes nécessaires ? Aux tensions internationales qui se réveillent à l'heure actuelle dans notre vieille Europe ? Comment allons-nous Qu'allons nous laisser à la génération qui vient ? Qu'allons nous faire dès demain... ?
Aujourd'hui, Dieu nous dit de nouveau qu'il a entendu nos prières, nos pleurs, nos soupirs et qu'il a proclamé : « Je suis la résurrection et la vie. Croyez en moi. Vivez, faites confiance, espérez, soyez certains. Je suis pour vous, et en plaçant votre confiance en moi, vous vivrez pour toujours ».
Nous vivons dans un monde incertain, qui se pose tant de questions, qui a tant de peurs. Nous, nous connaissons l'amour de Dieu et la vie qu'il veut donner au monde. Alors, célébrons la réponse de vie que la grâce de Dieu envoie au monde, et surtout soyons en les messagers auprès de ceux qui ne la connaissent pas.


Amen.


































vendredi 18 avril 2014

LUC 23.42-43 (Vendredi Saint 2014)

Chers frères et sœurs en Jésus Christ

chers amis,


Quand quelqu'un travaille huit heures par jour et reçoit de l'argent en échange, ça s'appelle un salaire. Quand quelqu'un remporte une compétition (sportive ou artistique) il reçoit un prix. Quand quelqu'un, après des années de service distingué reçoit une forme de reconnaissance (une médaille par exemple), c'est une récompense. Mais quand quelqu'un qui est incapable de gagner un salaire, de remporter un prix ou de mériter une récompense reçoit ces choses là, c'est une image de la grâce de Dieu.

32 On conduisait aussi deux malfaiteurs qui devaient être mis à mort avec lui.
33 Lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit appelé «le Crâne», ils le crucifièrent là ainsi que les deux malfaiteurs, l'un à droite, l'autre à gauche.
34 [Jésus dit: «Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font.»] Ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort. 35 Le peuple se tenait là et regardait. Les magistrats eux-mêmes se moquaient de Jésus [avec eux] en disant: «Il en a sauvé d'autres; qu'il se sauve lui-même, s'il est le Messie choisi par Dieu!»36 Les soldats aussi se moquaient de lui; ils s'approchaient pour lui présenter du vinaigre37 en disant: «Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même!» 38 Il y avait au-dessus de lui cette inscription [écrite en grec, en latin et en hébreu]: «Celui-ci est le roi des Juifs.» 39 L'un des malfaiteurs crucifiés avec lui l'insultait en disant: «Si tu es le Messie, sauve-toi toi-même, et nous avec toi!» 40 Mais l'autre le reprenait et disait: «N'as-tu aucune crainte de Dieu, toi qui subis la même condamnation? 41 Pour nous, ce n'est que justice, puisque nous recevons ce qu'ont mérité nos actes, mais celui-ci n'a rien fait de mal.» 42 Et il dit à Jésus: «[Seigneur,] souviens-toi de moi quand tu viendras régner.» 43 Jésus lui répondit: «Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis.»

Christ est mort entouré de deux criminels (les « larrons » des anciennes traductions). Ici, il faut se souvenir que la crucifixion était un supplice particulièrement affreux, réservé aux pires gibiers de potence. Les deux hommes qui sont morts aux côtés de Jésus étaient donc sans aucun doute des criminels endurcis, du type « grand banditisme », probablement avec du sang sur les mains. Comment Jésus, le Fils de Dieu, qui n'avait jamais commis la moindre faute, a t'il pu partager son agonie avec ce type d'hommes ? En fait, nous devons nous souvenir qu'il ne s'agit pas là d'un accident : cela entrait dans la volonté de Dieu. De toute éternité, Dieu avait décrété comment, où, quand et avec qui son Fils allait mourir. Il n'y a pas eu d'accident à ce moment crucial où Dieu a révélé son amour et son salut.

En condamnant Jésus à être crucifié entre ces deux voleurs, Pilate a, sans s'en rendre compte, accompli les décrets de Dieu. 700 ans auparavant, Dieu, par la bouche du prophète Esaïe, avait annoncé que son Fils, le Messie, devrait être « mis au nombre des malfaiteurs » (Esaïe 53:12).
Le Vendredi Saint, Christ a été crucifié avec un malfaiteur à sa droite et un malfaiteur à sa gauche. Cela était pour nous montrer l'humiliation que le Fils de Dieu a été prêt à endurer pour nous. Car Jésus a été puni à notre place. Comprenez bien une chose : les malfaiteurs, les transgresseurs, c'est nous. Nous avons transgressé la Loi de Dieu, nous avons fait le mal, et la Bible affirme clairement que le salaire du péché, c'est la mort. Mais Jésus est mort à notre place, il a pris sur lui la condamnation qui devait tomber sur nous. Il a été compté parmi les transgresseurs pour nous.

Le deuxième point que je veux souligner est celui de la grâce souveraine de Dieu qui se montre dans cet épisode. Les deux criminels étaient également proches de Christ. Ils étaient sans doute aussi mauvais l'un que l'autre, et ils étaient tous les deux en train de mourir de la même façon horrible. Mais l'un d'entre eux est mort comme il a vécu : dans es péchés, sans repentance, tandis que l'autre s'est tourné vers Christ, a cru en lui et a reçu le salut. Et le salut de cet homme mourant sur sa croix est une remarquable image de la grâce en tant que faveur imméritée.
Si nous nous basons sur l'idée tragiquement commune que nos bonnes œuvres méritent notre salut, cet homme, avec tous ces crimes et sa vie de brigand à son actif n'avait rien à présenter. C'était un homme mauvais, sans morale, sans respect des commandements divins et pourtant il a été sauvé, parce qu'il a mis sa foi en Jésus Christ et que c'est là le seul moyen pour recevoir le pardon divin. Précisons aussi que cet homme n'a pas pu être baptisé, qu'il n'a pas pu non plus démontrer qu'il avait été régénéré en portant un fruit quelconque de son salut, puisque sa conversion a eu lieu juste avant sa mort.
Et pourtant, encore une fois, il était sauvé parce qu'il avait la seule chose nécessaire : la grâce de Dieu saisie par la foi. C'est le message central de la Bible, celui que Paul a exprimé ainsi : « c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c'est un don de Dieu » (Ephésiens 2:8).

Mais comment un criminel mourant a t'il pu reconnaître comme Sauveur celui qui était crucifié à ses côtés ?
Tout d'abord, il est faux de la présenter comme « un pécheur ». Encore une fois, tous les humains sont pécheurs. Mais il y a deux catégories de pécheurs : ceux qui demeurent dans leur péché et ceux qui deviennent par Jésus des pécheurs pardonnés.
Vous vous souvenez sans doute de sa parole de reproche à son compagnon d'infortune :
Tu n'as donc aucun respect de Dieu, toi, et pourtant tu subis la même peine?Pour nous, ce n'est que justice: nous payons pour ce que nous avons fait;mais celui-là n'a rien fait de mal.
Nous voyons ici cet homme se reconnaître pécheur, reconnaître la justice du châtiment qui pèse sur lui. C'est sans doute la première étape, qui mène au salut. Mais elle n'est pas suffisante en tant que telle. Si nous y restons nous pouvons même sombrer dans la culpabilité et le désespoir.
Il faut donc suivre le mouvement qui a été celui du brigand et se tourner vers Jésus. C'est ce que le brigand a fait quand il a dit à Jésus « [Seigneur,] souviens-toi de moi ». Cette parole, Jésus veut encore que nous la disions. Il veut que nous la disions si nous n'avons pas encore placé notre espérance en lui. Il veut que nous la disions même si nous marchons avec lui depuis des années, parce qu'il sait que nous avons besoin de sa présence tous les jours de notre vie.
Jésus a répondu au brigand qui faisait appel à lui. Il l'avait promis « je ne repousserai pas celui qui vient à moi » (Jean 6:37) et nous voyons là que cette promesse est vérité. Le brigand demande à Jésus de se souvenir de lui, mais Jésus lui dit « tu seras avec moi ». Et si un Sauveur mourant a pu dire cela, à quel peut-il aussi le dire maintenant qu'il est ressuscité !


Recevoir un salaire sans avoir travaillé, un prix sans l'avoir gagné, une récompense sans l'avoir mérité : voilà ce que veut dire être sauvé par la grâce. La grâce est le message de la croix, chose horrible mais qui dans l'amour de Dieu est devenu une source de paix et de bénédictions pour nous. Les chrétiens devraient tous être des hommes et des femmes marqués par cette grâce, cette grâce qui exclue tout moralisme, tout légalisme. La grâce n'est pas une théologie, une doctrine, un sujet de discussion : la grâce est une personne, Jésus-Christ, qui est au cœur de l'Evangile.




L'Evangile annonce que, parce que Jésus a été fort pour vous, vous êtes libre d'être faible. Parce que Jésus a gagné pour vous, vous êtes libre de perdre. Parce que Jésus a été quelqu'un, vous êtes libre de n'être personne. Parce que Jésus a été extraordinaire, vous êtes libre d'être ordinaire. Parce que Jésus a réussi pour vous, vous êtes libre d'échouer.
Et tout cela vient de la croix.


















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dimanche 13 avril 2014

MATTHIEU 21.1-11

Lorsqu'ils approchèrent de Jérusalem et qu'ils furent arrivés à Bethphagé, vers le mont des Oliviers, Jésus envoya deux disciples 2 en leur disant: «Allez au village qui est devant vous; vous y trouverez tout de suite une ânesse attachée et un ânon avec elle; détachez-les et amenez-les-moi. 3 Si quelqu'un vous dit quelque chose, vous répondrez: 'Le Seigneur en a besoin.' Et à l'instant il les laissera aller.»
4 Or [tout] ceci arriva afin que s'accomplisse ce que le prophète avait annoncé:
5 Dites à la fille de Sion: 'Voici ton roi qui vient à toi, plein de douceur et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d'une ânesse.'
6 Les disciples allèrent faire ce que Jésus leur avait ordonné. 7 Ils amenèrent l'ânesse et l'ânon, mirent leurs vêtements sur eux, et Jésus s'assit dessus. 8 Une grande foule de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin; d'autres coupèrent des branches aux arbres et en jonchèrent la route.
9 Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: «Hosanna au Fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna dans les lieux très hauts!»
10 Lorsqu'il entra dans Jérusalem, toute la ville fut troublée. On disait: «Qui est cet homme?»
11 La foule répondait: «C'est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée.»  



Quand les poissons volaient et les forêts marchaient
Et que les figues poussaient sur les épines,
Lorsque la lune était sang
Á ce moment là, je suis sûrement né.

Avec une tête monstrueuse et un braiement écoeurant
Et des oreilles comme des ailes sans racines;
C’est la parodie marchante du Diable,
Sur ses quatre pattes.

Les brigands en loques de la terre,
D’ancienne volonté tordue;
M’affament, me fouettent; se moquent de moi:  je suis muet,
Je garde mon secret en silence.

Imbéciles! Car j’ai aussi eu mon heure;
Une heure acharnée et douce;
Il y a eu un cri près de mes oreilles,
Et des rameaux devant mes pieds.


Hi-han,
ou plutôt Bonjour


J'ai pensé que ce poème de GK Chesterton était la meilleure façon de me présenter. Oui, je suis l'âne, l'âne qui a amené Jésus à Jérusalem le jour que vous appelez à présent « dimanche des Rameaux ».
Je sais que pour vous, au 21 siècle, les ânes sont dorénavant des animaux sympathiques. Mais pendant longtemps, nous n'avons été que des bêtes de somme, pas très belles, pas très élégantes avec nos grandes oreilles et nos braiements pas très beaux à entendre. Nous n'inspirons pas l'admiration comme les magnifiques pur-sang, et nous n'inspirons pas non plus la crainte, comme les lions féroces, mais j'espère que vous allez prêter attention à ce que j'ai à vous dire, parce que vous et moi avons en fait beaucoup de choses en commun. Jésus m'a trouvé, il m'a délié et il m'a guidé le jour des Rameaux, et la même chose vous est arrivé.
Soyons clairs ; je ne vais pas vous parler de moi, mais de Jésus. Sans Jésus, il n'y aurait pas de dimanche des Rameaux, pas d'entrée à Jérusalem qui ouvre la voie vers le Calvaire, pas de roi-serviteur qui va ne recevoir qu'une couronne d'épines et qui au lieu de s'asseoir sur un trône doré va mourir sur une vile croix de bois pour que vous puissiez vivre éternellement. Alors, parlons de Jésus.
Savez-vous ce que Jésus avait fait avant le dimanche des Rameaux ? Il avait passé du temps à Jéricho, où il avait guéri un homme aveugle, puis il avait passé du temps avec un collecteur d'impôt nommé Zachée. De là, il était parti vers Béthanie, où il avait mangé chez Marthe, Marie et Lazare, ce même Lazare qu'il avait peu de temps avant ressuscité des morts. Et puis Jésus est retourné vers Jérusalem, mais avant d'entrer dans la ville, il a demandé à deux de ses disciples d'aller me chercher, moi, l'âne. Cela a dû sembler étrange aux disciples. Quand il ne se déplaçait pas en bateau sur le lac de Galilée, Jésus marchait, il allait partout à pied. Pourquoi voulait-il soudainement un âne pour parcourir deux kilomètres ? C'était pour accomplir la parole du prophète Zacharie qui, 500 ans auparavant, avait écrit : « Réjouis-toi, fille de Sion! Lance des acclamations, fille de Jérusalem! *Voici ton roi qui vient à toi; il est juste et victorieux, il est humble et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d'une ânesse. » (Zach 9:9).
Bien avant que je naisse, Dieu me connaissait. Bien plus : il avait un plan pour moi : être celui qui allait porter son Fils vers Jérusalem. Vous voyez bien, nous ne sommes pas tant différents vous et moi. Parce qu'avant même que vous soyez nés, Dieu vous connaissait. C'est ce que dit l'apôtre Paul « En [Christ], Dieu nous a choisis avant la création du monde pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui. Dans son amour, il nous a prédestinés à être ses enfants adoptifs par Jésus-Christ. C'est ce qu'il a voulu, dans sa bienveillance » (Eph 1:4,5).
Peut-être que vous pensez que personne ne s'intéresse à vous, que votre vie n'a ni sens ni but. Croyez-moi, je sais ce que c'est. Nous autres les ânes, on compte peu, on nous bat et on se moque de nous. Même les autres ânes me regardaient de haut parce que j'étais le plus petit, un ânon qui n'avait encore porté personne sur son dos quand Jésus a envoyé me chercher. Mais ce que les autres pensent de vous ne compte pas. Ce qui compte, c'est ce que Dieu pense. Et il pense à vous. Il a en fait pensé à vous avant même de créer le monde. Depuis ce moment là, Dieu a choisi de vous sauver pour que vous puissiez vivre avec lui pour l'éternité. Mais pour cela, il a dû envoyer son Fils vers Jérusalem...


Quand Jésus a envoyé ses deux disciples, il leur a donné des instructions très précises : où me trouver, que dire si on leur demandait pourquoi ils m'emmenaient. Les disciples ont tout trouvé comme il le leur avait dit. Qu'est-ce que ça dit à propos de votre Sauveur ? Cela veut dire qu'il sait toute chose, même ce qui va vous arriver au prochain tournant. C'est pour cela que vous pouvez être certain que Jésus ne vous enverra jamais dans une quête futile et vaine. Quand il a envoyé ses disciples me chercher, ils devaient se poser des questions quand même, mais Jésus savait là où il les envoyait et qu'ils allaient bien me trouver.
Vous voyez, j'ai été très surpris de voir les deux disciples venir me chercher. A l'époque, je ne connaissais rien de la prophétie de Zacharie. Et même si je l'avais connue, je n'aurai jamais pu rêver que ce serait moi qui serait choisi pour porter le Sauveur sur mon dos. Mais avant de pouvoir servir Jésus, j'ai dû être trouvé. Jésus a dit un jour qu'il était venu pour « chercher et trouver ce qui était perdu ». Dieu a cherché les pécheurs depuis Adam et Eve. Ça doit aller dans cet ordre, parce que les pécheurs ne cherchent pas Dieu. Ils pensent qu'ils n'ont pas besoin de lui, qu'il ne sont après tout pas si mauvais que ça, mais de toute façon, ils ne cherchent pas Dieu.
Mais Jésus est venu vous chercher, et il vous a trouvés, mes amis. Bien sûr, vous n'avez pas rencontré Jésus, mais il a envoyé ses disciples vous chercher, comme il l'a fait pour moi.
Jésus est venu vous chercher pour vous dire à quel point votre péché est dangereux, tout comme une maladie mortelle qui, si elle ne reçoit pas de traitement, vous mènera à la destruction.
Jésus avertit et dit « Si ton pied te pousse à mal agir, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer boiteux dans la vie que d'avoir les deux pieds et d'être jeté en enfer, [dans le feu qui ne s'éteint pas,46 là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas ]. 47 Et si ton oeil te pousse à mal agir, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer dans le royaume de Dieu avec un seul oeil que d'avoir deux yeux et d'être jeté dans l'enfer [de feu],48 là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. »
Mais ce n'est pas que Jésus vous cherche pour vous faire peur. Il est plutôt comme un médecin qui cherche son patient atteint d'une maladie mortelle pour pouvoir commencer son traitement et le guérir. C'est ce que l'histoire du dimanche des Rameaux nous montre.
Après qu'on m'ait trouvé, j'ai dû être détaché de mon poteau. C'est un autre point commun entre vous et moi. Vous aussi, vous étiez attaché, non pas avec une corde, mais par le péché. Jésus a dit un jour « toute personne qui commet le péché est esclave du péché » (Jean 8.34). Jésus a même continué et dit que ceux qui sont sous l'emprise du péché ont Satan pour maître (Jean 8.42-47). J'ai vu comment les hommes se comportent en tant qu'esclaves du péché : j'ai vu le mensonge, la dissimulation, le vol, les pratiques commerciales douteuses, l'immoralité sexuelle, l'égoïsme et bien d'autres choses. Je pense que vous voyez ce dont je veux parler.
Mais Jésus est venu vous libérer de ces liens du péché : son sang et précieux sang qui a coulé à la croix les a dissous. Vous n'êtes plus sous la domination de Satan, et la condamnation qui pesait sur vous a été effacée. Vous êtes libres.
Mais notez bien que vous n'avez pas été déliés pour galoper où bon vous semble. Quand les disciples m'ont détaché, ils m'ont amené à Jésus parce que je devais le servir. C'est la même chose pour vous : vous êtes sauvé pour servir. Est-ce que ça voudrait dire que vous êtes juste passés de l'esclavage de Satan à un autre ? Non. Jésus est votre Seigneur, mais il ne gouverne pas sur votre vie comme un maître d'esclaves. Jésus a dit un jour « 28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau, et je vous donnerai du repos.29 Acceptez mes exigences et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos pour votre âme.30 En effet, mes exigences sont bonnes et mon fardeau léger.» (Matthieu 11:28-30).
Quand Jésus est monté sur mon dos, j'ai senti son poids, mais il n'en est pas de même pour vous. Quand Jésus vient dans vos vies, c'est un peu quand vous mettez un bon manteau l'hiver. Vous savez, quand il fait très froid dehors, vous ne dites pas « ah la la, ce manteau est lourd, je voudrais pouvoir l'enlever ». Non, vous dites « hum, ce manteau est bien chaud, je suis content de l'avoir sur moi ». Et Jésus vous réchauffe de son amour et de ses promesses, en vous protégeant des coups de froid qui arrivent dans vos vies.
Comment être sûrs de cela ? Et bien, le dimanche des Rameux est là pour que vous en soyez certains. Jésus n'est pas entré à Jérusalem sur un cheval de guerre, prêt à chasser les Romains comme beaucoup de gens pensaient que le Messie le ferait. Il n'est pas non plus entré dans la Ville Sainte comme un riche bienfaiteur distribuant du pain au bon peuple. Jésus aurait pu faire cela. C'est même ce que beaucoup de gens attendaient. Mais s'il avait suivi cette voie, il n'y aurait eu aucun espoir de salut pour eux et pour vous.
Jésus est entré à Jérusalem sur moi, un humble ânon, comme s'il n'avait été qu'un de ces fagot de bois destiné à brûler les sacrifices dans le Temple. Et en effet, Jésus s'est livré en un sacrifice parfait pour le salut de tous ceux qui croient en lui.
"Ah, mais si seulement Jésus pouvait venir pour nous assurer de ces choses » diront certains. Mais Jésus vient bel et bien vers nous. Il vient vers vous dans sa Parole où vous pouvez entendre sa voix, il vient vers vous dans le pain et le vin de la Cène qui scellent votre rédemption. Dans toutes ces choses, Jésus vient et vous assure de sa promesse « celui qui croit au Fils a la vie éternelle ».


Jésus aurait pu m'utiliser pour fuir loin de cette ville, de ces gens, parce qu'il savait que le dimanche des Rameaux n'est que la porte d'entrée vers le Vendredi Saint et le Calvaire. Mais il ne l'a pas fait. Jésus n'est donc pas entré à Jérusalem comme un envahisseur, mais comme le Sauveur. Et sa présence dans vos vies aujourd'hui n'est pas une intrusion mais une bénédiction, parce qu'en Jésus vous avez été trouvés, déliés et que vous êtes à présent dirigés vers le Ciel.
Alors que tout le peuple de Dieu puisse chanter « hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! »


Amen.






lundi 7 avril 2014

Etude biblique du 8 avril

Chers amis,

mardi 8 avril, étude biblique à Melle à 20h15. 

Thème: Caleb et Josué (Nombres 13:26-14:10).

cordiale invitation à tous!