dimanche 8 juin 2014

JEAN 20.19-23



19 Le soir de ce même dimanche, les portes de la maison où les disciples se trouvaient [rassemblés] étaient fermées car ils avaient peur des chefs juifs; Jésus vint alors se présenter au milieu d'eux et leur dit: «Que la paix soit avec vous!»
20 Après avoir dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. 21 Jésus leur dit de nouveau: «Que la paix soit avec vous! Tout comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.»
22 Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit: «Recevez le Saint-Esprit! 23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.»



Chers frères et soeurs en Christ
chers amis,


Comment est-ce que nous réagissons quand nous avons peur?

Normalement, nous essayons de nous protéger.

Cette protection peut prendre diverses formes.

Tout d'abord, nous pouvons construire une barrière, un mur autour de nous. C'est ce qui arrive par exemple dans les zones peu sures quand les gens ferment leurs portes avec trois verrous quand ils vont chercher le pain. Mais il y a aussi les barrières mentales que nous élevons envers tous ceux qui pourraient selon nous nous menacer.

Nous pouvons aussi nous protéger en nous éloignant du danger tel qu'il est perçu. Cela peut se manifester par exemple par une résistance au changement, parce que nous avons peur d'évoluer et de perdre nos fonctionnements confortables. J'ai connu des gens qui, bien que malades, refusaient d'aller chez le médecin parce qu'ils avaient peur du diagnostic. On peut aussi dans ce cadre limiter au maximum le contact avec les autres, parce qu'on a peur de leur colère, de leur mensonge ou de leurs abus. Nous pouvons retirer nos enfants de certaines activités ou de certaines relations parce que nous avons peur qu'il leur arrive du mal. Si nous avons été blessés par une relation dans le passé, nous pouvons aussi éviter de créer de nouvelles relations pour éviter de recevoir de nouveau des coups.

Nous nous protégeons aussi parfois en attaquant. Nous avons peur, alors nous agressons (ne serait-ce que verbalement) ceux qui menacent (selon nous) notre sécurité, notre petit confort et notre immobilisme. Dieu sait que les démagogues de tous les partis savent jouer sur cette agressivité de la masse qui a peur.

Nos peurs peuvent contrôler notre identité et nos actions. Nous construisons des barrières physiques et émotionnelles autour de nous. Nous pouvons nous réfugier sous une apparence légère, en privilégiant les sujets de discussions légers. Nous évitons de trop aller au fond des choses et nous gardons beaucoup de choses enfouies en nous-mêmes. Nous pouvons construire un mur d'agressivité pour nous protéger des gens et des choses qui nous font peur.

Bien sûr, beaucoup de gens n'admettent pas leurs craintes, mais nous avons tous peur de quelque chose. Nous pouvons avoir peur de perdre nos êtres chers, notre travail, notre santé ou même la vie.

Nos craintes nous restreignent, elles nous limitent, elles nous piègent. Elles font parfois peser sur nous un fardeau très lourd. Nos peurs peuvent nous rendre malade. Nos peurs nous contrôlent et nous font faire beaucoup de choses complètement irrationnelles. Nos peurs nous enferment et nous font à notre tour enfermer les autres aussi.

Et c'est là que Jésus arrive et dit “Que la paix soit avec vous!”

La paix?

Sujet compliqué! Parce que je crois que nous pouvons aspirer à la paix tout en en ayant peur. Ce que je veux dire par là est que nous préférons souvent une fausse paix. Une paix qui implique des murs et de la distance, une paix qui implique la colère et la punition. Et pourtant, nous avons que toutes nos barrières n'offrent aucune paix réelle, mais seulement une isolation par rapport au danger.
Pourtant, Jésus franchit nos barrières pour nous offrir la paix. Il vient nous apporter la paix ce matin. Mais cette paix peut nous effrayer.
Pensez à ce qui est arrivé aux disciples: ils avaient peur parce que Jésus était mort, parce qu'ils pensaient qu'eux aussi allaient être arrêtés et jugés, c'est pour celà qu'ils s'étaient enfermés. Et c'est à ce moment là que le Christ vivant, ressuscité, leur apparaît et leur dit de sortir!
C'est encore vrai aujourd'hui mes amis. La seule vraie paix ne peut venir que d'une rencontre avec le Christ vivant qui entre dans notre enfermement pour nous envoyer dans le monde. Cette paix là nous demande de nous fier à Jésus plus qu'à nos peurs.
Cette paix là est celle que Dieu nous donne. C'est un des grands thèmes de la Bible. Jésus a dit “Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne s'alarme point.” (Jean 14.27)

Il y a donc deux sortes de paix: la paix que le monde donne et la paix que Jésus donne. La paix que le monde donne, ce sont toutes les fausses sécurités que nous pouvons nous construire. Les barrières dont nous avons parlées, mais aussi les fausses sécurités qu'apportent par exemple les drogues mais aussi l'accumulation de biens matériels, la poursuite de la “belle vie”.... le problème est que toutes ces choses sont vaines, qu'elles ne peuvent en aucun cas nous apporter une paix véritable et durable.
Nous avons donc besoin de la vraie paix, et c'est uniquement en Jésus que nous pourrons la trouver.

Jésus dit ““Que la paix soit avec vous!”

Oui, mes amis, Dieu veut nous donner sa paix, et il le fait en Jésus et par l'Esprit Saint.

Dans la lettre aux Romains, Paul dit « Etant donc justifiés en vertu de la foi, nous sommes en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ » (Rom 5.1)

Le premier aspect de la paix de Christ, le plus fondamental, c'est la paix avec Dieu. Nos fautes nous séparent de notre Créateur. Mais Dieu a envoyé son Fils vers nous: « Le Christ lui-même a souffert la mort pour les péchés, une fois pour toutes. Lui l’innocent, il est mort pour des coupables, afin de vous conduire à Dieu. » (1 Pierre  3.18).
Christ nous a « réconciliés avec Dieu », dit la Bible. Nous ne sommes plus les ennemis de Dieu, mais ses enfants.
Et de cette paix avec Dieu découle l'autre aspect de la paix de Christ: la paix avec nous-même, parce que nous nous savons dignes d'être aimés, et la paix avec les autres, parce que Jésus nous donne la force pour les aimer. Tout cela nous vient des mains et du côté percés pour nous de Christ, que Jésus a montré ce soir là à ses disciples. Voilà pourquoi Jean nous dit qu'ils

Jésus nous donne sa paix. Qu'en ferons-nous? Allons-nous la saisir? Allons-nous nous reposer en elle? Elle est la première chose que Jésus apporte à ces disciples en ce jour pour confirmer leur foi. Jésus nous dit « je vous donne ma paix ». C'est un don. Quelque chose de gratuit. Cette paix, nous n'avons pas à la gagner ou à la mériter. Il suffit juste de la recevoir en mettant notre foi, notre confiance, en Jésus-Christ.

Et cette paix, c'est l'Esprit Saint qui a fait naître et la nourrit en nous. Je crois qu'il est bon, en cette fête de Pentecôte, de rappeler que l'Esprit Saint agit encore aujourd'hui selon ce que Jésus nous a promis : « Quand le défenseur sera venu, l'Esprit de la vérité, il vous conduira dans toute la vérité, car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu  » (Jean 16.13) et « le défenseur, l'Esprit saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (Jean 14.26)
On pourrait d'une certaine façon que le rôle de l'Esprit est d' amener à la paix de Christ en nous
C'est l'Esprit Saint qui fait naître la foi dans nos cœurs, c'est lui qui nous fait réellement comprendre le sens de la Bible, qu'il a inspirée, c'est lui qui nourrit notre foi et nous rappelle les promesses de Christ. Oui mes amis, l'Esprit exclusivement dans la Parole et son seul but est de glorifier Jésus et de nous amener à l'adorer, pour que nous puissions recevoir sa paix.

Jésus dit : « que la Paix soit avec vous ». Frères et sœurs, à quel point nous avons besoin de cette paix que seul Jésus peut donner. Elle seule peut nous libérer des forteresses du péché et de nos fausses sécurités dans lequelles nous nous sommes laissés enfermer sous prétexte de nous protéger.

Alors regardons à Jésus, croyons en lui, demandons à l'Esprit Saint de nous aider et de nous rendre forts dans la foi et fidèles à la Parole. Alors nous pourrons, comme Jésus l'ordonne à ses disciples, aller dans le monde pour annoncer la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu. Alors aussi, comme nous le dit l'apôtre Paul : «la paix de Dieu, qui dépasse tout ce que l'on peut comprendre, gardera votre coeur et vos pensées en Jésus-Christ. » (Philippiens 4.7)









jeudi 5 juin 2014

Dimanche 8 juin 2014

Chers amis,

dimanche 8 juin, culte de Pentecôte à 10h30 au temple de Beaussais

(nb: école biblique repoussée au dimanche suivant)

Cordiale invitation à tous!

mardi 27 mai 2014

Etude biblique 27 mai

Ce soir 20h15 à Melle, suite de l'étude biblique "Esther: dire oui à Dieu" 
(lire Esther 4).

dimanche 25 mai 2014

JEAN 14.15-21

15 Si vous m'aimez, respectez mes commandements.16 Quant à moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre défenseur afin qu'il reste éternellement avec vous:17 l'Esprit de la vérité, que le monde ne peut pas accepter parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas. [Mais] vous, vous le connaissez, car il reste avec vous et il sera en vous.
18 Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.
19 Encore un peu de temps et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez parce que je vis et que vous vivrez aussi.20 Ce jour-là, vous saurez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi et moi en vous.
21 Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime; celui qui m'aime sera aimé de mon Père et moi aussi, je l'aimerai et je me ferai connaître à lui.»



Chers frères et sœurs en Christ,
chers amis,


Je ne vous laisserai pas orphelins, dit Jésus.

L’Église chrétienne a toujours défendu « la veuve et l'orphelin ». Cette expression est d'ailleurs venue tout droit de la Bible (Exode 22.22-23, Jacques 1.27). A cet égard, une des œuvres les plus remarquables a été celle du pasteur Georges Müller dans l'Angleterre du 19ème siècle. Müller eut à cœur de créer des lieux d'accueil et d'éducation pour les nombreux orphelins des villes ouvrières. Mais cette œuvre, il décida de la mener en ne se confiant qu'en Dieu, sans adresser à quiconque la moindre demande d'argent, en ayant recours seulement à la prière. Ce fut le début d'une marche par la foi. Par exemple, lors d'une occasion (bien documentée), Müller et ses assistants remerciaient Dieu pour le petit déjeuner quand tous les enfants étaient assis à la table et bien qu'il n'y ait plus rien eu à manger dans la maison. À la fin de la prière, un boulanger frappa à la porte avec suffisamment de pains frais pour nourrir tout le monde. De tels épisodes se reproduisirent bien souvent, montrant la grande fidélité de Dieu.

Encore aujourd'hui, à cause des guerres, des catastrophes naturelles ou des épidémies, le monde compte un grand nombre d'orphelins. Devenir orphelin est une tragédie d'une immense ampleur. Les enfants qui perdent leurs parents perdent la source de leur sécurité et deviennent vulnérables et sans défense, que ce soit physiquement, émotionnellement ou sur un plan psychologique.
Bien sûr, le personnel des orphelinats est là pour prendre soin d'eux, mais les orphelins souffrent aussi de pertes plus profondes et dramatiques. La tragédie de ces enfants est qu'ils ont perdu leur histoire, et c'est là quelque chose de très difficile à surmonter. Le sens de leur identité, de qui ils sont, d'où ils viennent et vont a été gravement endommagé. Souvent d'ailleurs, ce problème ne se révèle dans toute son ampleur qu'une fois arrivé à l'âge adulte, quand beaucoup demeurent hantés par ce qu'ils ont perdu ou ce qui leur a manqué durant leur construction.
Même quand ces gens ont pu connaître leurs parents et en garder un souvenir (et c'est loin d'être toujours le cas), il reste difficile de combler certains vides trop grands. Il est donc peu surprenant de constater qu'il y a une plus forte proportion d'anxieux, de dépressifs et de drogués parmi les orphelins.

« Je ne vous laisserai pas orphelins » nous dit Jésus ce matin dans l'évangile selon Jean.

Des orphelins, il y en avait sans doute beaucoup Jésus et ceux qui l'écoutaient connaissaient sans doute beaucoup d'orphelins à l'époque et, en prenant comme exemple leur expérience difficile, Jésus parle à ces disciples d'un temps où ils se sentiront seuls, vulnérables et perdus quand il va retourner auprès du Père.

Quand nous lisons les évangiles, nous voyons que les disciples sont souvent comme de petits enfants. Ils sont très dépendants de Jésus, et l'idée de devoir avancer sans lui les alarme. Ils se sentent perdus et sans force.
Mais Jésus ne laisse pas ses disciples comme des orphelins. « je reviens vers vous » dit il. Comme nous le savons, Jésus parle ici de la venue de l'Esprit Saint, le jour de la Pentecôte.

« Ce jour-là, vous saurez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi et moi en vous. » ces paroles de réconfort signifient que les disciples ne seront pas orphelins : ils sauront exactement qui ils sont et à qui ils appartiennent.

Ceux qui sont à Christ ne sont jamais des orphelins. Par lui, et dans le Saint Esprit, ils sont un avec le Père. Jésus dit «  celui qui m'aime sera aimé de mon Père ». Oui, en Jésus que nous aimons et servons, nous recevons aussi l'amour ultime : celui de notre Père divin. De quoi d'autre aurions-nous besoin ? Nous n'aurons plus jamais à nous sentir faibles et vulnérables.

Dans ce passage très trinitaire, nous voyons le Père, le Fils et l'Esprit Saint œuvrer ensemble pour le salut du monde et pour nous amener dans leur relation d'amour.
Les disciples auxquels Jésus s'adresse, et vous, et moi, sont amenés au cœur de cette unité d'amour qu'est la Trinité, comme des enfants sont chéris et aimés au sein d'une famille.

Nous ne sommes plus orphelins. Nous ne sommes plus seuls et vulnérables, plus perdus et sans but. Jésus vient toujours vers nous dans la puissance du Saint Esprit, dans notre baptême, dans la sainte cène et dans l'amour qui peut se vivre au sein des communautés vraiment fidèles à sa Parole.

Nous ne sommes plus orphelins, même si parfois la vie peut certainement ne pas nous faire de cadeau et nous donner l'impression d'être écrasés. Même dans de telles conditions, nous devons nous souvenir que nous appartenons au Père, et que nous sommes adoptés en Jésus le Fils. Le Père nous aime comme il aime Jésus. Nous avons une nouvelle direction, un nouveau futur, un nouveau foyer, une nouvelle vie. Jésus ne nous a jamais abandonnés, même dans les moments où nous avons pu croire qu'il l'avait fait.

Tous les jours, dans les orphelinats chrétiens du monde entier, des orphelins dont la vie a été marquée par un drame immense expérimentent le pouvoir de l'adoption et de l'amour de Dieu. Ce même amour qui vient restaurer votre vie est aussi là pour restaurer la leur, pas à pas, jour après jour. Pour eux comme pour nous, la puissance de l'Esprit Saint est là, vivante et active aujourd'hui comme hier, qui nous rend désireux et capables de garder les commandements de notre Seigneur Jésus-Christ, parce que nous savons que selon sa promesse, il ne nous laissera pas orphelins.

lundi 12 mai 2014

Etude biblique mardi 13 mai

Chers amis

mardi 13 mai étude biblique à Melle à 20h15

Esther: dire oui à Dieu (lire Esther 4)

cordiale invitation à tous!

vendredi 9 mai 2014

JEAN 10:1-10

Le Berger, Julien Dupré (1851-1910)
En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. 2 Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. 3 Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors. 4 Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. 5 Elles ne suivront point un étranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers.
6 Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait. 7 Jésus leur dit encore: En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. 8 Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutés. 9 Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. 10 Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance.



« Le Berger »

C'est ce qu'on appelle une figure de style. Jésus a toujours annoncé la vérité. Il l'a souvent fait en parlant de façon très simple et directe, mais aussi parfois dans un langage plus imagé.

L'Evangile de ce dimanche nous permet de réfléchir au thème du Bon Berger, à cette image qui était chère au coeur de Jésus et qui, en fait, traverse la Bible.

On peut penser à tous les personnages de l'Ancien Testament qui étaient vraiment bergers: Abel, Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, David (bien sûr!), le prophète Amos et tant d'autres. Les rois d'Israël (David en tête) étaient vus comme des bergers chargés de protéger leur peuple.

Et puis bien sûr, il y a le Psaume 23, qui dit « l'Eternel est mon berger, je ne manquerai de rien ». Cette description correspond parfaitement à Jésus, qui s'est lui-même appelé le « Bon Berger »

Aujourd'hui, dans notre texte de l'Evangile selon Jean, Jésus développe ce thème. Il y trois idées dans ce passage que je vous demande d'avoir en tête avant que nous les étudions ensemble.

Jésus est le vrai berger, à l'opposé des faux bergers, qui sont des voleurs et des brigands.

Jésus connaît les brebis, et les brebis le connaissent.

Jésus est aussi la porte de la bergerie, notre chemin vers la sécurité et une vie abondante.


A l'époque comme aujourd'hui, il y avait beaucoup de faux bergers. Jésus a donc averti son peuple, ses brebis. Prenez garde aux faux bergers!! Méfiez-vous d'eux!! Ils ne sont pas le vrai berger: seul Jésus l'est.

Mais qui sont ces faux bergers? Jésus pense certainement à tous les faux Messies qui, à l'époque, se levaient régulièrement, et qui entraînaient souvent avec eux beaucoup de gens dans des histoires qui se finissaient souvent tragiquement.
De nos jours aussi, nous avons des « voleurs et des brigands ». De faux enseignants qui entraînent les gens dans l'erreur, pensons aux gourous des sectes, aux diseuses de bonne aventure et astrologues, aux pseudo-théologiens qui méprisent la Bible, aux adorateurs du Grand Architecte de l'Univers, aux philosophes aux idées fumeuses, aux politiciens qui promettent des len demains qui chantent...toujours remis au surlendemain

Tous ceux là et tant d'autres sont des artisans du mensonge et de la tromperie. Tout ceux là Tous ceux là et tant d'autres n'ont qu'à but: arracher les brebis des soins du seul bon berger pour les égarer.
Ils veulent amener les brebis dans des endroits où elles ne seront plus protégées et nourries. Oui, le faux berger peut avoir un grand sourire sur son visage, mais dans son coeur il n'est qu'un voleur et un brigand qui ne se soucie en rien des brebis.

Mes amis, prenons garde, car il y a des voleurs et des brigands qui voudraient nous emmener loin de la bergerie, loin de Jésus. Parfois, d'ailleurs, nous sommes notre propre faux berger.
Cela arrive à chaque fois que nous suivons nos propres règles plutôt que celles de Dieu, notre volonté plutôt que la sienne. Quand nous plaçons notre confiance en nous-mêmes plutôt qu'en Dieu. Quand nous choisissons le chemien que nous jugeons le meilleur, sans suivre Christ.

Mais Jésus veut être notre bon berger. Il nous nourrit, il prend soin de nous, il nous protège. Il est digne de notre foi et de notre confiance. Il ne nous décevra pas. Il ne fuira pas si nous sommes en danger. Sa main solide tient une houlette et un bâton qui nous rassurent (Psaume 23.4).

Jésus est le bon berger. Il connaît ses brebis et ses brebis le connaissent.
A l'époque, il était courant pour un groupe de bergers de partager un enclos où ils logeaient leurs troupeaux. Le matin, chaque berger appelait son troupeau et les brebis suivaient la voix de leur gardien.

Les brebis connaissent la voix du berger. Nous connaissons la voix de Christ. Comment? Nous la connaissons à chaque fois que nous entendons la Loi qui condamne nos fautes et l'Evangile qui nous annonce le pardon. Et plus nous écoutons, mieux nous reconnaissons la voix de Jésus. La seule voix qui vaille la peine d'être écoutée dans le boucan de décadence qui nous entoure. Une voix d'autorité, de puissance, mais aussi de compassion et de grâce pour les brebis. Une voix rassurante et bienfaisante pour elles. Les brebis connaissent leur berger.

Mais, et c'est encore plus important, le berger connaît ses brebis. Jésus nous connaît, chacun de nous, plus que nous ne nous connaissons nous-mêmes. Et même s'il sait que nous sommes parfois des brebis qui s'échappent de l'enclos pour aller gambader ailleurs à nos risques et périls, il ne nous rejette pas. Au contraire il vient nous chercher.
Oui, il connaît chacun d'entre nous personnellement, tout comme le Père a notre nom écrit dans la paume de ses mains.
Jésus nous connaît, et nous le connaissons. Et il est la porte des brebis.

C'est uniquement par Jésus que nous pouvons entrer dans la bergerie, là où nous serons enfin à l'abri et en paix. Et Jésus dit bien qu'il est LA porte (pas une porte). Nul ne vient au Père que par moi dit Jésus ailleurs. Mais ici, c'est
la métaphore de l'enclos. Un endroit sûr où passer la nuit. Un refuge où l'on est protégé, nourri et soigné. Une image du royaume de Dieu.

Voilà où nous pouvons aller si nous passons par la porte, si nous plaçons notre foi seulement en Jésus-Christ. Il le mérité car en plus d'être le berger il a aussi été l'agneau de Dieu, immolé pour le salut du monde.

Alors, suivons Jésus le bon berger. Prenons garde chaque jour à ce que sa voix nous dit. N'écoutons pas les étrangers mais plaçons nous à la suite de Christ. Il nous connaît. Il nous aime, et il nous amène dans les verts pâturages.

mardi 6 mai 2014

Eglise et Politique: la position luthérienne (Elections Européennes)

Les électeurs français vont prochainement être appelés à se prononcer lors des élections européennes. La Bible distingue clairement le domaine spirituel (celui de l'Eglise) et le domaine politique (Gal 4.26, Rom 13, 1 Tim 2.2...). Fidèle à la Parole de Dieu, notre église ne s'immisce donc pas en politique et laisse ses membres libres de leur vote.
Les éventuelles prises de positions politiques  d'autres églises ou mouvements se réclamant du christianisme ne nous engagent en aucune manière.
Ces principes étant posés, il faut souligner que, si le vote est un droit, il est aussi un devoir. Il est donc aussi souhaitable que les chrétiens se montrent bons citoyens et participent au vote, en apportant leur voix aux candidats qu'ils estiment en conscience être les plus qualifiés.