Affichage des articles dont le libellé est Prédications audio. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Prédications audio. Afficher tous les articles
dimanche 6 mars 2016
lundi 8 février 2016
dimanche 31 janvier 2016
lundi 25 janvier 2016
dimanche 29 novembre 2015
dimanche 22 novembre 2015
dimanche 8 novembre 2015
dimanche 1 novembre 2015
dimanche 18 octobre 2015
RUTH 1.1-19
![]() |
| Ruth and Naomi - a portrait by Guy Rowe. |
A l'époque
où les chefs gouvernaient Israël, une famine survint dans le pays.
Un homme de Bethléhem en Juda partit séjourner avec sa femme et ses
deux fils dans la campagne du pays de Moab.
2 Cet
homme s'appelait Elimélek, sa femme Noémi et ses deux fils Mahlôn
et Kilyôn. Ils faisaient partie des Ephratiens, de Bethléhem en
Juda. Ils parvinrent en Moab, dans la campagne, et s'y établirent.
4 Ils
épousèrent des femmes moabites, dont l'une s'appelait Orpa et
l'autre Ruth. Ils demeurèrent là une dizaine d'années,
5 puis
Mahlôn et Kilyôn moururent à leur tour, et Noémi resta seule,
privée à la fois de ses deux fils et de son mari.
6 Lorsqu'elle
apprit que l'Eternel était intervenu en faveur de son peuple et
qu'il lui avait donné de quoi se nourrir, Noémi se mit en route
avec ses deux belles-filles pour rentrer du pays de Moab.
7 Elles
quittèrent donc ensemble l'endroit où elles s'étaient établies et
prirent le chemin du pays de Juda.
8 Alors
Noémi dit à ses deux belles-filles:
---Allez et rentrez chacune dans la famille de votre mère! Que l'Eternel soit bon pour vous, comme vous l'avez été pour ceux qui sont morts et pour moi-même.
---Allez et rentrez chacune dans la famille de votre mère! Que l'Eternel soit bon pour vous, comme vous l'avez été pour ceux qui sont morts et pour moi-même.
9 Qu'il
vous donne à chacune de trouver le bonheur dans un nouveau
foyer.
Puis elle les embrassa pour prendre congé. Les deux jeunes femmes pleurèrent à gros sanglots
Puis elle les embrassa pour prendre congé. Les deux jeunes femmes pleurèrent à gros sanglots
11 Noémi
leur répondit:
---Retournez chez vous, mes filles! Pourquoi viendriez-vous avec moi? Je ne peux plus avoir des fils qui pourraient vous épouser.
---Retournez chez vous, mes filles! Pourquoi viendriez-vous avec moi? Je ne peux plus avoir des fils qui pourraient vous épouser.
12 Retournez
chez vous, mes filles, allez! Je suis trop âgée pour me remarier.
Et même si je disais: «J'ai de quoi espérer des enfants, je me
donnerai à un mari cette nuit même et j'en aurai des fils,
13 attendriez-vous
qu'ils aient grandi et renonceriez-vous pour cela à vous remarier?
Bien sûr que non, mes filles! Je suis bien plus affligée que vous,
car l'Eternel est intervenu contre moi.»
14 Alors
les deux belles-filles se remirent à sangloter. Finalement, Orpa
embrassa sa belle-mère, mais Ruth resta avec elle.
15 Noémi
lui dit:
---Regarde: ta belle-sœur est partie rejoindre son peuple et ses dieux, fais comme elle: retourne chez les tiens!
---Regarde: ta belle-sœur est partie rejoindre son peuple et ses dieux, fais comme elle: retourne chez les tiens!
16 Mais
Ruth lui répondit:
---N'insiste pas pour que je te quitte et que je me détourne de ta route; partout où tu iras, j'irai; où tu t'installeras, je m'installerai; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu.
---N'insiste pas pour que je te quitte et que je me détourne de ta route; partout où tu iras, j'irai; où tu t'installeras, je m'installerai; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu.
17 Là
où tu mourras, je mourrai aussi et j'y serai enterrée. Que
l'Eternel me punisse avec la plus grande sévérité, si autre chose
que la mort me sépare de toi!
Toujours
un peu étrange pour moi de prêcher sur ce texte, puisqu'il figurait
en bonne place dans notre liturgie de mariage. Mais bon, ça, « c'est
ma vie ».
Et
bien justement : l'histoire de Ruth est une histoire qui nous
dit que Dieu agit dans nos vies, qu'il agit même dans nos erreurs et
qu'en fait, nous devrions nos vies inscrites dans le grand plan de
Dieu. C'est l'histoire de Ruth.
Cette histoire, elle
commence à l'époque des Juges (v.1), une période de chaos
politique, moral et spirituel. L'auteur raconte qu'en plus de ce
contexte déjà difficile : « une
famine survint dans le pays. Un homme de Bethléhem en Juda partit
séjourner avec sa femme et ses deux fils dans la campagne du pays de
Moab.2 Cet homme s'appelait Elimélek, sa femme Noémi et ses
deux fils Mahlôn et Kilyôn. Ils faisaient partie des Ephratiens, de
Bethléhem en Juda. Ils parvinrent en Moab, dans la campagne, et s'y
établirent. »
Israël
et Moab étaient deux nations voisines, mais surtout ennemies, qui se
livraient une guerre sans merci. C'est là qu'on voit le premier
point de l'histoire de Ruth. Elimélek et sa famille font le choix de
quitter le pays donné par Dieu pour aller s'installer dans une
nation païenne. Et on ne peut même pas dire que c'est la faim qui
les a poussés, car Noémi dira qu'elle était « dans
l'abondance » quand elle est partie ! L'histoire commence
avec un manque de foi et une infidélité d'une famille israélite
qui, comme Lot allant vers Sodome, fait le choix de la facilité.
Hélas pour cette famille, les choses vont mal aller
3 Elimélek, le mari
de Noémi, mourut là et elle resta seule avec ses deux fils.4 Ils
épousèrent des femmes moabites, dont l'une s'appelait Orpa et
l'autre Ruth. Ils demeurèrent là une dizaine d'années,5 puis
Mahlôn et Kilyôn moururent à leur tour, et Noémi resta seule,
privée à la fois de ses deux fils et de son mari.
Quelle
suite de deuils ! Quelle tristesse ! Mais tristesse aussi
de voir que la famille d'Elimélek s'était encore plus enfoncée
dans l'infidélité en mariant les fils avec deux Moabites païennes !
A présent Noémi n'avait
plus rien qui la retenait en Moab : Lorsqu'elle
apprit que l'Eternel était intervenu en faveur de son peuple et
qu'il lui avait donné de quoi se nourrir, Noémi se mit en route
avec ses deux belles-filles pour rentrer du pays de Moab.7 Elles
quittèrent donc ensemble l'endroit où elles s'étaient établies et
prirent le chemin du pays de Juda.8 Alors Noémi dit à ses deux
belles-filles:---Allez et rentrez chacune dans la famille de votre
mère! Que l'Eternel soit bon pour vous, comme vous l'avez été pour
ceux qui sont morts et pour moi-même.9 Qu'il vous donne à
chacune de trouver le bonheur dans un nouveau foyer.Puis elle les
embrassa pour prendre congé. Les deux jeunes femmes pleurèrent à
gros sanglots10 et lui dirent:
--Non! nous t'accompagnerons dans ta patrie.
--Non! nous t'accompagnerons dans ta patrie.
La
culture de l'époque demandait à une belle-fille de demeurer avec sa
belle-famille, même si son époux venait à mourir. Mais Noémi est
conscient des difficultés qui attendent ses brus : elles vont
devenir des étrangères pauvres, et il est douteux qu'on homme
israélites leur propose de se remarier... Noémi estime donc
préférable pour les deux jeunes femmes de rester dans leur pays et
elle les libèrent de leurs obligations.
Opra
et Ruth insistent pourtant pour rester avec leur belle-mère. Mais il
semble que pour Opra, il ne s'agisse que d'une politesse formelle.
Pour Ruth, c'est différent :
Retournez
chez vous, mes filles, allez! Je suis trop âgée pour me remarier.
Et même si je disais: «J'ai de quoi espérer des enfants, je me
donnerai à un mari cette nuit même et j'en aurai des
fils,13 attendriez-vous qu'ils aient grandi et renonceriez-vous
pour cela à vous remarier? Bien sûr que non, mes filles! Je suis
bien plus affligée que vous, car l'Eternel est intervenu contre
moi.»14 Alors les deux belles-filles se remirent à sangloter.
Finalement, Orpa embrassa sa belle-mère, mais Ruth resta avec elle.
Orpa,
libérée de ses obligations, fait le choix de saisir cette
opportunité et de redémarrer une nouvelle vie. Mais Ruth, elle,
reste avec Noémi ! « Non, je suis vraiment sérieuse :
je reste avec toi !! »
Ce
qui explique l'attitude de Ruth, ce n'est pas tant son attachement à
Ruth mais sa foi évidente dans le vrai Dieu. Quand Noémi insiste
encore en disant qu'Orpa est repartie vers son peuple et ses dieux,
la réponse de Ruth est catégorique : N'insiste pas (...)
partout où tu iras, j'irai; où tu t'installeras, je m'installerai;
ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu.
Ruth
était païenne d'origine ; peut-être s'était-elle pliée aux
rituels juifs pour se marier (à moins que ce ne soit son époux qui
ait suivi les rituels païens). Mais, d'une façon ou d'une autre,
Dieu a agi dans la vie de Ruth et l'a amenée à se tourner vers lui.
Cela ne veut pas dire que les enfants de Dieu aient le droit de se
marier avec des incroyants : Dieu ne promet pas la conversion du
conjoint et il ne faut pas le tenter ! Ce qui est vrai, c'est
que Ruth avait la foi
ton
peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu.
Mon
peuple, MON Dieu
Un
auteur chrétien des premiers siècles, Tertullien, a dit « on
ne naît pas chrétien, on le devient ». Hélas, beaucoup
confondent la foi et la religiosité. Il y a une différence ?
Oh oui, et une différence vitale ! La religiosité, ce sont ces
baptêmes que des gens qu'on n'a pas vu au culte depuis 20 ans
demandent pour leur enfant qui vient de naître ; la
religiosité, ce sont ces familles qui s'attendent à ce que le
pasteur répondre « présent » pour enterrer un païen
notoire, la religiosité, ce' sont ces « premières
communions » qui sont la plupart du temps les dernières... La
religiosité est un ensemble de rituels vides de sens et de toute
valeur spirituelle. La spiritualité, ce sont des milliers de gens
baptisés, confirmés, mariés au temple partis vers l'enfer !
La foi, elle, est personnelle
La
vraie foi, elle, est personnelle : Ruth peut dire « mon
Dieu ». La foi, elle est vivante et active : c'est par la
foi que Ruth suit Noémi et change de vie ; et c'est
vrai que le fruit d'une authentique conversion, c'est une vie
changée !
C'est
par la foi que Ruth a marché, et c'est ainsi qu'elle devenue (sans
même le savoir) un chaînon dans le plan du salut divin. A
Bethléem ; Ruth va rencontrer un homme juste et bon, Boaz. Boaz
est de la famille de Noémi, et Il dispose de ce que l'on appelle le
« droit de rachat » [quand le proche parent d'un défunt
possède le droit de rachat sur ses terres, le devoir d'épouser la
veuve du défunt laissée sans descendance et la possibilité de
racheter un parent tombé en esclavage). Et Boaz, contrairement à
beaucoup d'hommes de cette époque ne va pas fuir cette
responsabilité. Boaz épouse Ruth et ils ont un fils Obed. Obed aura
un fils Jessé et Jessé sera le père de David, qui deviendra roi
d'Israël et ancêtre selon les hommes de notre Seigneur
Jésus-Christ. Ruth a, dans la foi, contribué à amener le Sauveur
promis.
Près
de 12 siècles après, Jésus est né à Bethléem « ville de
David », de Boaz, de Ruth...
Dieu VOUS pardonne VOS
péchés, parce que le Messie promis, auquel croyait Ruth, est enfin
venu racheter le monde. Comme le dit Pierre en Actes : « Mais
Dieu a accompli de cette manière ce qu'il avait annoncé d'avance
par tous ses prophètes: le Messie qu'il avait promis d'envoyer
devait souffrir (…) Tous les prophètes ont parlé de lui en disant
que tout homme qui croit en lui reçoit par lui le pardon de ses
péchés. »
Devant
Jésus, nous sommes comme Ruth appelés à un foi personnelle, votre
foi personnelle. Peu importe que vous veniez d'une famille croyante
ou, comme Ruth, des ténèbres du paganisme. La seule question est
celle du vieux cantique « Que feras-tu de Jésus ? ».
Est-ce que tu peux dire comme l'apôtre Thomas : « il est
mon Sauveur et mon Dieu »
L'histoire
de Ruth c'est aussi celle de Noémi. Noémi qui a connu tant
d'épreuves et de tragédies dans sa vie, mais qui a aussi pu voir
l'onction de Dieu, qui guérit, qui restaure, à tel point que ses
amies ont pu lui dire « Dieu te fait revenir à la vie »
(4.15NBS)
C'est
une histoire qui nous incite en l'espérance, parce qu'elle nous
montre que les épreuves et même nos erreurs n'empêcheront pas les
bénédictions du Seigneur de se déverser sur nous.
Paul dit en Romains :
« Si Dieu est pour nous, qui se lèvera contre nous? Dieu fait
concourir toutes choses au bien de ceux qui l'aiment, de ceux qui ont
été appelés conformément au plan divin. »
Noémi
a pu croire que Dieu se déchaînait contre elle, mais la Bible
assure le contraire au croyant : Dieu est avec nous et pour
nous. C'est aussi cela
l'histoire
de Ruth.
dimanche 4 octobre 2015
EXODE 3.1-15
Moïse
faisait paître les brebis de son beau-père Jéthro, prêtre de
Madian. Il mena son troupeau au-delà du désert et parvint jusqu'à
Horeb, la montagne de Dieu.
2 L'ange
de l’Éternel lui apparut dans une flamme au milieu d'un buisson:
Moïse aperçut un buisson qui était tout embrasé et qui, pourtant,
ne se consumait pas.
3 Il
se dit alors:
---Je vais faire un détour pour aller regarder ce phénomène extraordinaire et voir pourquoi le buisson ne se consume pas.
---Je vais faire un détour pour aller regarder ce phénomène extraordinaire et voir pourquoi le buisson ne se consume pas.
4 L’Éternel
vit que Moïse faisait un détour pour aller voir et il l'appela du
milieu du buisson:
---Moïse, Moïse!
---Je suis là, répondit Moïse.
---Moïse, Moïse!
---Je suis là, répondit Moïse.
5 Dieu
lui dit:
---N'approche pas d'ici, enlève tes sandales, car le lieu où tu te tiens est un lieu sacré.
---N'approche pas d'ici, enlève tes sandales, car le lieu où tu te tiens est un lieu sacré.
6 Puis
il ajouta: Je suis le Dieu de tes ancêtres, le Dieu d'Abraham, le
Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob.
Alors Moïse se couvrit le visage car il avait peur de regarder Dieu.
Alors Moïse se couvrit le visage car il avait peur de regarder Dieu.
7 L’Éternel
reprit:
---J'ai vu la détresse de mon peuple en Égypte et j'ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs. Oui, je sais ce qu'il souffre.
---J'ai vu la détresse de mon peuple en Égypte et j'ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs. Oui, je sais ce qu'il souffre.
8 C'est
pourquoi je suis venu pour le délivrer des Égyptiens, pour le faire
sortir d’Égypte et le conduire vers un bon et vaste pays, un pays
ruisselant de lait et de miel; c'est celui qu'habitent les Cananéens,
les Hittites, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les
Yebousiens.
9 A
présent, les cris des Israélites sont parvenus jusqu'à moi et j'ai
vu à quel point les Égyptiens les oppriment.
10 Va
donc maintenant: je t'envoie vers le pharaon, pour que tu fasses
sortir d’Égypte les Israélites, mon peuple.
11 Moïse
dit à Dieu:
---Qui suis-je, moi, pour aller trouver le pharaon et pour faire sortir les Israélites d’Égypte?
---Qui suis-je, moi, pour aller trouver le pharaon et pour faire sortir les Israélites d’Égypte?
12 ---Je
serai avec toi, lui répondit Dieu. Et voici le signe auquel on
reconnaîtra que c'est moi qui t'ai envoyé: quand tu auras fait
sortir le peuple hors d’Égypte, vous m'adorerez sur cette
montagne-ci.
13 Moïse
reprit:
---J'irai donc trouver les Israélites et je leur dirai: «Le Dieu de vos ancêtres m'a envoyé vers vous.» Mais s'ils me demandent: «Quel est son nom?» que leur répondrai-je?
---J'irai donc trouver les Israélites et je leur dirai: «Le Dieu de vos ancêtres m'a envoyé vers vous.» Mais s'ils me demandent: «Quel est son nom?» que leur répondrai-je?
14 Alors
Dieu dit à Moïse:
---Je suis celui qui est. Puis il ajouta: Voici ce que tu diras aux Israélites: Je suis m'a envoyé vers vous.
---Je suis celui qui est. Puis il ajouta: Voici ce que tu diras aux Israélites: Je suis m'a envoyé vers vous.
15 Puis
tu leur diras: «L’Éternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu
d'Abraham, d'Isaac et de Jacob m'a envoyé vers vous. C'est là mon
nom pour l'éternité, c'est sous ce nom que l'on se souviendra de
moi pour tous les temps.
Il
semble que Dieu travaille souvent dans les contrastes. Par exemple,
quand nous sommes faibles, il nous donne sa force. Quand nous sommes
inquiets, il nous donne sa paix. Quand nous sommes meurtris, il
répand sur nous sa guérison. Dieu travaille dans les contrastes,
c'est vrai dans nos vies et c'est aussi très vrai dans notre texte.
Le
premier contraste que je vois est celui entre la sainteté de Dieu et
l'abaissement de Moïse
Quand
notre histoire commence Moïse, hébreu reccueilli par la fille de
Pharaon a depuis longtemps quitté l’Égypte et est devenu un
simple berger.
C'est
alors que Dieu l'appelle. Ce que je trouve intéressant, c'est que
Dieu parle à Moïse après qu'il se soit détourné pour voir ce
qu'est ce buisson qui brûle sans se consumer. En fait, le texte
semble impliquer que Moïse aurait pu faire le choix de ne pas faire
le détour : après tout, garder des bêtes est un gros travail,
il était sans doute occupé. Mais Moïse choisit de faire le détour
et d'aller voir.
L’Éternel
vit que Moïse faisait un détour pour aller voir et il l'appela du
milieu du buisson:
---Moïse, Moïse! (v.4)
---Moïse, Moïse! (v.4)
Dieu
ne s'adresse à Moïse qu'une fois que Moïse choisit de faire le
détour. C'est passionnant, parce que cela semble impliquer que
l'appel de Dieu était lié à l'attitude de Moïse. Si Moïse avait
fait un autre choix, s'il avait été moins attentif, Dieu ne l'aurai
pas appelé ou plutôt sans doute l'aurait appelé d'une autre
manière à un autre moment.
Cela
pose la question : est-ce que nous sommes sensibles à ce que
Dieu veut nous montrer, à ce que Dieu veut nous dire, y compris au
cœur de notre routine quotidienne ? Je crois que trop souvent,
nous passons à côté de ces choses parce que nous sommes trop
occupés, ou trop distraits.
Moïse
a fait un détour, et son chemin de vie en a été changé. Dieu a
commencé à lui parler et ce qu'il a dit est fascinant : 5 Dieu
lui dit:
---N'approche pas d'ici, enlève tes sandales, car le lieu où tu te tiens est un lieu sacré. 6 Puis il ajouta: Je suis le Dieu de tes ancêtres, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. Alors Moïse se couvrit le visage car il avait peur de regarder Dieu.
---N'approche pas d'ici, enlève tes sandales, car le lieu où tu te tiens est un lieu sacré. 6 Puis il ajouta: Je suis le Dieu de tes ancêtres, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. Alors Moïse se couvrit le visage car il avait peur de regarder Dieu.
Un
des fléaux de l'église moderne est que nous avons perdu le sens de
la grandeur et de la sainteté de Dieu. On a fabriqué un Dieu
copain, un Dieu fonctionnaire qu'on convoque à certains moments pour
des rituels souvent vides de sens (baptêmes-mariages-enterrements).
La première chose que Dieu fait, c'est de marquer sa distance avec
Moïse et de proclamer sa sainteté. Pourquoi ?
Parce
que le peuple souffre dans l'esclavage. Il faut les libérer. Et
Moïse doit comprendre qu'il ne va être qu'un instrument, que tout
ce qui va se passer dans sa vie et dans l'histoire du peuple ne peut
se déployer que par la toute-puissance de Dieu. Nous n'atteindrons
une saine humilité que si nous avons conscience d'être les
serviteurs d'un Dieu très grand et très saint. Là où cette vision
devient floue, l'église institution devient centrale alors qu'elle
n'est qu'un outil et les opinions des hommes l'emportent sur la
Parole de Dieu !
Nous
devons comprendre notre faiblesse, notre indignité, notre besoin
d'être soutenus par le Dieu qui a créé la terre et les cieux.
Puissions-nous toujours avoir une vision claire de la sainteté de
Dieu, de sa puissance, de sa pureté, de sa vérité !
Le
deuxième contraste est justement entre la force de Dieu et notre
faiblesse (vv.7-9)
7 L’Éternel
reprit:--J'ai vu la détresse de mon peuple en Égypte et j'ai
entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs. Oui, je sais
ce qu'il souffre. 8 C'est pourquoi je suis venu pour le délivrer
des Égyptiens, pour le faire sortir d’Égypte et le conduire vers
un bon et vaste pays, un pays ruisselant de lait et de miel; c'est
celui qu'habitent les Cananéens, les Hittites, les Amoréens, les
Phéréziens, les Héviens et les Yebousiens. 9 A présent, les
cris des Israélites sont parvenus jusqu'à moi et j'ai vu à quel
point les Égyptiens les oppriment.10 Va donc maintenant: je
t'envoie vers le pharaon, pour que tu fasses sortir d’Égypte les
Israélites, mon peuple.
Ces
paroles sont pleines de promesses : le peuple souffre, mais Dieu
donnera la victoire, le peuple est opprimé, mais Dieu donnera la
libération, le peuple est sans espérance, mais Dieu donnera une
raison de se réjouir ! Le peuple est exilé, mais Dieu va leur
redonner leur terre, « un bon et vaste pays »
Dieu
annonce qu'il va faire. Il ne dit pas « ce serait bien si... »,
« si seulement... » ou même « je vais
essayer... ». Non, Dieu affirme dans sa souveraineté ce qu'il
va accomplir.
Nous
l'avons vu récemment, nous pourrons remettre en cause le moment ou
la façon dont Dieu va agir, parce que notre compréhension est
limitée. Mais nous ne devrions jamais douter de la capacité que
Dieu a à agir.
Il
y a là un encouragement pour nous. Peut-être que nous sommes
prisonniers d'une Égypte en ce moment. Mais Dieu vous voit. Dieu
vous connaît. Dieu veut agir pour vous libérer et il va vous
libérer, par la force de son bras !
Le
troisième contraste est lié au second. Il se trouve entre
l'assurance de Dieu et la terreur de Moïse (vv.10-12)
Nous
l'avons vu, Dieu est sûr de lui, il n'a aucun doute. Moïse en
revanche, tout en reconnaissant la sainteté de Dieu, tremble devant
la tâche qui lui est confiée.
Moïse
dit à Dieu:---Qui suis-je, moi, pour aller trouver le pharaon et
pour faire sortir les Israélites d’Égypte?
« Qui
suis-je ? » bonne question !! C'est comme si Moïse
ne réalisait pas que le fossé entre le Créateur et la créature,
entre la puissance divine et la faiblesses humaine, Dieu est prêt à
le combler. Dieu est prêt à donner à Moïse la force dont il a
besoin. Il est toujours bon de réaliser que nous ne sommes pas Dieu
et que ses pensées ne sont pas nos pensées. Mais cela ne veut pas
dire que Dieu ne veut pas et ne peut pas nous utiliser. Je crois
plutôt que c'est lorsque nous prenons conscience de nos limites et
de nos insuffisances que Dieu peut se justement se servir de nous.
C'est que, quand tout est dit, ce n'est pas tant nous qui travaillons
pour Dieu mais Dieu qui travaille à travers nous !
Il
y a là une autre promesse de ce texte : « Je serai avec
toi, lui répondit Dieu. Et voici le signe auquel on reconnaîtra que
c'est moi qui t'ai envoyé: quand tu auras fait sortir le peuple hors
d’Égypte, vous m'adorerez sur cette montagne-ci. »
Dieu
envoie Moïse. Dieu est avec Moïse. Sans ces deux faits, il est
impossible de comprendre. Sans eux, la terreur de Moïse est tout à
fait justifiée. Mais quand Dieu vous envoie et vous assure de sa
présence, le temps n'est plus à la crainte ! Dieu est avec
celui qu'il appelle, celui auquel il confie une tâche, et si nous
sommes chrétiens, nous pouvons être sûrs que Dieu nous a appelés
à le servir dans son église, et qu'il sera avec nous.
Chrétien,
Dieu t'invite à mettre la main à la charrue. Cela voudra peut-être
dire, comme Moïse, un bouleversement de vie. Mais n'aie pas peur :
Dieu t'accompagne et te donne ce dont tu as besoin.
Amen.
dimanche 6 septembre 2015
lundi 13 juillet 2015
dimanche 24 mai 2015
ACTES 2.1-11
Chers
frères et soeurs,
Le changement c'est maintenant !
Le changement c'est maintenant !
En, effet, je crois qu'il y a un mot qui résume ce qui s'est passé lors de la Pentecôte: le changement!
Est-ce
qu'il y a quelque chose que vous aimeriez changer dans votre vie? Il
y a des gens qui rêvent de changer de métier ou de lieu
d'habitation. D'autres veulent changer de physique et perdre par
exemple quelques kilos en trop. Réfléchissez bien: si vous aviez le
pouvoir de changer quelque chose dans votre vie, qu'est-ce que ce
serait?
Et
bien, je pense qu'on peut dire que Dieu aime le changement. Ca vous
surprend peut-être parce que nous imaginons souvent un Dieu
immuable. C'est oublier le témoignage de la Bible. Quand Paul dit «
voici, je fais toutes choses nouvelles », il parle en fait de
l'action de Dieu dans sa vie. Dieu avait créé en Paul quelque chose
de radicalement nouveau, et c'est ce qu'il veut faire dans la vie de
chacun de nous. De même, Dieu annonce qu'il va établir une alliance
nouvelle: voilà du changement!
Nous
voyons deux changements majeurs dans le récit de la Pentecôte.
Le premier touche les disciples de Jésus. Au cours des derniers mois, dans nos lectures des dimanches, nous avons pu voir que les disciples croyaient bien que Jésus était le Messie et leur Sauveur, mais qu'ils n'arrivaient pas à comprendre beaucoup de choses. Ils ne parvenaient pas à saisir complètement le sens de la mission de Jésus, la but de sa venue parmi les humains. Par exemple, pendant longtemps, ils ont cru que Jésus allait créer un royaume terrestre. Les disciples étaient dans la confusion, et cette confusion paralysait leur témoignage. Comment pouvaient-ils annoncer clairement ce qu'ils ne comprenaient pas clairement?
Et puis le jour de la Pentecôte est arrivé. Les disciples sont ensemble quand un phénomène extraordinaire se produit, avec un déploiement de la puissance de Dieu qui, j'espère, nous interpelle.
Le premier touche les disciples de Jésus. Au cours des derniers mois, dans nos lectures des dimanches, nous avons pu voir que les disciples croyaient bien que Jésus était le Messie et leur Sauveur, mais qu'ils n'arrivaient pas à comprendre beaucoup de choses. Ils ne parvenaient pas à saisir complètement le sens de la mission de Jésus, la but de sa venue parmi les humains. Par exemple, pendant longtemps, ils ont cru que Jésus allait créer un royaume terrestre. Les disciples étaient dans la confusion, et cette confusion paralysait leur témoignage. Comment pouvaient-ils annoncer clairement ce qu'ils ne comprenaient pas clairement?
Et puis le jour de la Pentecôte est arrivé. Les disciples sont ensemble quand un phénomène extraordinaire se produit, avec un déploiement de la puissance de Dieu qui, j'espère, nous interpelle.
L'important,
c'est ce qu'exprime le verset 4: « ils furent remplis du Saint
Esprit. »
Et le résultat de cette plénitude du Saint-Esprit a été la capacité donnée aux disciples de parler des langues étrangères qu'ils n'avaient jamais apprises.
Il y avait un grand pèlerinage chaque année à Jérusalem pour la Pentecôte.
Des Juifs venaient de tous les coins du bassin méditerranéen pour adorer Dieu dans le Temple. Et c'est à eux que Pierre (et très certainement les autres disciples) ont annoncé la Bonne Nouvelle du salut en Jésus Christ, une Bonne Nouvelle que 3000 personnes ont accepté ce jour-là (v.41).
Voyez-vous le grand changement opéré par la Pentecôte? Les disciples n'étaient plus confus; ils n'étaient plus craintifs. A présent, ils comprenaient l'oeuvre du salut et pouvaient l'annoncer. Regardez Pierre, qui quelques semaines plus tôt avait renié Jésus son Seigneur devant la Croix. Ce n'est plus le même homme qui prêche ce jour-là à Jérusalem!
Et le résultat de cette plénitude du Saint-Esprit a été la capacité donnée aux disciples de parler des langues étrangères qu'ils n'avaient jamais apprises.
Il y avait un grand pèlerinage chaque année à Jérusalem pour la Pentecôte.
Des Juifs venaient de tous les coins du bassin méditerranéen pour adorer Dieu dans le Temple. Et c'est à eux que Pierre (et très certainement les autres disciples) ont annoncé la Bonne Nouvelle du salut en Jésus Christ, une Bonne Nouvelle que 3000 personnes ont accepté ce jour-là (v.41).
Voyez-vous le grand changement opéré par la Pentecôte? Les disciples n'étaient plus confus; ils n'étaient plus craintifs. A présent, ils comprenaient l'oeuvre du salut et pouvaient l'annoncer. Regardez Pierre, qui quelques semaines plus tôt avait renié Jésus son Seigneur devant la Croix. Ce n'est plus le même homme qui prêche ce jour-là à Jérusalem!
Il
y a aussi un autre changement qui s'est produit lors de la Pentecôte,
et je crois que c'est de loin le phénomène le plus impressionnant
de cette journée. Je parle de celui qui s'est produit dans la vie de
ces 3000 hommes et femmes qui ont accepté le Christ. A l'époque, la
Pentecôte était une fête religieuse liée aux moissons, que l'on
appelait aussi fête des Prémices (Lv 23,156-16; Nb 28.26, Ex
23.16). Ces gens, Juifs de naissance ou païens convertis au
judaïsme, étaient venus adorer Dieu et obéir aux commandements de
la Loi. Beaucoup d'entre eux, ne vivant pas en Palestine, n'avaient
sans doute jamais entendu parler de Jésus! Mais le Saint Esprit
s'est servi de la prédication de Pierre et des autres pour les
convaincre que Jésus était bel et bien leur Sauveur, qu'il était
mort pour eux afin que leurs péchés leur soient pardonnés, que «
toute personne qui fera appel au nom du Seigneur sera sauvée »
(v.21). Ces 3000 personnes ont reçu la vie nouvelle que seul Jésus
peut donner, et c'est le plus grand changement qui peut se produire
dans nos vies. La Pentecôte était une fête des moissons et en ce
jour Dieu a commencé une grande moisson d'âmes.
Oui,
mais aujourd'hui... ?
Aujourd'hui,
l'Esprit Saint veut encore agir. Aujourd'hui encore, il utilise la
prédication de la Parole de Dieu pour nous amener à Christ ou nous
rapprocher de lui.
Le
grand changement de la Pentecôte, c'est l'irruption de l'Esprit dans
la vie du peuple de Dieu et la création de cette nouvelle réalité
spirituelle qu'est l'Eglise. Et l'Eglise continue d'avoir besoin de
l'Esprit pour être véritablement vivante.
Il
y a quelques années, un pasteur anglican a suscité un scandale en
déclarant dans une cathédrale « si l'Esprit Saint devait quitter
cet endroit, 99% de nos activités pourraient continuer sans problème
».
C'est
un constat terrible, et les conséquences de cette situation sont
encore plus terribles.
Je
suis friand d'analyses sociologiques, mais je reste convaincu que la
cause principale de la faiblesse des églises occidentales est bien
d'avoir commis l'erreur de ne plus dépendre de l'Esprit Saint. Cette
erreur fatale, on la retrouve dans bien des milieux:
-dans
une certaine frange qui se veut « progressiste » et qui n'est en
fait que conformiste et on a voulu suivre toutes les modes de la
société environnante, en pensant naïvement qu'ainsi nos
contemporains se rapprocheraient de l'église « new look ». Echec
complet.
-mais
on pourrait aussi dire beaucoup d'un certain traditionalisme, refuge
d'âmes inquiètes et nostalgiques d'un âge d'or qui n'a jamais
existé et qui voudraient enfermer l'Eglise dans un ghetto, la
paralyser dans certaines formes qui ne sont pourtant pas
nécessairement bibliques. Quand on entend dire dans une église
« nous avons toujours fait comme ça », il y a de quoi
s'inquiéter et répondre «peut-être, mais si Jésus demande de
changer ?? »
Le point commun de ces deux tendances est qu'elles se confient en la sagesse humaine et font le choix de ne plus s'en remettre à l'Esprit. Vous vous souvenez peut-être de notre série de prédications sur l'Apocalypse, et de ce message qui revient « que celui qui a des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux églises ».
Est-ce
que nous écoutons ce que l'Esprit dit à notre église du
sud-Deux-Sèvres? Est-ce que nous sommes sûrs de bien reconnaître
sa voix? Car l'Esprit veut guider notre église, il veut lui donner
sa puissance, il veut lui offrir les dons dont elle a besoin pour
devenir une communauté où l'amour est vécu et qui témoigne avec
force.
Ne
nous leurrons pas : là où l'Esprit souffle, là où on le
laisse agir, il y a du changement, parce qu'il y a du mouvement.
Prenons garde de ne pas attrister le Saint Esprit.
lundi 4 mai 2015
dimanche 26 avril 2015
lundi 30 mars 2015
dimanche 22 février 2015
dimanche 15 février 2015
MARC 2.2-9
2 Six jours après, Jésus prend avec
lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduit seuls à l’écart, sur une
haute montagne. Il fut transfiguré devant eux :
3 ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle qu’il n’est pas de teinturier sur terre qui puisse blanchir ainsi.
4 Elie avec Moïse leur apparurent ; ils s’entretenaient avec Jésus.
5 Pierre dit à Jésus : Rabbi, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie.
6 Il ne savait que dire, car la peur les avait saisis.
7 Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée survint une voix : Celui–ci est mon Fils bien–aimé. Ecoutez–le !
8 Aussitôt ils regardèrent autour d’eux, mais ils ne virent plus personne que Jésus, seul avec eux.
9 Comme ils descendaient de la montagne, il leur recommanda de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu jusqu’à ce que le Fils de l’homme se soit relevé d’entre les morts.
Chers frères et sœurs,
3 ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle qu’il n’est pas de teinturier sur terre qui puisse blanchir ainsi.
4 Elie avec Moïse leur apparurent ; ils s’entretenaient avec Jésus.
5 Pierre dit à Jésus : Rabbi, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie.
6 Il ne savait que dire, car la peur les avait saisis.
7 Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée survint une voix : Celui–ci est mon Fils bien–aimé. Ecoutez–le !
8 Aussitôt ils regardèrent autour d’eux, mais ils ne virent plus personne que Jésus, seul avec eux.
9 Comme ils descendaient de la montagne, il leur recommanda de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu jusqu’à ce que le Fils de l’homme se soit relevé d’entre les morts.
Un des grands principes de la pédagogie, c'est la répétition.
Dans le domaine de l'apprentissage ou de l'acquisition d'un savoir, une seule fois ne suffit pas. Il faut revenir sur certaines choses pour bien les assimiler, même (surtout?) les plus basiques.
Jésus le sait. La Transfiguration est un rappel (à ses plus proches compagnons, mais aussi à nous) de choses que nous avons déjà. Jésus est à la fois Dieu et homme. L'Agneau immolé dans son amour et sa compassion est aussi le Lion de Juda au pouvoir fantastique devant qui tout genou fléchira.
Pierre savait que, comme nous le dirions aujourd'hui, Jésus avait deux natures. Pierre connaissait l'homme Jésus, et pourtant il l'avait bien vu accomplir de grands miracles. Quand Jésus a demandé a ses disciples "et vous qui dites vous que je suis", Pierre a pu répondre "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant". Et pourtant, alors que Jésus va commencer à préparer ses compagnons à sa crucifixion, il sait que Pierre a besoin d'une piqure de rappel. Les amis de Jésus vont bientôt être témoins de scènes qui pourraient ébranler leur foi, leur faire dire que Jésus n'était après tout qu'un simple humain qui a été livré, mis à mort et enterré.
Alors Jésus emmène les plus proches de ses disciples sur une montagne. Et c'est là que le Père répète les paroles qu'il a prononcées lors du baptême de Jésus "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le". Ici, Dieu rappelle à Pierre, Jacques et Jean la nature divine de Christ "Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu du vrai Dieu, engendré et non crée, d'une même substance avec le Père". Jésus est celui qui vient accomplir la Loi et les Prophètes, et c'est pour cela qu'il parle face à face avec Moïse et Elie.
Alors arrive à notre trio ce qui arrive souvent dans la Bible à ceux qui ont conscience, alors qu'ils ne sont que des hommes mortels et pécheurs, de se retrouver en face du Dieu très Saint: ils sont saisis par l'effroi (v.6).
Et à ce moment là, Pierre, Jacques et Jean ont besoin d'un autre rappel: celui de la grâce de Dieu, de la grâce de Dieu qui s'est fait homme pour devenir notre Rédempteur. Dans son récit de la Transfiguration, Matthieu nous "Jésus s'approcha en les touchant, il dit 'n'ayez pas peur'. Or, se levant, ils ne virent personne, sinon lui, Jésus, seul". (Mt 17.7-8).
Les disciples avaient donc besoin de ce rappel. C'est aussi vrai pour nous, à cause de notre vision qui peut devenir floue ou mal orientée. Le mal nous assaille, le monde nous met sous pression, notre chair nous tente, les déceptions et les épreuves de la vie nous mettent à bas. Dans ces cas-là, notre foi peut être rendue chancelante par ce que notre raison et nos sens perçoivent de notre situation. Peu à peu, nous nous éloignons de Dieu. Notre vie de prière devient fade. Nous ne nous plaçons plus à l'écoute de la Parole du Seigneur. Les forces hostiles au christianisme authentique, si nombreuses dans notre pauvre société, nous font taire. Nous vivons dans un monde agité, ennemi de Christ, et tous les jours, nous sommes pressurés pour détourner nos regards de Christ.
Frères et sœurs, à chaque fois que nous cessons de fixer notre Sauveur, nous tombons dans le péché et la défaite spirituelle. C'est ce qui est arrivé à Adam et Eve, c'est ce qui est arrivé à Moïse et qui l'a empêché d'entrer dans le Pays Promis, c'est ce qui arrivait aux Pharisiens si fiers d'eux-mêmes, c'est ce qui est arrivé aux disciples du Seigneur qui se sont plus souciés de leur sécurité que du Seigneur quand il a été arrêté.
Quand nous détournons nos regards de Christ, il faut les fixer sur autre chose, la nature a erreur du vide. Certains vont alors faire de la vie chrétienne un ensemble de règles, un légalisme étouffant auquel il faut se soumettre si l'on veut montrer qu'on est un vrai chrétien. D'autres vont déclarer que l'Evangile, c'est telle ou telle cause politique (y compris si cette cause est contraire aux valeurs bibliques): et là aussi, vous êtes sensés suivre le mouvement si vous voulez être considéré comme authentiquement croyant! Oui, si nous ne fixons plus Jésus, nous allons regarder vers nos œuvres et placer notre foi en nos efforts et la pauvre sanctification que nous croyons atteindre. Et si ça n'est pas dans nos œuvres, cela va être dans notre doctrine, notre liturgie ou dans le fait (certes suffisamment rare pour être noté) que nous appartenons à une Eglise où la Parole de Dieu est honorée, etc, etc…
Mais Dieu connaît notre faiblesse. Il sait que nous avons la mémoire courte. Il nous ramène à Jésus, il nous rappelle tout ce qu'il a accompli pour nous et qui est la seule et unique source de notre salut, le seul lieu où nous pouvons enfin trouver le repos. Dieu nous le rappelle dans sa Parole, entendue ou lue. Il nous le rappelle quand nous recevons d'un cœur croyant les paroles d'absolution. IL nous la rappelle lorsque nous nous souvenons de l'alliance qu'il a conclue avec nous lors de notre baptême. Il nous le rappelle lorsque nous nous approchons du Corps et du Sang du Seigneur et que nous entendons ces mots "livré pour vous" et "versé pour vous".
Alors, frères et sœurs, à chaque fois que nous sommes tentés de ne plus regarder à Jésus mais de fixer nous-mêmes, nos œuvres, notre théologie, notre appartenance à l'Eglise, entendons l'appel et le rappel de Dieu. Revenons vers Jésus, et vers Jésus seul. Tournons nos regards vers celui qui nous dit "levez-vous, n'ayez pas peur".
Dans le domaine de l'apprentissage ou de l'acquisition d'un savoir, une seule fois ne suffit pas. Il faut revenir sur certaines choses pour bien les assimiler, même (surtout?) les plus basiques.
Jésus le sait. La Transfiguration est un rappel (à ses plus proches compagnons, mais aussi à nous) de choses que nous avons déjà. Jésus est à la fois Dieu et homme. L'Agneau immolé dans son amour et sa compassion est aussi le Lion de Juda au pouvoir fantastique devant qui tout genou fléchira.
Pierre savait que, comme nous le dirions aujourd'hui, Jésus avait deux natures. Pierre connaissait l'homme Jésus, et pourtant il l'avait bien vu accomplir de grands miracles. Quand Jésus a demandé a ses disciples "et vous qui dites vous que je suis", Pierre a pu répondre "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant". Et pourtant, alors que Jésus va commencer à préparer ses compagnons à sa crucifixion, il sait que Pierre a besoin d'une piqure de rappel. Les amis de Jésus vont bientôt être témoins de scènes qui pourraient ébranler leur foi, leur faire dire que Jésus n'était après tout qu'un simple humain qui a été livré, mis à mort et enterré.
Alors Jésus emmène les plus proches de ses disciples sur une montagne. Et c'est là que le Père répète les paroles qu'il a prononcées lors du baptême de Jésus "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le". Ici, Dieu rappelle à Pierre, Jacques et Jean la nature divine de Christ "Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu du vrai Dieu, engendré et non crée, d'une même substance avec le Père". Jésus est celui qui vient accomplir la Loi et les Prophètes, et c'est pour cela qu'il parle face à face avec Moïse et Elie.
Alors arrive à notre trio ce qui arrive souvent dans la Bible à ceux qui ont conscience, alors qu'ils ne sont que des hommes mortels et pécheurs, de se retrouver en face du Dieu très Saint: ils sont saisis par l'effroi (v.6).
Et à ce moment là, Pierre, Jacques et Jean ont besoin d'un autre rappel: celui de la grâce de Dieu, de la grâce de Dieu qui s'est fait homme pour devenir notre Rédempteur. Dans son récit de la Transfiguration, Matthieu nous "Jésus s'approcha en les touchant, il dit 'n'ayez pas peur'. Or, se levant, ils ne virent personne, sinon lui, Jésus, seul". (Mt 17.7-8).
Les disciples avaient donc besoin de ce rappel. C'est aussi vrai pour nous, à cause de notre vision qui peut devenir floue ou mal orientée. Le mal nous assaille, le monde nous met sous pression, notre chair nous tente, les déceptions et les épreuves de la vie nous mettent à bas. Dans ces cas-là, notre foi peut être rendue chancelante par ce que notre raison et nos sens perçoivent de notre situation. Peu à peu, nous nous éloignons de Dieu. Notre vie de prière devient fade. Nous ne nous plaçons plus à l'écoute de la Parole du Seigneur. Les forces hostiles au christianisme authentique, si nombreuses dans notre pauvre société, nous font taire. Nous vivons dans un monde agité, ennemi de Christ, et tous les jours, nous sommes pressurés pour détourner nos regards de Christ.
Frères et sœurs, à chaque fois que nous cessons de fixer notre Sauveur, nous tombons dans le péché et la défaite spirituelle. C'est ce qui est arrivé à Adam et Eve, c'est ce qui est arrivé à Moïse et qui l'a empêché d'entrer dans le Pays Promis, c'est ce qui arrivait aux Pharisiens si fiers d'eux-mêmes, c'est ce qui est arrivé aux disciples du Seigneur qui se sont plus souciés de leur sécurité que du Seigneur quand il a été arrêté.
Quand nous détournons nos regards de Christ, il faut les fixer sur autre chose, la nature a erreur du vide. Certains vont alors faire de la vie chrétienne un ensemble de règles, un légalisme étouffant auquel il faut se soumettre si l'on veut montrer qu'on est un vrai chrétien. D'autres vont déclarer que l'Evangile, c'est telle ou telle cause politique (y compris si cette cause est contraire aux valeurs bibliques): et là aussi, vous êtes sensés suivre le mouvement si vous voulez être considéré comme authentiquement croyant! Oui, si nous ne fixons plus Jésus, nous allons regarder vers nos œuvres et placer notre foi en nos efforts et la pauvre sanctification que nous croyons atteindre. Et si ça n'est pas dans nos œuvres, cela va être dans notre doctrine, notre liturgie ou dans le fait (certes suffisamment rare pour être noté) que nous appartenons à une Eglise où la Parole de Dieu est honorée, etc, etc…
Mais Dieu connaît notre faiblesse. Il sait que nous avons la mémoire courte. Il nous ramène à Jésus, il nous rappelle tout ce qu'il a accompli pour nous et qui est la seule et unique source de notre salut, le seul lieu où nous pouvons enfin trouver le repos. Dieu nous le rappelle dans sa Parole, entendue ou lue. Il nous le rappelle quand nous recevons d'un cœur croyant les paroles d'absolution. IL nous la rappelle lorsque nous nous souvenons de l'alliance qu'il a conclue avec nous lors de notre baptême. Il nous le rappelle lorsque nous nous approchons du Corps et du Sang du Seigneur et que nous entendons ces mots "livré pour vous" et "versé pour vous".
Alors, frères et sœurs, à chaque fois que nous sommes tentés de ne plus regarder à Jésus mais de fixer nous-mêmes, nos œuvres, notre théologie, notre appartenance à l'Eglise, entendons l'appel et le rappel de Dieu. Revenons vers Jésus, et vers Jésus seul. Tournons nos regards vers celui qui nous dit "levez-vous, n'ayez pas peur".
dimanche 8 février 2015
ESAIE 40.31
Ceux
qui comptent sur l'Eternel renouvellent leur force. Ils prennent leur
envol comme les aigles. Ils courent sans s'épuiser, ils marchent
sans se fatiguer.
Est-ce
que vous vous êtes déjà demandé ce que ça fait de voler? Pas
voler dans un avion, ou avec un deltaplane, pouvoir voler comme un
oiseau ou comme Superman. Pouvoir survoler les forêtes et les
villes, les rivières et les collines, s'élever au dessus des
montagnes...
Durant
des millénaires, les hommes ont observé les oiseaux et ont eu envie
de voler. Bien sûr, nous y sommes arrivés... d'une certaine façon:
il faut des avions ou des engins apparentés. Et même le
parachutiste libre dans les airs sait qu'il devra à un moment tirer
la corde de son parachute... C'est que la loi de la gravité est
toujours là, et qu'elle nous rappelle que nous autres humains ne
sommes pas fait pour voler.
Je
ne sais pas si vous avez remarqué, mais ce sont surtout les enfants
qui ont cette idée de pouvoir voler. Les adultes, moins... c'est
vrai que les adultes ont étudié la loi de la gravité au collège...
et c'est vrai qu'en plus de savoir que nous ne sommes pas fait pour
voler, les adultes portent en plus pas mal de poids. Pas tant le
poids de la balance, non, mais celui des soucis, des factures à
payer, du patron qui en est un vrai, du couple qui s'étiole... Oui,
tout cela nous met du poids sur les épaules.
Alors
bien sûr, quand on doite faire face à tout ça et au reste, on ne
révasse plus!! Plus le termps! La vie est trop sérieuse, trop
lourde pour penser à de telles fariboles. Voler!! Mais c'est bon
pour les enfants, mais ils n'ont pas à se soucier de certaines
choses, mais nous nous devons faire face à la vrai vie. Et, comme la
loi de la gravité, nul ne peut échapper à ses effets.
Pourtant,
que nous dit notre texte d'Esaïe “Ceux
qui comptent sur l'Eternel renouvellent leur force. Ils prennent leur
envol comme les aigles. Ils courent sans s'épuiser, ils marchent
sans se fatiguer.”
Hummm... Ils prennent
leur envol comme les aigles. Prendre son envol... et attention; comme
un aigle: un des plus majestueux des oiseaux...
Du coup, j'ai un peu été
renvoyé à mes rêves d'enfants. Pouvoir voler, contempler tout de
haut, faire des ronds dans le ciel. Alors, y a t'il un moyen de
vaincre cette gravité qui pèse sur nos vies, d'en alléger la
lourdeur, un moyns de s'élever haut au dessus de tout ça? Ou n'y a
t'il là qu'un rêve à ranger au même rayon que les contes pour
enfants, à côté des dragons, des sorcières et des lutins...
Il faut remettre cette
phrase qui parle de voler comme des aigles dasn son contexte. Esaïe
s'adresse au peuple d'Israël durant un temps d'épreuve, alors
qu'ils se sentaient sans force et sans espérance. Beaucoup d'entre
nous sont inquiets, mais les israelites avaient encore plus de raison
de l'être. Les redoutables Assyriens les menaçaient, puis ce
seraient les Babyloniens qui allaient envahir le pays et emmener le
peuple en exil. Et, bien sûr, en pensant à la situation dans
laquelle ils se trouvaient, leurs coeurs étaient lourds et ils se
sentaient complètement dépassés par la gravité de la situation.
Le peuple avait donc
commencé à penser “Dieu ne s'intéresse pas à nous! Regardez la
situation où nous sommes, les problèmes auquel nous devons faire
face, et il ne fait rien!!”
Est-ce que nous nous
rendons compte de ce qui s'est passé ici? Pour faire simple, disons
que le peuple est tombé dans un piège classique mais dangereux:
penser que nos problèmes sont plus grands que Dieu. En clair, le
peuple avait oublié la puissance du Seigneur, avait oublié son
amour pour son peuple et son désir inlassable de l'aider dans toutes
ses épreuves et ses soucis...
Ce qui s'était passé,
c'est un glissement qui hélas arrive encore trop souvent dans nos
vies. C'est ce que j'appelle le syndrome du DTTM: débrouille toi
toi-même. Il est très facile d'être atteint de ce symptome et
d'exclure Dieu de pans entiers de nos vies. Il est possible, même si
nous nous disons chrétiens, de considérer nos vies comme des
athées...
“Mon
boulot? Non, ça c'est mon problème. Finances? Je m'en occupe? Mon
couple? C'est moi qui gère? Ma santé? J'ai un bon docteur, merci”.
En clair, nous avons un Dieu que nous avons gentimment placé dans la
gentille petite boite de la religiosité du dimanche matin de 10h30 à
11h30, mais nous vivons comme s'il était incapable de nous aider
dans nos défis du quotidien. Nous nous débrouillons nous-mêmes.
Le problème, c'est que
ça ne va durer qu'un temps, et que nous allons bientôt fléchir. Le
poids sur nos épaules devient trop lourd. La pression augemente. Les
soucis restent obsédants. La joie s'en va, et souvent arrive une
dépression qui ne dit pas son nom.
Je suis sûr que nous
sommes nombreux à devoir reconnaître (et moi le premier) que nous
sombrons souvent dans cette attitude. Encore une fois, nous nous
conduisons comme si Dieu n'existait pas, comme si sa puissance et son
amour ne pouvaient pas vraiment toucher nos vies et y apporter
l'onction de sa guérison. Dans les faits, nous nous conduisons comme
si nous pouvions ya rriver tout seul. Mais ce n'est pas le plan de
Dieu. Dieu n'a jamais voulu que nous fassions face tout seuls à tout
ce qui peut menacer notre bonheur et notre sécurité.
Et c'est là qu'arrive
Esaïe avec ce merveilleux passage que nous avons lu. En clair, le
prophète demande “ mais comment est-ce que vous pouvez être aussi
bêtes? Est-ce que vous ne savez pas qui a créé les cieux et la
terre? Est-ce que vous ne savez pas que c'est Dieu qui a créé les
étoiles? Il y en a des millions, et pourtant Dieu sait quand l'une
manque. Et si Dieu connaît chacune des millions d'étoiles, cela
veut dire qu'il connaît chacun d'entre nous personnelement, et qu'il
nous appelle par notre nom.
Personne ne peut accuser
Dieu de ne pas s'occuper de lui.
Puis viennent encore ces
mots:
28 Ne le sais-tu pas?
Ne l'as-tu pas appris? C'est le Dieu d'éternité, l'Eternel, qui a
créé les extrémités de la terre. Il ne se fatigue pas, il ne
s'épuise pas. Son intelligence est impénétrable.29 Il donne de la
force à celui qui est fatigué et il multiplie les ressources de
celui qui est à bout.
30 Les adolescents se fatiguent et s'épuisent, les jeunes gens se mettent à trébucher,31 mais ceux qui comptent sur l'Eternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme les aigles. Ils courent sans s'épuiser, ils marchent sans se fatiguer. (Es 40.28-31)
30 Les adolescents se fatiguent et s'épuisent, les jeunes gens se mettent à trébucher,31 mais ceux qui comptent sur l'Eternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme les aigles. Ils courent sans s'épuiser, ils marchent sans se fatiguer. (Es 40.28-31)
Je
ne sais pas si vous vous en êtes rendu compte, mais Jésus nous a
adressé exactement le même message “venez à moi, vous tous qui
êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai le repos” ou “Ne
vend-on pas deux moineaux pour une petite pièce? Cependant, pas un
ne tombe par terre sans l'accord de votre Père.Même vos cheveux
sont tous comptés. N'ayez donc pas peur: vous valez plus que
beaucoup de moineaux. » ou encore
Jésus nous assure qu'il
n'y a pas un instant où nous échappons à sa protection et à son
amour. Cela ne veut pas dire hélas, qu'il n'y aura pas des moments
où nous allons lui fermer une partie de nos vies. Cela ne veut hélas
pas dire que, dans notre folie, nous n'allons nous condamner à une
situation misérable en essayant de nous en sortir nous-mêmes, en
comptant sur notre sagesse ou nos moyens plutôt qu'en allant vers
celui qui est toujours là pour renouveler notre force, nous guider
par son Esprit, pour nous donner une vision nouvelle.
Même
l'apôtre Paul est passé par là je crois. Je pense que Paul savait
parfaitement qu'il devait et pouvait faire confiance à Dieu mais
sans doute que la tentation de l'abandon a dûr parfois le toucher.
Le travail de Paul pour le Seigneur était parfois terriblement
difficile, et il a dû se sentir parfois épuisé, vidé, sans
savoir ce qu'il allait devenir. Mais à chaque fois, Paul est revenu
à la vérité “Dieu peut m'élever au dessus de tout ça, son
amour est tellement puissant que je peux me confier en lui sans
crainte, quelque soient les circonstances. Il me donnera la force
pour continuer ou pour aller vers de nouveaux départs”. En
conclusion, Paul dit “Je peux tout par celui qui me
fortifie » (Philippiens 4.13). Bien
sûr, il est vital de noter qu'il s'agit aussi d'une force qui n'est
pas là pour satisfaire nos petites envies, mais qui va nous amener à
servir le Seigneur, comme la belle-mère de Pierre: quand le Seigneur
nous donne sa force, c'est pour le servir, pas pour nous servir et
satisfaire nos caprices.
Comme Esaïe le dit “Ceux qui comptent sur l'Eternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme les aigles. Ils courent sans s'épuiser, ils marchent sans se fatiguer.”
Bien
sûr, il est vital de noter qu'il s'agit aussi d'une force qui n'est
pas là pour satisfaire nos petites envies, mais qui va nous amener à
servir le Seigneur
En
clair, si nous nous confions vraiment, en Jésus, si nous cessons de
limiter sa puissance, il nous donnera une force qui dépasse de loin
nos propres forces et qui nous élévera au dessus de nos problèmes.
Dieu ne veut pas que nous soyons la volaille déprimée d'une
basse-cour de misère. Il veut que nous soyons comme des aigles:
volant haut, avec force et majesté, des disciples passionnés par la
gloire de l'Eternel.
La
clé de tout cela, c'est d'arrêter de limiter la puissance et
l'amour que Dieu peut et veut déverser sur nos vies. C'est de croire
que Dieu peut et veut agir dans nos problèmes et nous faire prendre
vraiment notre envol. Quand nous pensons à son amour, manifesté à
la Croix, quand nous pensons à l'immense étendue de sa
toute-puissance, nous pouvons être assurés qu'aucun de nos
problèmes ne sera jamais plus grand que Dieu. C'est en nous élevant
comme des aigles que nous pourrons avoir la vision juste sur notre
vie: la vision de Dieu.
Peut-être
que tous ces rêves d'enfants sur le fait de pouvoir voler, comme
dans Peter Pan, n'étaient pas si loin de la réalité après tout.
Nous pouvons voler comme des aigles, même en gardant les pieds au
sol. Nous pouvons nous élever au dessus de tout ce qui menace notre
sécutité avec une force qui vient du Seigneur Ceux qui comptent
sur l'Eternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme
les aigles. Ils courent sans s'épuiser, ils marchent sans se
fatiguer.
Inscription à :
Articles (Atom)




