jeudi 23 mai 2013

Dimanche 26 mai

Chers amis, 

Dimanche prochain (26 mai) nous nous retrouverons au temple de Beaussais: en raison du froid et de l'humidité prévus cette semaine, l'école biblique et le culte auront lieu au temple de Prailles.

- à 9h30 pour l'école biblique des enfants

- à 10h30 pour le culte de la fête de la Trinité (avec sainte cène)

Cordiale invitation à tous!

dimanche 19 mai 2013

ACTES 2.1-21

Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils étaient tous ensemble au même endroit.
2 Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent violent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis.
3 Des langues qui semblaient de feu leur apparurent, séparées les unes des autres, et elles se posèrent sur chacun d'eux.
4 Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d'autres langues, comme l'Esprit leur donnait de s'exprimer. 5 Or il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux venus de toutes les nations qui sont sous le ciel.
6 A ce bruit, ils accoururent en foule, et ils furent stupéfaits parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue.
7 Ils étaient [tous] remplis d'étonnement et d'admiration et ils se disaient [les uns aux autres]: «Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous galiléens?
8 Comment se fait-il donc que nous les entendions chacun dans notre propre langue, notre langue maternelle?
9 Parthes, Mèdes, Elamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée, de la Cappadoce, du Pont, de l'Asie, 10 de la Phrygie, de la Pamphylie, de l'Egypte, du territoire de la Libye voisine de Cyrène et résidents venus de Rome, Juifs de naissance ou par conversion,
11 Crétois et Arabes, nous les entendons parler dans notre langue des merveilles de Dieu!» 12 Tous remplis d'étonnement et ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres: «Qu'est-ce que cela veut dire?»
13 Mais d'autres se moquaient et disaient: «Ils sont pleins de vin doux.»
14 Alors Pierre, debout avec les onze apôtres, s'exprima d'une voix forte en ces termes: «Hommes de Judée et vous tous qui séjournez à Jérusalem, comprenez ce qui se passe et prêtez l'oreille à mes paroles!
15 Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car il est neuf heures du matin.
16 Mais maintenant se réalise ce qu'a dit le prophète Joël:
17 Dans les derniers jours, dit Dieu, je déverserai de mon Esprit sur tout être humain; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards auront des rêves.
18 Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, durant ces jours-là, je déverserai de mon Esprit et ils prophétiseront.
19 Je ferai des prodiges en haut dans le ciel et des signes miraculeux en bas sur la terre: du sang, du feu et une vapeur de fumée;
20 le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang avant l'arrivée du jour du Seigneur, de ce jour grand et glorieux. 21 Alors toute personne qui fera appel au nom du Seigneur sera sauvée.


 
Chers frères et soeurs en Christ,
chers amis,


Si je devais offrir un résumé du récit de la Pentecôte, je le ferais ainsi: « l'Esprit de Dieu descend sur les disciples de Jésus, chasse leurs peurs et leur permet d'annoncer l'Evangile avec puissance. »
On ne s'en rend pas souvent compte, mais la Pentecôte, c'est l'histoire de la Tour de Babel rejouée à l'envers. Vous vous souvenez qu'à Babel, les hommes avaient été divisés par Dieu à cause de leur rébellion qui leur avait donné différentes langues pour qu'ils ne puissent plus se comprendre. A l'inverse, le jour de la Pentecôte, nous voyons les disciples de Jésus devenir des interprètes. Dans cette Babel inversée, les Juifs d'Elam, de Mésopotamie, de Cappadoce et d'ailleurs entendent la Bonne Nouvelle de ce que Dieu a accompli en Christ dans leur propre langue.


L'Evangile n'est pas annoncé dans un charabia incompréhensible, mais dans de vraies langues humaines, avec une éclatante clarté, qui bouleverse le coeur de beaucoup de ceux qui entendent . Luc nous raconte qu'avant la fin de cette journée, 3000 personnes personnes ont cru en Jésus et ont été baptisés. La Pentecôte a comme résultat de prendre un groupe de gens très divers et de les amener à une foi commune en Christ, à une même compréhension de l'action de Dieu dans leurs vies.
Mais tout le monde n'a pas compris ce qui se passait ce jour-là à Jérusalem. Le récit de Luc, l'auteur du livre des Actes, nous dit que certains spectateurs se moquaient du spectacle et des disciples, disant «Ils sont pleins de vin doux.»
D'une certaine façon, je peux comprendre ces moqueurs. Il est certainement rassurant de reléguer la Pentecôte à une histoire de beuverie. Aujourd'hui, certains « théologiens » ne veulent y voir qu'une éruption d'hystérie religieuse. Pourtant, la Pentecôte n'a rien à voir avec l'emprise de l'alcool et, quand on prête vraiment attention au texte, avec de l'émotionalisme religieux.


Je pense que nous sommes là confrontés à une tendance courante face à des phénomènes que nous ne pouvons pas expliquer. John Polkinghorne, un physicien devenu pasteur anglican, a décrit cela comme le syndome du « jamais rien de plus que », par lequel certains prétendent réduire toutes choses à leur aspect physique. Mais on voit bien que cette vision ne permet pas de saisir toute la réalité.


Par exemple, on peut très bien dire que La Joconde de Vinci n'est jamais rien de plus que des pigments de couleurs disposés sur une planche de bois. C'est bien ce qu'est La Joconde, mais elle est tellement plus que cela, et son sourire énigmatique qui continue toujours à fasciner ne peut être réduit de cette manière.
On peut dire que les cantates de Bach ou La Pavane de Fauré ne sont des vibrations sonores ordonnées d'une certaine manière et qui viennent frapper nos tympans. Là encore, c'est vrai d'une certaine façon, mais nous ne pouvons pas réduire la beauté de ces morceaux et l'émotion qu'ils apportent à des phénomènes purement physiques.


De la même façon, on se fourvoie en ne retenant du récit de la Pentecôte que l'aspect d'une ferveur sans doute débordante et, disons-le, dérangeante! Bien sûr, cet aspect est présent et réel, mais il y a tellement plus qui demande notre attention.
Tout cela nous le savons, à cause des effets de la Pentecôte, dans l'immédiat et dans le court terme. L'effet immédiat est que l'Eglise (bien petite alors) a commencé à mener la mission que Christ lui avait confiée: annoncer l'Evangile au près et au loin. Cet appel il a commencé par Jérusalem car il concernait d'abord le peuple élu, les Juifs. La nouveauté, c'est l'ouverture de cet appel à tous les peuples, comme en témoigne tout le reste du Nouveau Testament. Ne vous y trompez pas: si nous sommes réunis ici aujourd'hui en 2013, c'est parce que notre église locale est le fruit (lointain certes) du premier mouvement de Pentecôte, comme ces cercles concentriques que provoque dans l'eau le jet d'une pierre. C'est cela la Pentecôte: l'évènement premier, originel, dont nous continuons encore à sentir les effets plus de 2000 ans après. Vous le voyez, il y a là beaucoup plus qu'une irruption d'émotion religieuse chez des Juifs de Galilée au 1er siècle.


La Pentecôte défie donc toute explication du type « ce n'est rien de plus que ». Nous nous pouvons pas la réduire à « ce n'était rien de plus que l'émotionalisme » ou « ce n'était rien de plus que de l'hystérie de masse » ou même « ce n'était rien de plus qu'un événement du passé qu'il nous est impossible de comprendre ». Non, si on veut employer ce langage il faut dire « La Pentecôte, ça n'a jamais rien été que la présence de Dieu auprès de son peuple »...une broutille, en effet. Qui peut sérieusement considérer cette idée sans en saisir les immenses conséquences??


En ce jour de Pentecôte, le mouvement que Jésus avait impulsé a été profondément transformé. Transformé, notez le bien, non pas par les plans géniaux des apôtres ou par quelque sagesse humaine, mais par l'action souveraine de l'Esprit Saint. Que cela plaise ou non, la Pentecôte marque une nouvelle étape dans l'histoire du salut: celle où le Peuple de Dieu, l'Eglise va aller proclamer dans le monde entier la Bonne Nouvelle de Jésus, offerte à tous les hommes: « toute personne qui fera appel au nom du Seigneur sera sauvée.»


Ce jour de la Pentecôte est aussi le moment de nous rappeler que l'Esprit Saint est toujours présent et puissamment actif. Voilà pourquoi, par exemple, le culte chrétien (je parle ici des églises qui ont conservé un minimum de liturgie historique...) ne peut pas être décrit comme juste des chants, des lectures bibliques et un sermon. Voilà pourquoi le baptême n'est pas que « juste du pain et du vin », pas plus que le baptême ne peut être décrit comme étant « juste de l'eau et des mots ». Si nous en restons là, nous ne saisissons même pas l'écorce des choses et nous passons à côté de l'essentiel, comme les pauvres gens qui croyaient que les disciples étaient saouls le jour de la Pentecôte. La Pentecôte est là pour nous rappeler que c'est Dieu qui agit, et que nous ne sommes que des instruments. Ce n'est donc pas à nous de limiter Dieu, de lui dire comment agir. Pour nous qui, deux mille ans après, vivons dans la foi en Christ et de la foi en Christ, il s'agit juste, comme l'ont fait les premiers disciples, d'annoncer l'amour de Dieu avec la force que le Seigneur donne. Cette force, c'est l'Esprit Saint qui nous la donnera, lui qui continue d'agir par la Parole de Dieu qu'il a inspirée.


Alors, si nous comprenons vraiment ce qu'a représenté et ce que représente encore la Pentecôte, nous pourrons faire nôtres les paroles du vieux cantique:


Viens ô Saint Esprit du Seigneur, nous embraser de ton ardeur et nous animer de ferveur, d'amour et d'espérance! De l'Orient à l'Occident, unis le peuple des croyants pour qu'il témoigne en te servant, et soit rempli de ta puissance!
Viens, ô Saint Esprit tout-puissant! Rends notre coeur obéissant, et quand le monde est menaçant relève son courage! Aux jours d'épreuve et de danger, en nous descends pour nous garder et loin du mal nous diriger, selon ta force juste et sage... (texte: Roger Barillier)


samedi 18 mai 2013

Dimanche 19 mai

Culte de la Pentecôte (avec sainte cène) dimanche 19 mai à 10h30 au temple de Prailles.


Cordiale invitation à tous!

samedi 11 mai 2013

ACTES 16.16-34

16 Alors que nous nous rendions au lieu de prière, une jeune esclave qui avait un esprit de divination est venue à notre rencontre. Par ses prédictions, elle procurait un grand profit à ses maîtres.
17 Elle s'est mise à nous suivre, Paul et nous, en criant: «Ces hommes sont les serviteurs du Dieu très-haut et ils nous annoncent le chemin du salut.»
18 Elle a fait cela pendant plusieurs jours. Paul, agacé, s'est retourné et a dit à l'esprit: «Je t'ordonne, au nom de Jésus-Christ, de sortir d'elle.» Il est sorti au moment même.
19 Quand les maîtres de la servante ont vu disparaître l'espoir de leur gain, ils se sont emparés de Paul et Silas et les ont traînés sur la place publique devant les magistrats.
20 Ils les ont présentés aux juges en disant: «Ces hommes sèment le trouble dans notre ville. Ce sont des Juifs
21 et ils annoncent des coutumes qu'il ne nous est pas permis d'accepter ni de suivre, à nous qui sommes romains.»
22 La foule s'est aussi soulevée contre eux, et les juges ont fait arracher leurs vêtements et ordonné qu'on les batte à coups de fouet. 23 Après les avoir roués de coups, ils les ont jetés en prison en recommandant au gardien de la prison de les surveiller de près. 24 Face à une telle consigne, le gardien les a jetés dans la prison intérieure et a emprisonné leurs pieds dans des entraves.
25 Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les écoutaient.
26 Tout à coup, il y a eu un tremblement de terre si violent que les fondations de la prison ont été ébranlées. Toutes les portes se sont immédiatement ouvertes et les liens de tous les prisonniers ont été détachés.
27 Lorsque le gardien de la prison s'est réveillé et a vu les portes de la prison ouvertes, il a tiré son épée, prêt à se tuer car il croyait que les prisonniers s'étaient enfuis.
28 Mais Paul a crié d'une voix forte: «Ne te fais pas de mal, car nous sommes tous ici.» 29 Alors le gardien a demandé de la lumière, est entré précipitamment et s'est jeté tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas. 30 Il les a fait sortir et a dit: «Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé?»
31 Paul et Silas ont répondu: «Crois au Seigneur Jésus[-Christ] et tu seras sauvé, toi et ta famille.»
32 Et ils lui ont annoncé la parole du Seigneur, ainsi qu'à tous ceux qui étaient dans sa maison.
33 A cette heure-là de la nuit, le gardien les a emmenés pour laver leurs plaies. Il a immédiatement été baptisé, lui et tous les siens. 34 Après les avoir conduits chez lui, il leur a servi à manger. Il se réjouissait avec toute sa famille d'avoir cru en Dieu.

Chers frères et soeurs en Jésus-Christ,
chers amis

Nous avons célébré cette semaine l'anniversaire de l'Armistice de 1945. La Victoire sur l'Allemagne nazie avait été précédée pour la France par la Libération progressive de notre territoire par les troupes alliées. Notre texte des Actes parle aussi de libération, de liberté.

Tout d'abord, nous voyons cette jeune esclave qui a un esprit de divination et qui suit Paul et ses compagnons en criant c'est celle de la jeune esclave possédée par un démon qui suit constamment Paul et son compagnon Silas en criant « «Ces hommes sont les serviteurs du Dieu très-haut et ils nous annoncent le chemin du salut.» Cela est vrai, mais Paul ne peut donner l'impression d'associer la Bonne Nouvelle aux activité de type démoniaque. Cela risquerait de compromettre son message sur Christ, de placer la foi en Jésus sur le même plan que les cultes païens. La vérité et le mal ne peuvent cohabiter. Et puis, je crois aussi que l'apôtre est profondément ému par les tourments de la jeune fille. Pourtant, c'est une femme et une esclave, c'est-à-dire rien dans la société du temps. Mais Paul reconnaît en elle une créature de Dieu qui a besoin de guérison et de libération. L'attitude de Paul est ici dictée par deux soucis: l'honneur de Dieu, qui lui interdit de tolérer le moindre contact avec l'occulte et le désir d'aider au nom de Jésus une âme souffrante. Ici, Paul aime son Seigneur et il aime son prochain: les deux vont ensemble!
L'apôtre prononce ces paroles face à l'esprit: « «Je t'ordonne, au nom de Jésus-Christ, de sortir d'elle.» et l'esprit sort d'elle au moment même. C'est la première libération de notre texte. Une libération qui figure bien le combat entre la lumière de Dieu et les ténèbres, une libération complète accordée à quelqu'un qui ne comptait pour personne, sauf pour Dieu.
Mais cette démonstration de la puissance de Dieu et de sa grâce est suivie rapidement par de gros problèmes pour Paul et ses compagnons. Les maîtres de la jeune esclave se servaient de ses dons de divination pour en retirer un gain conséquent. Ils ne sont bien sûr pas heureux du tout de la voir libérée et ils ont traîné Paul et son compagnon Silas devant les autorités, sous les huées d'une foule hostile. Les deux hommes sont roués de coups, condamnés à recevoir le supplice du fouet et jetés dans un cachot profond.
Et tout cela pourquoi? Parce que Paul a fait le bien, parce qu'il est resté fidèle à l'appel de son Dieu et que des hommes mauvais ne peuvent accepter de voir les oeuvres mauvaises dénoncées. Mais quelle est leur attitude à ce moment là? Est-ce qu'ils se plaignent, qu'ils s'inquiètent? Non. Luc nous dit que
Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges
de Dieu, et les prisonniers les écoutaient.
Malgré leur situation déplorable, les deux compagnons ne cessent pas de se tourner vers Dieu, de chanter sa gloire et de témoigner auprès de leurs co-détenus. C'est je crois là la deuxième libération de ce texte: la libération des circonstances.
Nous aussi nous pouvons, par l'Esprit Saint, ne pas être totalement submergés par nos épreuves. Nous le pouvons parce que nous avons que Jésus n'abandonne jamais ceux qui croient en lui. Nous le pouvons parce qu'au plus noir de nos nuits nous savons qu'il entend nos prières et veut y répondre. Voilà pourquoi, même dans les cachots de nos vies, nous pouvons continuer à louer Dieu. Nous sommes plus prisonniers de ce qui nous arrive, nous ne sommes pas des victimes: nous sommes des enfants de Dieu, la prunelle de son oeil et, comme le dit Paul en Romains 8
31 Que dirons-nous donc de plus? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? 32 Lui qui n'a pas épargné son propre Fils mais l'a donné pour nous tous, comment ne nous accorderait-il pas aussi tout avec lui?
33 Qui accusera ceux que Dieu a choisis? C'est Dieu qui les déclare justes!
34 Qui les condamnera? [Jésus-]Christ est mort, bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous!35 Qui nous séparera de l'amour de Christ? Serait-ce la détresse, l'angoisse, la persécution, la faim, le dénuement, le danger ou l'épée?36 De fait, il est écrit: C'est à cause de toi qu'on nous met à mort à longueur de journée, qu'on nous considère comme des brebis destinées à la boucherie.37 Au contraire, dans tout cela nous sommes plus que vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés.

Vient ensuite la troisième libération de notre histoire: 26 Tout à coup, il y a eu un tremblement de terre si violent que les fondations de la prison ont été ébranlées. Toutes les portes se sont immédiatement ouvertes et les liens de tous les prisonniers ont été détachés.
On est très clairement là dans une expression du miraculeux, une manifestation de la puissance de Dieu. Mais attention: le fait que Dieu ait manifesté sa force puissamment ne veut pas dire qu'il n'agit que de cette façon là. Lire ainsi les récits des miracles de la Bible serait avoir une lecture bien sélective de celle-ci. A titre personnel, un de mes passages préférés de l'Ecriture est l'histoire de ce moment de grand découragement du prophète Elie: L'Eternel dit: «Sors et tiens-toi sur la montagne devant l'Eternel, et l'Eternel va passer!» Devant l'Eternel, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers; l'Eternel n'était pas dans le vent. Après le vent, il y eut un tremblement de terre; l'Eternel n'était pas dans le tremblement de terre. 12 Après le tremblement de terre, il y eut un feu; l'Eternel n'était pas dans le feu. Après le feu, il y eut un murmure doux et léger.
13 Quand il l'entendit, Elie s'enveloppa le visage de son manteau, sortit et se tint à l'entrée de la grotte. Et voici qu'une voix lui fit entendre ces paroles: «Que fais-tu ici, Elie?»
Vous voyez, Dieu n'est pas condamné à n'agir que dans un déploiement de force grandiose. Il est parfois (souvent) dans un murmure doux et léger. L'essentiel est de savoir le reconnaître à ce moment là. Car même s'il n'y aura pas toujours des tremblements de terre comme celui de Paul dans nos vies, Dieu est présent, Dieu agit et il agit pour nous libérer. Qu'aurions-nous à faire d'un Dieu perché dans ses nuages, plus ou moins indifférent à notre sort? Nous avons le même Dieu que Paul, un Dieu vivant, capable et désireux d'agir dans nos existences.

On imagine le choc des témoins de la scène. On comprend aussi la frayeur du gardien de la prison.
Lorsque le gardien de la prison s'est réveillé et a vu les portes de la prison ouvertes, il a tiré son épée, prêt à se tuer car il croyait que les prisonniers s'étaient enfuis.
En effet, un gardien qui laissait un prisonnier s'échapper devait en répondre de sa vie et était exécuté après avoir été torturé. Voilà pourquoi l'homme est prêt à commettre l'irréparable. Mais Paul l'arrête et le rassure:
«Ne te fais pas de mal, car nous sommes tous ici.»
Aucun prisonnier ne s'était enfui. Le gardien, qui s'était déjà vu condamné, revit!
Alors le gardien a demandé de la lumière, est entré précipitamment et s'est jeté tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas. 30 Il les a fait sortir et a dit: «Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé?»
Notons l'ironie du passage: le gardien avait attaché solidement les pieds de Paul et de Silas, et il se retrouve à leur pied. Il est gardien de prison mais il est captif et va recevoir la plus grande libération.
Car, fidèle au message de Jésus, Paul a une réponse à la question de l'homme:

que faut-il que je fasse pour être sauvé?

«Crois au Seigneur Jésus[-Christ] et tu seras sauvé, toi et ta famille.»

Il n'y a rien à faire. Nos oeuvres ne peuvent gagner notre salut. Il suffit de croire en Jésus-Christ
« En effet, c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu.
9 Ce n'est pas par les oeuvres, afin que personne ne puisse se vanter. »
et Jésus a dit « celui qui croit en moi a la vie éternelle »

Cette bonne nouvelle du salut par la grâce seule au moyen de la foi seule, je crois que nous peinons encore à en saisir toute la portée libératrice. Nous n'avons pas à chercher à tout prix à gagner les faveurs de Dieu, à nous placer sous la servitude de codes religieux ou de règles morales. Dieu a déjà tout accompli en Jésus-Christ. Le message est là, clair, limpide, merveilleux:
«Crois au Seigneur Jésus[-Christ] et tu seras sauvé »

Le gardien accepte la libération que Dieu lui offre par la Parole qui lui est prêchée par Paul et Silas (v.32) et lui et les siens reçoivent le baptême. « Après les avoir conduits chez lui, il leur a servi à manger. Il se réjouissait avec toute sa famille d'avoir cru en Dieu. »

Mes amis, en 1944 et 1945, les armées libératrices ont été accueillies dans la joie. Là aussi nous voyons la libération que Christ donne reçue avec joie par toute une famille qui a cru.

Notre société parle beaucoup de liberté. En fait, elle parle par là de licence. Mais la vraie liberté ne se trouve qu'en Jésus-Christ. Les croix blanches des cimetières américains nous rappellent le sacrifice de milliers de jeunes hommes morts pour notre liberté. Mais la croix de Jésus nous rappelle que le Fils de Dieu s'est sacrifié lui-même pour que nous soyons libérés et réjouis en lui.

Encore aujourd'hui Dieu agit, Dieu libère. Croyez au Seigneur Jésus-Christ et vous serez sauvés!

dimanche 5 mai 2013

APOCALYPSE 21.10-23


 
Jean à Patmos
10 Il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne.
Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’au près de Dieu, ayant la gloire de Dieu. 11 Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparente comme du cristal. 12 Elle avait une grande et haute muraille. Elle avait douze portes, et aux portes douze anges, et des noms écrits, ceux des douze tribus des fils d’Israël: 13 à l’orient trois portes, au nord trois portes, au midi trois portes, et à l’occident trois portes. 14 La muraille de la ville avait douze fondements, et sur eux les douze noms des douze apôtres de l’Agneau.
15 Celui qui me parlait avait pour mesure un roseau d’or, afin de mesurer la ville, ses portes, et sa muraille. 16 La ville avait la forme d’un carré, et sa longueur était égale à sa largeur. Il mesura la ville avec le roseau, et trouva douze mille stades; la longueur, la largeur et la hauteur en étaient égales. 17 Il mesura la muraille, et trouva cent quarante-quatre coudées, mesure d’homme, qui était celle de l’ange.
22 Je ne vis point de temple dans la ville; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l’Agneau. 23 La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’Agneau est son flambeau.



Chers frères et soeurs,

Nous continuons aujourd'hui notre parcours dans le livre de l'Apocalypse. Si vous étiez là dimanche dernier, vous vous êtes sans doute rendu compte que notre texte de ce matin répète en partie celui de la semaine dernière. C'est toujours la vision du ciel qui a été accordée à Jean. Mais pas qu'à lui, puisque l'Esprit Saint l'a inspiré pour qu'il écrive le dernier livre de la Bible, qui est comme les autres destiné à notre instruction et à notre encouragement, même si c'est un livre souvent difficile à comprendre. Comme celui de la semaine dernière notre texte de ce matin nous parle de la nouvelle Jérusalem. Nous l'attendons en sachant deux choses:

ses portes sont ouvertes
la gloire de Dieu brille sur elle

Au début de notre passage, nous voyons Jean « transporté en esprit au sommet d'une grande et haute montagne ». Jean est transporté en esprit par ce que la vision qu'il va recevoir est une vision spirituelle, qui n'est pas du domaine du matériel pur. Nous, aussi, nous devons apprendre à considérer ce que nous vivons avec le recul que nous donne la foi. Jean est sur une montagne et il contemple. Cela nous rappelle Moïse qui, sur une montagne, a pu contempler le pays promis avant de mourir. Cela nous montre à quel point les choses de l'Ancien Testament sont très souvent des préfigurations matérielles des réalités spirituelles de la Nouvelle.

La vision qui est donnée à Jean est trop grande pour être contenu par des paramètres humains. Jean voit de nouveau la Nouvelle Jérusalem (nous en avons parlé la semaine dernière, le sermon est sur le blog) et il en donne une description très concrète:
Elle avait un grande et haute muraille. Elle avait douze portes et sur les portes douze anges. (v.12)
Une muraille. A quoi ça sert? A protéger. Nous avons vu dimanche dernier, que ce qui caractérise avant tout la Nouvelle Jérusalem, c'est la présence de Dieu. En fait, en forçant un peu le trait on pourrait dire que là où Dieu est présent, la Nouvelle Jérusalem est déjà présente. Et bien, les murailles nous montrent que si Dieu est avec nous, nous sommes en sécurité.
« Le Seigneur est mon roc, ma forteresse et mon libérateur. Il est mon Dieu, le rocher où je me réfugie, mon bouclier, l'arme de ma victoire, ma citadelle ». Ainsi parle David dans le psaume 18, et un chant que nous connaissons bien nous permet de proclamer « c'est un rempart que notre Dieu, une retraite sûre ». Etes-vous fatigués des agressions de la vie? Allez vers le Seigneur!

Jean nous dit aussi que la Nouvelle Jérusalem a des portes. On peut passer par ces portes pour y entrer: on n'a pas à escalader ses hauts murs. Les anges accueillent ceux qui ont achevé leur pélerinage terrestre et vont accèder à la Cité Sainte. La ville compte douze portes: 3 à l'est, 3 au nord, 3 au sud et 3 à l'ouest qui portent les noms des douze tribus d'Israël. Le chiffre 12 revient d'ailleurs constamment dans la description de Jean. Ainsi, la ville a la forme d'un cube de 12000 stades (au passage, peut-être que votre Bible traduit 2200 km: c'est utile en termes de compréhension, mais cela vous fait manquer le fait que les dimensions de la ville sont de 12: le nombre du peuple de Dieu x 1000 le chiffre de l'accomplissement). De la même façon, certaines traductions nous disent que la muraille fait 72 mètres de hauteur. C'est intéressant, mais je préfère savoir que c'est 144 coudées (12x12). Au passage, nous percevons bien là que ces mots n'invitent pas à une interprétation littéraliste!
Tout cela nous rappelle le Tabernacle de l'Ancien Testament. Lui aussi était de forme cubique, et lui aussi était entouré des 12 tribus d'Israël. Et encore une fois, le Tabernacle était le symbole de la présence Dieu!

Nous avons en fait ici une fusion de l'Ancien et du Nouveau Testament. Jean continue et nous dit: la muraille de la ville avait douze fondations; elles portaient les douze noms des douze apôtres de l'Agneau (Jésus) v.14.
La muraille a des fondations. C'est normal, c'est nécessaire: aucun édifice ne peut durer sans fondations solides. Nous avons donc le nom des 12 tribus d'Israël sur les portes et le nom des 12 apôtres sur les fondations, Ancien et Nouveau Testaments unis l'un à l'autre<

Notez bien que ce sont les douze apôtres qui sont les fondations de la Cité: pas seulement Pierre comme voudrait nous le faire croire une certaine théologie! Dans sa lettre aux Ephésiens, Paul dit aux Chrétiens « Vous avez été construits sur les fondations constituées par les apôtres et les prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre d'angle » 2.20


Jésus-Christ est la pierre d'angle, la base de la construction. C'est quelque chose que nous devons toujours avoir à l'esprit.
Il y en a beaucoup qui essaient de bâtir sur d'autres fondations, comme les enseignements des hommes. Il y en a qui voudrait poser dans l'Eglise une autre pierre d'angle que Jésus. C'est ce qui arrive à chaque fois que l'autorité de la Bible est remise en cause, qu'on préfère la remplacer par je ne sais quel discours sans doute plaisant aux oreilles humaines mais qui ne vient pas de Dieu. C'est ce qui arrive quand Jésus n'est plus au centre de la prédication, mais qu'il n'est plus qu'une vague référence d'une moralité gentillette. C'est ce qui arrive quand on fait encore de grandes phrases sur Dieu en oubliant que nous ne peut être connu qu'en Christ.
Faisons bien attention frères et soeurs, l'enjeu est trop important! Si Christ n'est plus la pierre angulaire de notre foi, celle-ci va s'effondrer. Si Christ n'est pas la pierre d'angle, alors vous et moi sommes perdus et le monde n'a plus d'espoir. Dieu nous a donné la victoire en Jésus, par sa croix.
Nous trouvons ces paroles en Colossiens 2:
Vous qui étiez morts en raison de vos fautes et de l'incirconcision de votre corps, il vous a rendu la vie avec lui. Il nous a pardonné toutes nos fautes. Il a effacé l'acte rédigé contre nous qui nous condamnait par ses prescriptions et il l'a annulé en le clouant à la croix. » (2.13-15)

Mes amis, nous n'avons plus à errer à la recherche de je ne sais quoi. Par sa mort, Christ a donné la vie éternelle à tous ceux qui croient en lui. Nous sommes libérés de la culpabilité, nous sommes libérés des vaines observances religieuses. Si jésus est la pierre d'angle, c'est sur lui que tout repose, et pas sur nos efforts. Alors Continuons à avoir Jésus comme pierre d'angle de notre foi, et nous pourrons bâtir quelque chose de solide!

Nous avons parlé ce matin de murailles et de portes. Jésus aussi a parlé  de portes pour décrire notre salut. En Matthieu 7.13, Jésus dit « entrez par la porte étroite, car large est la porte et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent pas là. Mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mènent à la vie et il y en a peu qui les trouvent ».
La porte est étroite, mais elle est grande ouverte. Frères et soeurs, entrons pas la porte étroite, qui nous mènera à celles de la Nouvelle Jérusalem.

Jean continue de contempler la cité, et c'est sans doute une vision grandiose. Mais ce qu'il y a de plus beau c'est ce verset qui dit qu'elle « rayonnait de la gloire de Dieu » (v.11). En fait, littéralement, il faudrait traduire « elle avait la gloire de Dieu ». Une gloire, une lumière que l'apôtre va plus loin comparer à celle des pierres précieuses (21.18-20, ce qui nous renvoie aussi à l'Ancien Testament).
Plusieurs choses nous aident à mieux comprendre cet aspect de la gloire de Dieu.
D'une part, il n'y a plus de temple dans la Nouvelle Jérusalem (v.22). Rappelez-vous que pour les Juifs, le temple de Jérusalem était le centre de la vie religieuse, là où ils venaient en pélerinage pour les grandes fêtes et pour apporter leurs sacrifices. Et bien dans la Nouvelle Jérusalem il n'y a plus de temple car « le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l'agneau ».
C'est une des grandes vérités de la Nouvelle Alliance: ceux qui adorent Dieu l'adorent en esprit et en vérité. Nous n'avons plus à passer par des rituels formalistes, nous n'avons plus à faire des milliers de kilomètres pour nous trouver dans un endroit précis: notre louange est spirituelle. La gloire de Dieu ne se trouve plus cantonnée dans le saint des saints, mais elle a été déversée sur chacun de nous. C'est que cette gloire a un élement principal. Quand Moïse a demandé à Dieu de lui montrer sa gloire, le Seigneur a répondu ainsi « je ferai passer devant toi toute ma bonté et je proclamerai devant toi le nom du Seigneur; je ferai grâce à qui je ferai grâce, et j'aurai compssion de qui j'aurai compassion » (Exode 33.19). Bonté, grâce, compassion, tout cela est si rare dans le monde d'aujourd'hui...

Et bien Dieu nous dit que ces choses font partie de sa gloire. La gloire de notre Dieu, c'est la compassion, la grâce,la bonté, l'amour en un mot. Dieu nous a montré complètement sa gloire en nous donnant son Fils Jésus-Christ pour être notre Sauveur, il nous a montré l'étendue de sa grâce et de sa compassion à nous qui étions des pécheurs.

L'autre élément dont je voulais vous parler pour mieux comprendre la gloire est une autre absence: celle de la Lune et du Soleil (v.23). La ville n'a pas besoin du soleil ni de la lune pour y briller, car la gloire de Dieu l'éclaire et sa lampe, c'est l'agneau. C'est une référence claire au livre d'Esaïe « tu n'auras plus le soleil pour lumière pendant le jour, ce ne sera plus la lune qui t'éclairera de sa clarté, c'est le Seigneur qui sera ta lumière pour toujours, c'est ton Dieu qui sera ta gloire » (Es 60.19).
Dieu nous a donné sa lumière. Jésus a dit « Je suis la lumière du monde. Celui me suit ne marchera jamais dans les ténèbres mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8.12).

Nous voyons dès maintenant la gloire et la lumière de Dieu dans l'amour qu'il nous a montré en Christ. Si les circonstances de vos vies vous font douter, si vous ne voyez rien de glorieux, si vous avez l'impression d'avancer dans les ténèbres tournez vous vers Jésus, celui qui vous ouvre les portes de la Nouvelle Jérusalem et qui vous dit « viens! ».















dimanche 28 avril 2013

APOCALYPSE 21.1-6


notes partielles de la prédication du 28/04/13

Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu et la mer n'existait plus.
2 Je vis descendre du ciel, d'au près de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une mariée qui s'est faite belle pour son époux.
3 J'entendis une voix forte venant du ciel qui disait: «Voici le tabernacle de Dieu parmi les hommes! Il habitera avec eux, ils seront son peuple et Dieu lui-même sera avec eux, [il sera leur Dieu].
4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu.»
5 Celui qui était assis sur le trône dit: «Voici que je fais toutes choses nouvelles.» Il ajouta: «Ecris cela, car ces paroles sont dignes de confiance et vraies.»6 Puis il me dit: «Je suis l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif, je donnerai à boire gratuitement de la source de l'eau de la vie.





Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu.
Telle est la vision reçue par Jean de ce que Dieu va accomplir, Dieu créateur du premier ciel et de la première terre. Vous avez peut-être perçu le lien entre ce verset et le livre de la Genèse qui raconte comment Dieu a créé toutes choses ex nihilo
La Genèse nous dit aussi qu'au sixième jour, Dieu dit «Faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance! Qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.» 27 Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu. *Il créa l'homme et la femme (et) les bénit » (26-28a)...puis Dieu regarda tout ce qu'il avait fait, et il constata que c'était très bon. (31a).

Vous voyez tout était parfait, à sa place dans la création originale de Dieu. Tout était bon et beau. Pourtant quand nous regardons notre monde, nous voyons tellement de choses qui sont mauvaises et laides! Notre planète ne ressemble en rien au « monde idéal » que la Genèse décrit. Alors soit le premier livre de la Bible se trope, soit quelque chose s'est passé, qui a profondément changé la nature du monde idéal et de ses principaux habitants. Quelque chose s'est en effet passé. La Genèse continue à nous raconter comment l'humanité (typifiée par Adam et Eve) a fait délibérément le choix de désobéir à Dieu et de rompre sa relation avec lui. Dans la pensée biblique, cette première rébellion, dont toutes les autres découlent est à l'origine d'une brisure d'où viennent la douleur et les souffrances que notre monde connaît, et qui n'auraient jamais dû être.
En Romains 8 Paul déclare: 19La création entière attend avec impatience le moment où Dieu révélera ses enfants. 20Car la création est tombée sous le pouvoir de forces qui ne mènent à rien, non parce qu'elle l'a voulu elle-même, mais parce que Dieu l'y a mise. Il y a toutefois une espérance : 21c'est que la création elle-même sera libérée un jour du pouvoir destructeur qui la tient en esclavage et qu'elle aura part à la glorieuse liberté des enfants de Dieu. 22Nous savons, en effet, que maintenant encore la création entière gémit et souffre comme une femme qui accouche.

Vous voyez, l'apôtre nous dit que la Chute de nos premiers parents a eu des effets sur la création toute entière.

Mais en Apocalypse 21, Jean reçoit la vision d'un nouveau ciel et d'une nouvelle terre. Il voit « descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une mariée qui s'est faite belle pour son époux. ». Jérusalem, la capitale du peuple de Dieu, Israël. Mais ici la Bible nous enseigne que Dieu prépare une nouvelle Jérusalem, parfaitement sainte, faite par Dieu, purifiée et prête, complètement consacrée à la louange de l'Éternel et à l'accomplissement de sa volonté.

Les vv.3-4 disent «Voici le tabernacle de Dieu parmi les hommes! Il habitera avec eux, ils seront son peuple et Dieu lui-même sera avec eux, [il sera leur Dieu].4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu.»
En fait, ce passage nous parle d'une restauration ou plutôt d'un retrour à ce qui n'aurait jamais dû cesser d'être. La mort, le deuil, les douleurs; tout ce qui vient du choix du péché aura disparu.
La Bible nous enseigne qu'avant la Chute, Dieu marchait dans le Jardin avec Adam et Ève: c'est comme cela que ça devait être. Puis, quand les Juifs ont quitté l'Égypte pour aller dans le Pays Promis, ils avaient avec eux le tabernacle, la tente de Dieu au milieu de leur campement, pour leur rappeler que Dieu vivait parmi eux. Mais cette image partielle trouve en Apocalypse 21 son accomplissement parfait. La mort, la douleur et les larmes auront complètement disparu, parce que celui siège sur son trône dit: « «Voici que je fais toutes choses nouvelles.»


Tout cela est bel et bon, mais nous n'y sommes pas encore. Alors comment devons-nous vivre? Comment faire face à l'existence actuelle avec toutes ses luttes? Dans cette image du futur, n'y a t'il pas un secret pour vivre aujourd'hui?
D'un côté, l'histoire de notre humanité a été une tentative de connaître une vie pleine sans référence au Créateur. D'un autre côté, Dieu reste maître de l'histoire, une histoire qu'il dirige selon son plan de ramener à lui notre humanité rebelle.
Vous savez peut-être que pour ne pas être « offensant », il ne faut plus dire par exemple « 732 après JC » mais « 732 de l'ère commune ». Il s'agit, vous l'avez compris, de ne même pas faire mention du nom de notre Seigneur, parce que cela gêne. Et pourtant, n'en déplaise aux tenants cette idéologie ridicule, notre calendrier continue à accomplir son rôle en nous rappelant la centralité de la venue de Christ dans l'histoire humaine.

Dans sa seconde lettre aux Corinthiens Paul décrit quant à lui tous les effets de la venue de Christ dans nos vies: « si quelqu'un est uni au Christ, il est créé à nouveau. » (2 Co 5.17).
L'union avec Christ, elle vient quand nous plaçons notre foi en lui, en sa venue, en sa crucifixion, en sa résurrection. Si nous croyons en Jésus nous sommes de « nouvelles créations » (Segond).

Nous n'allons pas retourner à l'innocence du Jardin d'Éden, mais pour ceux qui placent leur entière confiance en Jésus il y a un nouveau départ, une nouvelle création. Bien sûr, nous sommes encore soumis à des luttes avec de vieux péchés, des vieilles craintes, de vieux doutes...mais, avec Christ, le nouveau est venu dans nos vies et nous avons commencé à connaître cette nouveauté que Dieu nous a destinée, de même que tout ce qu'il a accompli pour nous en Christ.

Écoutez cette promesse du Seigneur au v.6: A celui qui a soif, je donnerai à boire gratuitement de la source de l'eau de la vie.
Cela fait écho à l'invitation que l'on retrouve en Esaïe 55.1: « Vous tous qui avez soif, voici de l'eau, venez ! Même si vous n'avez pas d'argent, venez ! Achetez à manger, c'est gratuit. Venez, achetez du vin et du lait sans argent. » et aussi cet appel « Recherchez l'Éternel pendant qu'il se laisse trouver! Faites appel à lui tant qu'il est près!
7 Que le méchant abandonne sa voie, et l'homme injuste ses pensées! Qu'il retourne à l'Éternel: il aura compassion de lui. Qu'il retourne à notre Dieu, car il pardonne abondamment. »

Il y a en Jean 4 le récit de la rencontre entre Jésus et la Samaritaine au bord d'un puits. Jésus dit à cette pécheresse: 13 Jésus lui répondit: «Toute personne qui boit de cette eau-ci aura encore soif.
14 En revanche, celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.»15 La femme lui dit: «Seigneur, donne-moi cette eau »

Mes amis, voilà l'offre de la grâce de Dieu. Avez-vous soif? Alors venez manger et boire gratuitement à la source de l'eau de vie. Cette offre s'adresse à tous, mais il est possible de la refuser et d'en subir les conséquences: Quant aux lâches, aux incrédules, [aux pécheurs,] aux abominables, aux meurtriers, à ceux qui vivent dans l'immoralité sexuelle, aux sorciers, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre. C'est la seconde mort. (Ap 21.8)

Avez-vous soif? Devant l'intense fournaise de ce monde marqué par tant de souffrances, aspirez-vous à une vie nouvelle? Alors venez! Par son Esprit Saint, le Seigneur veut vous donner tout ce dont vous avez besoin. Ce que vous commencez à goûter maintenant, vous le connaîtrez complètement dans l'éternité. Amen.

lundi 22 avril 2013

mardi 23 avril étude biblique sur Galates au presbytère luthérien de Melle (20h15)