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Bienvenue sur notre blog. Notre communauté est active sur le sud Deux-Sèvres (Niort, Saint-Maixent, Melle). Nous sommes une église chrétienne, protestante et luthérienne, ouverte à tous.

dimanche 29 janvier 2012

MARC 1.21-28

 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Dès le jour du sabbat, Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner.
22 On était frappé par son enseignement, car il enseignait avec autorité, et non pas comme les spécialistes de la loi.
23 Il y avait dans leur synagogue un homme qui avait un esprit impur. Il s'écria:
24 «[Ah!] Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais qui tu es: le Saint de Dieu.»
25 Jésus le menaça en disant: «Tais-toi et sors de cet homme.»
26 L'esprit impur sortit de cet homme en le secouant violemment et en poussant un grand cri. 27 Tous furent si effrayés qu'ils se demandaient les uns aux autres: «Qu'est-ce que ceci? Quel est ce nouvel enseignement? Il commande avec autorité même aux esprits impurs, et ils lui obéissent!»
28 Et sa réputation gagna aussitôt toute la région de la Galilée.

 


Chers frères et soeurs en Christ;
chers amis

Je vais vous demander de m'excuser car je vais faire quelque chose qui va peut-être choquer certains d'entre vous. J'espère que vous ne serez pas trop secoués, et que vous n'écrirez pas tout de suite au Président de notre synode pour lui signaler que la paroisse recherche un pasteur.
Je vais devoir utiliser dans ce sermon un gros mot. Autorité.

Notre texte est la suite directe de celui que nous avons médité la semaine dernière (encore un fois, pas de fioritures chez Marc, mais un style direct, où l'on ne perd pas de temps).
Jésus a appelé des disciples, qui se sont mis à sa suite. Et les voilà qui arrivent dans la ville de Capernaüm où Jésus se rend dans la synagogue pour continuer à enseigner aux foules comme il a commencé à le faire.
On représente souvent Jésus prêchant en plein air, mais il l'a aussi beaucoup fait dans les synagogues, ces lieux de cultes juifs. Les synagogues étaient apparues durant l'exil à Babylone, après la destruction du temple de Salomon. Une synagogues pouvait être ouverte en tout lieu où il y avait aux moins dix juifs de plus de douze ans. La synagogue n'était pas un lieu où l'on pouvait faire des sacrifices (ce n'était possible qu'au Temple) mais un lieu destiné à la lecture des Ecritures, à la prière et à l'adoration.
Chaque synagogue était dirigée par un conseil d'anciens, présidé par un «chef » (Marc 5.22). Ce qu'il, faut comprendre c'est que ce chef et les autres anciens n'étaient pas toujours  particulièrement aptes à apporter un enseignement. C'est pourquoi ils étaient souvent heureux d'ouvrir leurs portes à des rabbins de passage pour qu'ils lisent les Ecritures et enseignent l'assemblée. C'est ce qui explique la liberté dont jouissait Jésus pour enseigner dans les synagogues, chose que Paul fit également au cours de son ministère (Actes 13.14-16; 17.1-4).


Jésus fait donc ce qu'on attend de lui: il enseigne. Mais cet enseignement ne va pas du tout avoir l'effet que l'on attendait de lui.
Les gens en sont « frappés » (S21), « étonnés » (PDV), « bouleversés » (Parole Vivante)  « ébahis » (NBS). Littéralement, les gens sont comme frappés par l'éclair. Et la raison de ce choc, c'est ce qui est au coeur de ce passage: l'autorité de Jésus, l'autorité de Christ et ce qu'elle signifie pour nous et pour le monde.
La semaine dernière, je vous avais dit que Jésus n'avait pas du tout agi comme les rabbins de son temps en choisissant ses disciples. Et bien Marc nous montre aujourd'hui une autre différence, bien plus fondamentale:
On était frappé par son enseignement, car il enseignait avec autorité, et non pas comme les spécialistes de la loi.
Quand il est question d'autorité ici, il ne s'agit pas de dire que Jésus avait une éloquence qui dépassait de loin celle des rabbins! Non, la différence tient ailleurs.
Il faut comprendre qu' à l'époque, les enseignants juifs (spécialistes de la Loi) avaient l'habitude de constamment citer des rabbins réputés pour donner plus de poids à leurs paroles. Plus on pouvait en citer et mieux c'était, mais le rapport direct avec la Parole de Dieu était presque aboli. D'autre part, les rabbins et les scribes passaient leur temps à chicaner sans fin sur les commandements de la Loi. Ils prenaient les commandements déjà très lourds de la Torah et y rajoutaient encore des règles à appliquer dans presque chaque situation de la vie. Tout cet enseignement était pesant, sans vie, déconnecté des besoins de ceux qui l'écoutaient et fondé sur des préceptes humains plus que sur ce que Dieu affirmait.
Quelle différence avec Jésus, à la fois dans ce qu'il enseigne et dans la façon dont il l'enseigne.  Dans ce qu'il enseigne? il ne s'agissait pas de discourir sans fin sur un code de conduite religieux mais de proclamer que le Royaume de Dieu était là, que le pêché pouvait être effacé et  la relation avec le Père rétablie. Le sujet de l'enseignement de Jésus ce n'était pas « ce que vous devez faire » mais « voilà ce que Dieu fait pour vous ».
La différence tient  aussi à la façon dont Jésus enseigne. Il y avait souvent de l'hypocrisie chez les scribes qui insistaient beaucoup sur les commandements en se gardant bien de les respecter eux-mêmes. Cette distance est abolie chez Jésus.  Sa prédication est vivante, parce qu'il est  le prince de la vie. Jésus annonce l'amour de Dieu et il aime les humains, jusqu'au bout, jusqu'à la croix. Jésus proclame un Dieu libérateur et il apporte la libération. Jésus est la Parole de Dieu parce qu'il est à la fois le message et le messager de Dieu. La Parole de Dieu enseignait la Parole de Dieu et c'est là que se trouvait la vraie autorité.

Mais le message n'est pas reçu qu'avec étonnement et joie.
« Il y avait dans leur synagogue un homme qui avait un esprit impur. Il s'écria:«[Ah!] Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais qui tu es: le Saint de Dieu. »
Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre?. A cette question: une seule réponse: Oui. Oui Jésus est venu détruire l'emprise du mal, même (et surtout) s'il s'est fait une petite place bien confortable dans un lieu religieux.
Ce dialogue entre Jésus et le démon nous intrigue n'est-ce pas? Qui croit encore aux démons de nos jours? Et bien pourtant, je dois dire que je crois les possessions démoniaques  possibles. J'y crois parce que la Bible les décrit, j'y crois parce que des témoins chrétiens dignes de confiance y ont été confrontés. Je crois aussi fermement que seule une foi primitive ou déviante (telle qu'on peut la trouver en Afrique ou chez certains évangéliques) peut être fascinée par les histoires de diables et d'exorcismes...
Mais ici, de toute façon, Marc parle d'un esprit impur. Impur parce qu'il va s'opposer à celui qui incarne la pureté. Ce que le texte nous décrit ici c'est une confrontation inévitable (style Règlement de comptes à OK Corall).
Quand l'esprit impur dit à Jésus: « Es-tu venu pour nous perdre? », il sait très bien que la réponse est clairement oui, que Jésus a engagé le combat et qu'il va le gagner.
Jésus d'ailleurs agit de façon précise, rapide et radicale. Il musèle le démon et le chasse. Tais-toi et sors d'ici! Et l'esprit fuit, laissant place nette et cédant devant son vainqueur.

Je vous ai parlé tout à l'heure de cette foi chrétienne totalement déséquilibrée qui voit des démons partout. Jésus est effectivement venu pour détruire toute influence du système démoniaque, mais il faut bien comprendre que celui-ci ne concerne pas seulement des manifestations surnaturelles. Est « démoniaque » tout ce qui s'oppose à la volonté de Dieu,que ce soit un mode de vie, un système de pensée, une institution. Est « démoniaque » tout ce qui nous empêche d'aimer Dieu et les autres. Encore une fois, il y a un combat, et il faut choisir son camp.

Les gens dans la synagogue sont encore plus saisis:  «Qu'est-ce que ceci? Quel est ce nouvel enseignement? Il commande avec autorité même aux esprits impurs, et ils lui obéissent!»

Marc décrit beaucoup dans ce texte les réactions au message de Jésus (celles des gens de Capernaüm ou celle de l'esprit impur).
Et nous quelle est notre réaction? Dieu se révèle en Jésus. Mais il se révèle toujours à quelqu'un (qui, doit se positionner par rapport à cette révélation.
Dieu parle, mais écoutons-nous?
Est-ce que les paroles de Jésus nous étonnent, nous bouleversent encore aujourd'hui? Il est là l'enjeu. Est-ce que la Parole de Dieu nous surprend, nous dérange? Demandons à l'Esprit Saint de faire que le message de Jésus ait toujours pour nous le souffle de la fraîcheur et de la nouveauté, demandons lui d'établir la douce et fructueuse autorité de Jésus sur nos vies et sur celle de notre communauté.

Amen.

jeudi 26 janvier 2012

dimanche 29 janvier 2012


Le culte (avec sainte cène) du 29 janvier aura lieu à 10h30 au temple de Prailles

Cordiale invitation à tous!

Renseignements: 05.49.32.83.47

mardi 24 janvier 2012

Le 24 janvier, étude biblique à Melle à 20h15 (livre des Actes)

Rens: 05.49.32.83.47

dimanche 22 janvier 2012

MARC 1.14-20

 14Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée ; il prêchait la bonne nouvelle de Dieu 15et disait : Le temps est accompli et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle. 16En passant le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient leurs filets dans la mer ; en effet ils étaient pêcheurs. 17Jésus leur dit : Suivez-moi et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes. 18Aussitôt ils laissèrent leurs filets et le suivirent. 19En allant un peu plus loin, il vit Jacques, (fils) de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient aussi dans une barque et réparaient les filets. 20Aussitôt, il les appela ; ils laissèrent leur père Zébédée dans la barque avec ceux qui étaient employés, et ils le suivirent.

Chers frères et soeurs,
chers amis,

Il paraît que les pécheurs ont, surtout entre eux, une tendance à un peu...exagérer leurs prises
« je te jure, près d'un mètre!!
-un saumon d'un mètre?
-dans la Béronne? »
 C'est bien une histoire de pêche que nous écoutons aujourd'hui, mais une pêche bien différente. Jésus appelle des pêcheurs pour être ses premiers disciples et il voit en eux une métaphore de son royaume « «Suivez-moi, et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes.»

Et nous avons là un texte bien connu des Evangiles, et je pense que beaucoup d'entre nous ont déjà entendu des sermons sur ce passage; des sermons qui disent en gros: « Jésus nous dit d'aller pêcher des humains, il nous dit d'aller vers nos contemporains pour proclamer la Bonne Nouvelle à ceux qui ne la connaissent pas. Jésus charge son Eglise d'attraper dans les filets de l'amour de Dieu le plus grand nombre de personnes. Alors, allons-y!! »

Je ne dis pas que tout cela est faux, bien au contraire. Je dis simplement « Un moment. Pas si vite! ». Prenons un peu de temps pour revenir à cette métaphore, à cette image que Jésus emploie. Essayons d'en comprendre les parties. Peut-être qu'alors nous pourrons mieux saisir ce que Jésus veut vraiment nous dire, comment il nous appelle et à quoi il nous appelle.

Au début de ce pasage, et en son coeur même, on trouve le thème du royaume. Marc, quand il décrit le début du ministère de Jésus, résume ainsi son enseignement: «  Le temps est accompli et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle »
Comment comprendre ces paroles de Jésus? C'est comme s'il avait dit « attention! Vous savez que Dieu vous a promis un Messie depuis des siècles. Et bien, il est enfin arrivé et c'est moi. Je suis roi, et je suis venu établir mon royaume. Mais mon royaume n'est pas de ce monde. Il est différent. Je ne règne pas par la violence ou la tyrannie. Mais je vous appelle, chacun de vous, à vous repentir, à changer de direction, à quitter vos péchés pour vous tourner vers moi, pour placer votre confiance en moi. Et voilà la bonne nouvelle: je suis là pour vous. Je vais mourir pour vous. Je vais ressusciter pour vous. Si vous croyez en moi, vous aurez la vie éternelle ».

Ce message du royaume, c'est le message de l'évangile, de la Bonne Nouvelle, un message centré sur Christ et sur ce qu'il a accompli pour nous. D'ailleur, si vous faites attention, vous verrez qu'une bonne partie des paraboles et des enseignements de Christ cherchent à expliquer ce qu'est le royaume et comment il fonctionne. Pour la plupart de ceux qui ont entendu ce message, le mots « royaume » et « bonne nouvelle » n'allaient pas du tout ensemble: quand on vit dans un pays occupé par les troupes romaines et dirigé par un roi totalement corrompu et tyrannique comme Hérode, la notion de « royaume » peut laisser songeur...
Et c'est à ces gens opprimés, pauvres et sans espérance que Jésus a apporté le message du royaume, un royaume qui apporte la justice, la liberté et l'espérance.

Ce contexte éclaire donc bien le sens de « suivez-moi et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes »
« Suivez-moi » tout d'abord. C'est un appel, une exhortation. A l'époque, quand les gens souhaitaient suivre l'enseignement d'un rabbin, ils allaient lui demander s'ils pouvaient devenir ses disciples. Mais ici, c'est différent: c'est Jésus qui appelle Simon, André, Jacques et Jean et leur dit de le suivre. Et  remarquez bien un mot important « aussitôt »: Jésus appelle Simon et André et aussitôt ils le suivent. Jésus voit Jacques et Jean et aussitôt ils les appellent (et aussitôt ils se mettent à sa suite). Marc insiste beaucoup sur l'immédiateté, sur l'urgence quand il raconte le ministère de Jésus.
Pourquoi? Pour nous montrer que Jésus parle de choses urgentes, urgentes parce qu'essentielles, et qui réclament de nous une réponse urgente.
Et voyez que Jésus ne s'adresse pas à des « spécialistes » mais à d'humbles travailleurs, des gens comme vous et moi pour en faire des artisans de son royaume. Repentance+suis-moi: mise en mouvement, refus du statique...

 Jésus nous appelle et nous dit « suis-moi ». Comme les premiers disciples, nous sommes appelés à quitter les vieilles routines, notre identité, pour entrer pleinement dans le plan de Dieu, pour être (entre autres) pêcheurs d'hommes. Transfiguration du quotidien.

Là encore, l'image que Jésus emploie est assez claire.  les gens sont les « poissons », « être pris » c'est venir à la foi. Le filet, c'est l'évangile lui-même. Et je pense même qu'on peut affirmer que le bateau, c'est l'église, où les croyants sont réunis et mis à l'abri.
Je me souviens avoir vu il y a quelques années un panneau devant un temple américain qui disait « devenez pêcheurs. Attrapez-les et laissez Dieu les nettoyer ». C'est vrai que quand on a attrapé un poisson, il faut enlever les écailles, le vider, pour qu'il soit bon. C'est vrai que Jésus nous purifie par son sang et par sa Parole.
Mais ce n'est pas à nous d'attraper le poisson. Nous nous contentons de lancer le filet.

Nous ne pouvons rien faire pour que les gens croient. Notre tâche, c'est seulement d'annoncer le vrai évangile, en laissant les résultats à Dieu. C'est l'ESprit Saint qui crée la foi quand il le veut et où il le veut. Parfois, les gens refusent le message (les poissons qui passent à travers les mailles du filet, si vous voulez...)
Mais cela n'empêche pas les églises fidèles à leur mission de continuer à prêcher la Parole, à baptiser, à administrer la sainte cène, comme Jésus le leur a ordonné. Et c'est quelque chose de merveilleux que de voir l'Esprit Saint ajouter des gens à l'église, c'est une magnifique réponse à la prière, c'est la preuve que les bénédictions de Dieu ne sont pas épuisées et qu'elles se renouvellent.

Frères et soeurs, n'oublions jamais qu'avant d'être « pêcheurs d'hommes » nous devons être des poissons pris dans les filets de l'évangile. Sans Jésus, nous sommes perdus dans les  profondeurs épaisses de notre péché, de notre aveuglement spirituel, d'une vie sans but. Alors, je sais bien disant cela que quand un poisson est pris dans un filet, c'est la mort pour lui. Mais je vous ai dit que dans le royaume de Jésus, rien ne se passe comme ailleurs. Pour nous, c'est dans les filets de Jésus que nous sommes en sécurité. Quand nous sommes pris dans les filets du Seigneur, notre vie n'est pas terminée; bien au contraire, elle commence vraiment.

Bien sûr, ces premiers disciples ont été appelés à être « pêcheurs d'hommes » d'une façon toute particulière. Ils ont été appelés à devenir apôtres, à être les premiers à prêcher l'Evangile de par le monde. Ils ont bien été les premiers à jeter le filet. Eux et leurs successeurs ont établis des églises dans le monde entier et, depuis, la campagne de pêche continue!!

Mais, alors que nous sommes tous appelés à la foi et que chaque croyant doit toujours resté dans le filet, nous ne sommes pas nécessairement appelés à être pasteurs, ou missionnaires. Cependant, nous sommes tous appelés à faire partie de l'équipage sur le chalutier qu'est l'Eglise. Nous pouvons parfois partager notre foi auprès des amis, des collègues (donner des traités d'évangélisation, inviter aux activités de la paroisse...). Et même quand cela n'est pas possible, vous participez à la mission de l'église, par vos contributions financières et la prière!
On peut dire que nous sommes sur le même bateau, dirigé par le même capitaine.
Nous sommes tous citoyens d'un même royaume, le royaume de Dieu, le royaume de Jésus. Les portes de royaume sont encore ouvertes. Il y a urgence pour nous: urgence à obéir à Jésus pour accomplir la mission, urgence à être porteurs d'un message d'amour et de libération autour de nous, urgence à nous nourrir jour après jour de ce message.
Nous allons à la pêche. Lançons le filet, et laissons notre capitaine diriger la manoeuvre.

Amen

vendredi 20 janvier 2012

Dimanche 22 janvier 2011

Notez bien les rendez-vous du dimanche 22 janvier 2011, au temple de Prailles:

-9h30: caté pour les enfants
-10h30: culte 

à dimanche et que Dieu vous garde!

lundi 16 janvier 2012

Jean 1.43-51.

 Prédication apportée le dimanche 15 janvier par le pasteur Marc Amilhat

 
Le lendemain, Jésus décida de se rendre en Galilée. Il rencontra Philippe et lui dit : « suis-moi. » Philippe était de Bethsaïda, la ville d’André et de Pierre. Philippe rencontra Nathanaël et lui dit : « Nous avons trouvé celui que Moïse a décrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé : Jésus de Nazareth, fils de Joseph. » Nathanaël lui dit : « Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth ? » Philippe lui répondit : « Viens et voit. » Jésus vit Nathanaël s’approcher de lui et dit de lui : « Voici vraiment un Israélite en qui il n’y a pas de ruse. » « D’où me connais-tu ? » lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël répondit : « Maître, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. » Jésus lui répondit : « Parce que je t’ai dit que je t’ai vu sous le figuier, tu crois ? Tu verras de plus grandes choses que celles-ci. » Il ajouta : "En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme."

L’épiphanie est le temps où la gloire de Dieu se découvre à nous en Christ comme Messie et Fils de Dieu. Cette saison de l’année chrétienne met sous nos yeux dans nos différentes lectures bibliques des textes qui prouvent cette manifestation divine comme par exemple le fils de Joseph et de Marie discutant à l’âge de 12 ans avec les maîtres du temple de Jérusalem, la guérison du lépreux et celle du serviteur du centurion, la tempête apaisée, la transformation de l’eau en vin au mariage de Cana, et enfin la transfiguration de notre Seigneur.

Par contraste, des choses à première vue moins spectaculaires sont aussi arrivées durant les premiers jours du ministère de Jésus. C’est un de ces événements peu spectaculaires, juste avant le commencement des miracles qui nous intéresse aujourd’hui. C’est le recrutement des 12 hommes qui accompagneront Jésus durant les 3 années de son ministère public. Luther écrit : « Il n’a pas commencé son règne de manière fracassante comme un empereur puissant … il était simplement affable et cordial dans ses relations avec les autres. » Effectivement Christ établit son règne sur la terre par ce simple appel : « SUIS-MOI !. »

Ainsi que nous l’apprend notre texte, Jésus vient en Galilée pour continuer le recrutement de ses disciples. Deux ont été déjà choisis, André et Pierre. Il rencontre Philippe et lui dit : « Suis-moi ! » Voyez-vous, chers amis, ces appels très simples nous apprennent quelque chose d’essentiel sur le royaume de Dieu et sur son Christ. Dieu nous cherche ; ce n’est pas nous qui le cherchons. C’est Dieu qui établit la relation qui fonde son règne sur la terre et dans nos cœurs. Il peut le faire par l’intermédiaire d’une autre personne, comme dans le cas de Pierre appelé par André, ou dans celui de Nathanaël introduit auprès de Jésus par Philippe. Il peut le faire
directement, comme pour Philippe. Mais quelle que soit la méthode, c’est Christ qui vient à nous et qui nous dit : « Suis-moi »

Aussi longtemps que notre Seigneur ne nous a pas adressé son appel, le second acte de nos relations avec Dieu – je veux parler de notre réponse – ne peut intervenir. Comment de simples hommes auraient-ils pu réagir comme ils l’ont fait à cet appel s’ils n’avaient été rendus capables  de reconnaitre d’où il venait ?  Comment André aurait-il pu être si affirmatif dans son témoignage à Pierre : « Nous avons trouvé le Messie ! » et Philippe dans ce qu’il rapporte à Nathanaël : « Nous avons trouvé celui que Moïse a décrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé : Jésus de Nazareth, fils de Joseph. » Comment Nathanaël aurait pu s’exclamer : « Maître, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. » Comment vous et moi serions-nous devenus des disciples et aurions nous confessé qu’il est pour nous « le Christ, le Fils du Dieu vivant » ? Uniquement parce qu’il est venu à nous et qu’à chacun de nous il a dit : « Suis-moi ! »

Comment réagissons-nous quand cela arrive ? Trop souvent, notre réponse est à l’image de celle de Nathanaël à Philippe : «Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth ? » Il est fier de sa propre origine, il s’exclaffe à la pensée que le Messie pourrait venir de ce « trou ». Nous aussi nous réagissons négativement à la pensée que Celui que nous confessons comme « Dieu né de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu » puisse être né comme un simple homme et s’être humilié jusqu’à devenir un serviteur « abandonné des hommes et affligé » comme le dit le prophète et « cela jusqu’à la mort et même jusqu’à la mort de la croix. »

Nathanaël n’a rien compris car il est incapable d’accepter l’idée que Jésus est l’accomplissement de la prophétie de l’Ancien Testament, il parle comme n’importe quel homme de n’importe quel siècle dont la relation avec Dieu a été brisée par la chute dans le péché. C’est vrai qu’il est humainement impensable que cet homme pauvre, ce SDF ait pu être Celui qui nous donne toutes choses et qui nous fait riches au-delà de ce que nous pouvons imaginer ou désirer.

C’est l’essence même du péché que de nous faire rejeter Dieu pour la simple raison que lorsqu’il vient nous chercher afin que « nous lui appartenions pour vivre dans son royaume », il ne vient jamais comme nous l’attendions et comme nous imaginons que doit venir le Dieu-Sauveur. Et comme il est puéril de croire encore à la naissance virginale du Christ, à l’incarnation de Dieu, et aux souffrances et à la mort du Christ pour tous les péchés de tous les hommes. Que penser aussi de la résurrection de Jésus et de notre résurrection physique. « Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? »
                   
Heureusement pour nous, Dieu ne se laisse pas si facilement chasser par l’incroyance des hommes. Sa réponse à notre incrédulité, c’est son inlassable invitation : « Viens et vois. » Philippe nous donne un bon exemple de la façon d’agir de Dieu : Il ne se laisse pas décourager par la réponse négative de Nathanaël ; il ne tente pas non plus d’argumenter pour le convaincre ; simplement il répète son invitation. Ainsi notre Père nous met en présence de l’évidence de son amour et nous invite à juger par nous-mêmes.

Dieu aime l’homme ; il l’aime malgré son péché et sa révolte incessante contre son Créateur ; il envoie son propre Fils dans le monde dangereux des hommes ; il l’envoie à la mort afin que le péché des hommes puisse être effacé, afin que puuissent être pardonnés les péchés les plus révoltants et les plus scandaleux, les années d’incroyances et de rejet de l’amour de Dieu, toutes ces fautes qui nous pèsent si lour sur la conscience. « Viens et vois », nous dit Dieu, de quelle manière je n’ai pas épargné mon propre fils afin que vous puissiez vivre de la vraie vie. « Viens et vois » comment je l’ai ressuscité de la mort pour démontrer que son supplice avait bien satisfait toutes les exigences de ma justice. « Viens et vois » comment en croyant en lui et en le recevant comme ton Sauveur, tu peux être sauvé, délivré, guéri du péché et de la mort, et partager sa glorieuse résurrection.

Mes amis, cet appel est le fondement de l’appel que Dieu nous adresse à lui appartenir. Vous avez remarqué qu’il n’y a pas de reproches dans ce que Jésus dit à Nathanaël, aucune allusion aux remarques méprisantes faites sur les origines du Messie. Aucune critique des hésitations de Nathanaël et son refus de croire. Jésus est tout amour et tout encouragement. « Voici vraiment un Israélite en qui il n’y a pas de ruse ». Un véritable Israélite, l’un de ceux qui sont restés fidèles à la foi du père Abraham, à la promesse d’un Sauveur. C’est parce qu’il est un croyant de cette sorte qu’en dépit de ses premières hésitations Nathanaël peut reconnaître et croire : « Maître tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël ! »

Tous ceux qui répondent dans la foi à l’invitation du Christ à le suivre, font écho aux paroles d’adoration de Nathanaël. Ce n’est en effet qu’avec le regard de la foi que nous pouvons discerner la glorieuse vision promise par notre Seigneur Jésus-Christ : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

C’est par une vision semblable que Jacob a reçu la consolation et la force de regarder en face un avenir incertain dans une terre inconnue. C’est aussi parce que nous avons les yeux grands ouverts sur les cieux que nous est donnée la force dont nous avons besoin pou accomplir la volonté de Dieu dans notre vie et pour accomplir toutes les tâches qu’il nous a confiées, même si elles sont parfois difficiles.

Comment cela se fait-il ? Voici la simple réponse que donne Martin Luther : « Quand vous êtes baptisés, quand vous partagez la communion, quand vous recevez l’absolution ou quand vous écoutez un sermon, le ciel s’ouvre et vous entendez la voix du Père céleste ; toutes ces œuvres descendent sur nous des cieux ouverts au dessus de nous ; et l’amour de Christ plane au dessus de nos têtes, de manière invisible. Et même lorsque les nuages sont lourds et épais et qu’ils nous ampêchent de voir le ciel, qu’importe ? Nous entendons quand même Dieu nous parler ; nous crions et nous l’appelons, et il nous répond. »

Voulons-nous accepter son invitation et toutes ses promesses ? Aujourd’hui encore, Il nous adresse son appel a être ses disciples : « Suis-moi ! ». Amen.
     

samedi 14 janvier 2012

Le culte du dimanche 15 janvier aura lieu au temple de Prailles à 10h30.

La prédication sera apportée par le pasteur Amilhat.

Cordiale invitation à tous!