jeudi 6 décembre 2012

Dimanche 9 décembre

Chers amis,

Voici le programme de notre Fête de Noël

10h30: culte au temple de Prailles

12h00: repas tiré des sacs à la petite salle de La Couarde

15h00: Cantiques et Carols pour Noël 

Cordiale invitation à tous!


mardi 4 décembre 2012

Cantiques et Carols pour Noël

Cantiques et Carols
pour Noël
9 décembre à 15 heures
Temple Luthérien de Prailles
(2 Place du Temple, au coin de la Rue des Ecoles)
Un Concert de Noël Bilingue/A Bilingual Carols Concert
Informations: 06 21 33 21 78 ou elpblog@yahoo.fr
Blog Luthérien du Poitou: www.elpsfb.blogspot.com

dimanche 2 décembre 2012

Marie: un chant de confiance (LUC 1.46-56)


"Magnificat" par Betsy Shank
39 A la même époque, Marie s'empressa de se rendre dans une ville de la région montagneuse de Juda.
40 Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth. 41 Dès qu'Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant remua brusquement en elle et elle fut remplie du Saint-Esprit.
42 Elle s'écria d'une voix forte: «Tu es bénie parmi les femmes et l'enfant que tu portes est béni.
43 Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne vers moi? 44 En effet, dès que j'ai entendu ta salutation, l'enfant a tressailli de joie en moi.
45 Heureuse celle qui a cru, parce que ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s'accomplira.»

46 Marie dit: «Mon âme célèbre la grandeur du Seigneur
47 et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur,
48 parce qu'il a porté le regard sur son humble servante. En effet, voici, désormais toutes les générations me diront heureuse,
49 parce que le Tout-Puissant a fait de grandes choses pour moi. Son nom est saint,
50 et sa bonté s'étend de génération en génération sur ceux qui le craignent.
51 Il a agi avec la force de son bras, il a dispersé ceux qui avaient dans le coeur des pensées orgueilleuses.
52 Il a renversé les puissants de leurs trônes et il a élevé les humbles. 53 Il a rassasié de biens les affamés et il a renvoyé les riches les mains vides.
54 Il a secouru Israël, son serviteur, et il s'est souvenu de sa bonté
55 - comme il l'avait dit à nos ancêtres - en faveur d'Abraham et de sa descendance pour toujours.»
56 Marie resta environ trois mois avec Elisabeth, puis elle retourna chez elle.




Chers frères et soeurs en Christ,
chers amis


Pour cet Avent 2012, je vous propose de sortir un peu des sentiers battus et du lectionnaire pour entamer ensemble une série de méditations sur ce que j'ai appelé « Les chants de l'Avent ».
Ce sont les louanges de celles et ceux qui ont reçus les premiers l'annonce de la naissance de Jésus et qui ont pu les premiers jeté les yeux sur le Sauveur. Il y aura trois prédication sur ce thème:
Marie: le chant de la confiance (Luc 1.46-56)
Zacharie: le chant de la foi (Luc 1.67-69)
Siméon: un chant d'espérance (Luc 2.25-35)


Beacoup de gens voyagent au moment de Noël. Je me souviens de la gare Montparanasse les 22, 23 et 24 décembre, remplie de gens qui retournaient dans leurs provinces passer Noël en famille...
Et le récit même de Noël est en quelque sorte celui d'un voyage, le voyage de Joseph et de Marie qui sont allés à Bethléem pour se faire enregistrer dans le cadre du recensement romain. Vous connaissez l'histoire, je pense.
Marie était enceinte. Elle et Joseph n'ont pas trouvé d'endroit où se loger dans un village bondé, et ils se sont installés dans une étable, où Jésus est né, à Bethléem, selon la prophétie.
Mais il y a un autre voyage dont on parle moins. Celui que Marie a fait auprès de sa cousine Elisabeth. Marie venait d'apprendre de l'ange Gabriel qu'elle allait être la mère du Sauveur. Le seul problème, c'est bien sûr que les braves gens ont tous pensé que Marie avait fauté, qu'elle était une traînée. Alors je pense que la famille a dû exfiltrer la jeune fille chez des parents. Au passage; Elisabeth, qui était déjà âgée et n'avait pas été capable d'avoir des enfants était elle aussi enceinte: de Jean-Baptiste, le prophète.
Mais aujourd'hui, je voudrais que nous nous concentrions sur un autre voyage que Marie a accompli. Un voyage intérieur, un voyage essentiel dans le coeur de cette gamine qui avait été choisie pour donner vie au Sauveur du Monde. C'est un voyage de la confiance, le voyage qu'elle a dû faire après s'être rendu compte que sa vie allait être bouleversée.


Son voyage, c'est aussi notre voyage, parce que beaucoup d'entre nous ont eu des tournants tout à fait inattendus dans leurs vies.
Avant de nous intéresser au chant de Marie, le Magnificat, je voudrais revenir sur ce qui était arrivé avant à Marie. Vous savez que l'ange était venu lui annoncer qu'elle allait concevoir par le Saint-Esprit celui qui avait été promis.
Et Luc nous dit que Marie quand elle vit l'ange fut troublée. En fait, on pourrait dire « fortement inquiétée ». Le point de départ du voyage de Marie, c'est l'inquiétude, l'anxiété. Comprenez-vous pourquoi?
On oublie trop souvent la réalité sociale derrière cette histoire. A l'époque et dans cette culture, se retrouver enceinte avant le mariage était une honte terrible pour une fille. En fait, selon la Loi, elle pouvait être lapidée.
Marie était une fille sage. Tout ce qu'elle voulait, c'était sans doute une petite vie calme à Nazareth. Elle était déjà fiancée à un homme bon, Joseph. La nouvelle de sa grossesse, que les braves gens allaient forcément attribuer à une coucherie, allait apporter la honte sur elle, sur sa famille, sur Joseph (qui dût recevoir la visite d'un ange pour ne pas la répudier).
Marie, cette Marie qui n'était qu'une gamine de 14-15 ans, s'est retrouvée hors de tout territoire connu.
Cela peut nous arriver à nous aussi quand nos vies prennent des tournants que nous n'attendions pas. Les plans que nous faisions pour nos vies n'incluaient sans doute pas une maladie chronique, de longues difficultés professionnelles, d'âpres conflits familiaux ou un divorce. Dans des cas comme ceux-là, c'est bien souvent l'anxiété qui domine en nous.
Mais Marie était dans un voyage. Elle n'est pas restée dans l'anxiété. Elle a avancé et est passé à une autre étape: l'acceptation.
Cette acceptation, elle est exprimée par la phrase de Marie avant que l'ange ne la quitte: «Je suis la servante du Seigneur. Que ta parole s'accomplisse pour moi!»
Marie accepte le plan de Dieu pour elle. Elle ne comprend sans doute pas du tout ce qui lui arrive. Elle préfèrerait peut-être qu'une autre ait été choisie à sa place. Mais, sans confusément et beaucoup de craintes encore, elle entre dans le plan de Dieu. Et je crois que cela n'a pas été sans une certaine résignation de sa part. La Bible ne nous raconte pas en détail les conversations que Marie a pu avoir avec ses parents et Joseph, les réactions à cette histoire d'ange et de conception miraculeuse, les ragôts des voisins et les sous-entendus malsains. Je pense que Marie a dû encore connaître l'anxiété bien des fois.
C'est alors que Marie s'est rendue chez Elisabeth, et qu'a eu lieu cette connxion entre ces deux femmes qui se retrouvaient enceinte de façon miraculeuse. Et je crois que pour Marie, c'est cette visite qui a fait toute la différence. Parce qu'au liue de la condamner, comme l'avait fait sans aucun doute la plupart des gens, au lieu de la traiter de dévergondée et de folle, Elisabeth a accueilli sa cousine ainsi: «Tu es bénie parmi les femmes et l'enfant que tu portes est béni. »

Et c'est alors que quelque chose s'est passé dans le coeur et dans l'âme de Marie. C'est alors qu'elle a entonné ce chant:
«Mon âme célèbre la grandeur du Seigneur47 et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur,48 parce qu'il a porté le regard sur son humble servante. En effet, voici, désormais toutes les générations me diront heureuse,
49 parce que le Tout-Puissant a fait de grandes choses pour moi. Son nom est saint,50 et sa bonté s'étend de génération en génération sur ceux qui le craignent.51 Il a agi avec la force de son bras, il a dispersé ceux qui avaient dans le coeur des pensées orgueilleuses.52 Il a renversé les puissants de leurs trônes et il a élevé les humbles. 53 Il a rassasié de biens les affamés et il a renvoyé les riches les mains vides.54 Il a secouru Israël, son serviteur, et il s'est souvenu de sa bonté55 - comme il l'avait dit à nos ancêtres - en faveur d'Abraham et de sa descendance pour toujours.»

Marie était passée dans une nouvelle perspective, une nouvelle compréhension de ce qui lui arrivait, de ce qu'elle avait été appelée à vivre.
Marie avait commencé par l'anxiété. Elle était ensuite passée par l'acceptation. Elle était enfin arrivée à l'adoration.
Marie louait Dieu qui « avait fait de grandes choses pour elles ». Marie ne voyait plus la mission qui lui avait été confiée comme un coup du sort, mais comme une grande chose que Dieu avait fait pour elle.
Marie se rendait enfin compte de la portée de ce qui lui arrivait. Elle se rendait enfin compte que cet enfant qu'elle portait était le Fils de Dieu, conçu du Saint Esprit, qu'il serait le Sauveur de tous les humains, celui qui nous ramènerait au Père par la foi.
Ce qui arrivait à Marie, cette grossesse tellement inimaginable, était une folie. Mais elle se rendait compte que c'est par cette folie que Dieu allait accomplir son plan.
Comme elle le dit dans son chant «  Dieu s'est souvenu de sa bonté comme il l'avait dit à nos ancêtres ». Dieu tenait sa promesse d'envoyer le Messie. Dieu était fidèle à son peuple, fidèle à sa création toute entière, et il serait aussi fidèle envers Marie, comme il l'est envers chacun d'entre nous.

Parce qu'elle était entrée dans une dimension de confiance, de foi en son Seigneur, d'abandon aussi, Marie pouvait adorer Dieu d'un coeur entier.

C'est cette confiance en Dieu qui a fait passer Marie de l'anxiété à l'acceptation puis à l'adoration.
Nous aussi, quand nous avons le sentiment que notre vie déraille, nous sommes appelés à faire le même pas qu'elle. Ce n'est pas facile. Faire confiance à Dieu quand on mal. C'est une vraie lutte émotionnelle, intellecteulle et surtout sprituelle.
Nous qui avaons tant le désir de tout contrôler dans nos vies, il n'est pas facile de dire « Que ta parole s'accomplisse pour moi! ».
Mais ce pas de la confiance, même petit, nous ouvre toutes les bénédictions que Dieu promet à ceux qu'il aime:
« *Je mets dans Sion, en guise de fondation, une pierre, une pierre choisie, angulaire, précieuse, solidement posée. Celui qui s'appuie sur elle sera en sécurité. » (Esaïe 28.16)
« Que votre coeur ne se trouble pas! Croyez en Dieu, croyez aussi en moi. » (Jean 14.1)

Je ne suis pas en train de vous dire que tout a été facile et joyeux par la suite pour Marie. La foi n'est pas un coup de baguette magique qui nous transporterait au Pays des Merveilles.

Mais, comme Marie, nous devons bien nous rendre compte que Dieu ne veut jamais nous blesser, mais nous bénir, même s'il choisit pour le faire des méthodes et des voies qui nous semblent d'abord incompréhensibles. Mais quand cela arrive, plutôt que de nous demander ce que Dieu nous fait, demandons nous ce qu'il veut faire à travers nous.
Marie s'émerveillait que Dieu l'ait choisie elle, pauvre, humble et faible pour de grandes choses. Marie se reconnaissait comme servante du Seigneur. Nous le sommes nous aussi. Mais elle a compris que ce rôle de servante ne la rabaissait pas, parce que le Seigneur avait porté le regard sur elle.
Alors que nous commençons un nouvel Avent, soyons nous aussi assurés que Dieu porte le regard sur nous, et que c'est un regard d'amour en Jésus-Christ.

Amen.

mercredi 28 novembre 2012

Cantiques et Carols pour Noël

Cantiques et Carols
pour Noël


9 décembre à 15 heures
Temple Luthérien de Prailles
(2 Place du Temple, au coin de la Rue des Ecoles)


Un Concert de Noël Bilingue/A Bilingual Carols Concert


Informations: 06 21 33 21 78 ou elpblog@yahoo.fr

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Entrée libre, LPAF

L’intercession de Jésus en notre faveur (Hébreux 7:25)


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Source:  pdphoto.org



C'est pourquoi aussi il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.
 

La conversation est vite devenue plus difficile.  Les larmes coulant le long de ses joues, la jeune femme m’a demandé:  “Où est le Seigneur dans ma souffrance?  Pourquoi est-il silencieux?”  Elle m’a dit que si elle pouvait seulement le voir, même un tout petit instant, cette rencontre atténuerait sa douleur.  Plusieurs d’entre nous avons déjà éprouvé un tel désir.  Le désir qu’éprouve l’enfant de Dieu de voir le Seigneur est un désir naturel et bon. Un jour ce désir se réalisera.

Et pourtant, en attendant, nous savons, nous qui sommes des pèlerins fatigués, que Dieu fait toutes choses bien.  Il sait ce dont nous avons besoin, avant même que nous le demandions.  Le fait que Jésus soit hors de notre vue ne constitue pas une faille dans le système.  C’est plutôt qu’il est présentement occupé à exercer un ministère des plus grands en tant que notre Souverain Sacrificateur.  En fait, sa présence au ciel en tant que Prêtre lui permet d’exercer un ministère extrêmement efficace, qui peut nous apporter le réconfort, même au cours de nos nuits les plus longues et les plus noires. 

L’auteur de l’épître aux Hébreux démontre, tout au long de son livre, la supériorité de la personne et de l’oeuvre de Jésus.  Jésus est supérieur dans ses fonctions de Révélateur et de Prêtre.  Son oeuvre médiatrice en tant que Souverain Sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek est fortement soulignée.  Au chapitre 7, l’auteur met en contraste la prêtrise lévitique, incapable de conduire à la perfection, et la prêtrise selon l’ordre de Melchisédek qui, elle, peut accomplir la perfection.

L’auteur de cette lettre s’adressait à des personnes qui étaient persécutées à cause de leur foi.  Éprouvant la douleur du rejet, des privations et de la séparation, elles étaient tentées de chercher le réconfort dans une religion basée sur des réalités terrestres, une religion où voir, c’était croire. Cependant, l’Esprit Saint appelle son peuple à une religion basée sur des réalités célestes, des réalités que l’on contemple avec les yeux de la foi. Cette religion confesse que le Fils éternel de Dieu s’est totalement identifié à nous.  Elle enseigne également qu’il nous entoure de ses bras par le moyen de son oeuvre d’intercession, oeuvre qu’il accomplit pour nous en tant que Prêtre.  Puisque Jésus, notre Souverain Sacrificateur, vit éternellement, “il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur” (Héb. 7:25). Quelle affirmation merveilleuse: “Étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur”.  Jésus vit à tout jamais afin d’intercéder pour nous.

Le ministère d’intercession de Jésus

Le ministère d’intercession consiste à prier ardemment pour les autres.  Certaines revues chrétiennes et certaines Églises publient ou distribuent des calendriers de prière pour encourager leurs lecteurs ou leurs membres à prier pour ceux et celles qui oeuvrent dans le champ missionnaire un peu partout dans le monde.  Les Écritures affirment que Jésus intercède pour toute l’Église.  En fait, son plus grand but est de prier pour son peuple. L’Évangile de Jean nous laisse entrevoir son ministère d’intercession dans ce qu’on appelle parfois la prière sacerdotale de Jésus-Christ:

“C’est pour eux que je prie.  Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi…  Père saint, garde-les en ton nom, ce nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous…  Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un…  Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.”  (Jn 17:9,11,15,17,20-21,24).

Cette prière, offerte avant la trahison et l’arrestation de Jésus, anticipait un ministère de prière beaucoup plus grand et glorieux où, après avoir complété son oeuvre expiatoire sur la croix, Jésus se tient dans la présence immédiate du Père.  C’est là que Jésus continue à intercéder fidèlement et avec puissance, jusqu’au salut complet et parfait des croyants.

Réconfort et assurance

La prière d’intercession de Jésus est une source de réconfort.  Permettez-moi de vous soumettre quatre façons dont elle nous réconforte et nous donne de l’assurance.

1.      L’intercession de Jésus en notre faveur nous assure de la vie éternelle.  Jésus “peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur” (Héb. 7:25).  Philip Hughes a écrit le commentaire suivant sur ce passage:  “Comment pouvons-nous, nous qui nous approchons de Dieu par Jésus-Christ, ne pas avoir l’assurance de la vie éternelle, puisque non seulement il vit à tout jamais, mais aussi puisque, en tant que notre Souverain Sacrificateur toujours vivant, il ne cesse jamais d’intercéder pour nous dans le sanctuaire céleste? Avec Jésus qui intercède pour nous, nous soutenant dans son amour, il n’existe aucune force qui puisse nous décourager ou nous vaincre (voir Phil. 4:3; Rom. 8:37).”  (A commentary on the Epistle to the Hebrews,  p. 269-270).

2.      L’intercession de Jésus en notre faveur nous assure que nous aurons toujours la force du pèlerin, même lorsque nous échouons.  Lorsque Jésus a averti Pierre que Satan allait le passer au crible, il a ajouté:  “Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas, et toi, quand tu seras revenu à moi, affermis tes frères.”  (Luc 22:31-32).  Jésus réconforte Pierre en l’assurant que bien qu’il sera testé par les pouvoirs de l’enfer, il sera fortifié afin qu’il revienne à Jésus.  Lorsque Jésus prie pour Pierre, il ne dit pas “si tu reviens”, mais plutôt “quand tu seras revenu”.  Lorsque nous trébuchons et tombons, Jésus ne se détourne pas en s’éloignant, mais il prie pour que notre foi ne défaille pas.  Le Père répond à la prière d’intercession de Jésus en nous fortifiant pour que nous poursuivions notre voyage de pèlerin, jusqu’à ce que nous soyons en sécurité à la maison auprès de lui.

3.      L’intercession de Jésus en notre faveur nous assure de son amour pour nous.  Si, dans l’ancienne alliance, Aaron portait les noms des fils d’Israël sur son coeur écrits sur son pectoral (Ex. 28:6ss; 39:1ss), avec quel plaisir immense notre Souverain Sacrificateur porte-t-il nos noms sur son coeur!  Notre Seigneur se souvient de nous lorsqu’il prie son Père pour nous.  Pendant son ministère terrestre, Jésus a prié pour Pierre en le désignant par son nom.  Serait-ce trop pour lui de se rappeler de nous, chacun par notre propre nom, dans l’exercice de son ministère céleste?  Jésus dit qu’il connaît chacune de ses brebis par son propre nom (Jean 10:3, 14).  Lorsque Jésus a rencontré Paul sur la route de Damas, il l’a appelé par son nom (Ac. 9:4).  Il est bien certain que notre Souverain Sacrificateur connaît notre nom et qu’il prie pour nous.  Quand nous pensons être seul et que personne ne se soucie de nous, rappelons-nous que notre Sauveur nous connaît personnellement et qu’il prie pour nous en nous désignant par notre propre nom.

De plus, Jésus notre Souverain Sacrificateur s’identifie pleinement à nous dans tout ce que nous devons affronter dans la vie.  Il a souffert.  Il a été tenté en toutes choses.  Durant sa vie sur la terre, il “offrit à grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort” (Héb. 5:7).  Notre Souverain Sacrificateur est donc capable de compatir à toutes nos faiblesses (Héb. 4:15).  Il nous comprend et il a compassion de nous.  Il sait et ressent ce que nous vivons et il prie pour nous

4.      L’intercession de Jésus en notre faveur nous assure d’une communion intime avec Dieu.  Quand il prie pour nous, il ne plaide pas devant un Père mécontent et en colère.  Son intercession est en harmonie avec la volonté du Père de nous aimer et de nous communiquer, à nous ses enfants, toutes bénédictions spirituelles.

La communion avec Dieu

La plus grande des bénédictions, c’est d’être en présence de Dieu, de pouvoir trouver notre plus grand plaisir dans notre communion avec lui.  Jésus, notre Souverain Sacrificateur, nous a précédés pour nous montrer le chemin qui mène à cette communion en nous représentant auprès du Père.  Parce qu’il a été fait comme nous en tout point, sauf le péché, notre humanité est dans la présence de Dieu et reçoit la plénitude de la bénédiction. Geerhardus Vos explique:  “Par l’entremise du prêtre, le peuple entre par représentation dans le sanctuaire de la parfaite communion avec Dieu.  C’est ainsi que le prêtre ne fait pas que simplement travailler dans leur intérêt, mais il reçoit en leur nom, avec grand plaisir, le fruit de son propre travail. Il demeure avec Dieu en tant qu’héritier premier du bonheur suprême auquel son ministère conduit.”  (Redemptive History and Biblical Interpretation, p. 137-138).  Cette bénédiction de pouvoir être dans la présence de Dieu nous est déjà communiquée en Jésus-Christ et le sera pleinement plus tard.

Nous sommes déjà maintenant dans la présence de Dieu.  Nous sommes exhortés à nous approcher “avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, en vue d’un secours opportun” (Héb. 4:16).  Par la foi, vous devriez reconnaître que “vous vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades d’anges; de la réunion et de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux; de Dieu, juge de tous; des esprits des justes parvenus à la perfection; de Jésus, médiateur d’une nouvelle alliance; et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.”  (Héb. 12:22-24).  La communion intime avec Dieu est nôtre par la foi.  Elle ne sera jamais brisée, car Jésus-Christ prie pour nous devant le Père.

Dans l’avenir, nous expérimenterons pleinement ce qui est présentement nôtre par la foi.  Jésus intercède en ce moment pour nous afin que nous puissions expérimenter pour l’éternité ce qu’il expérimente lui-même déjà maintenant.  Le but de l’oeuvre médiatrice du Christ n’est donc rien de moins que de rendre parfaite l’alliance de grâce.  Ce but, c’est d’être dans la pleine présence de notre Dieu, qu’il puisse se réjouir à cause de son peuple et que nous puissions nous réjouir en lui, notre Dieu, à tout jamais.

William Kessler, pasteur
Paru dans la revue Lumière sur mon sentier,
Vol. 2, No. 3, mai 2007.
Traduit et utilisé avec permission,
William B. Kessler, “The Intercession of Jesus on Your Behalf”, New Horizons, Vol. 27, No. 2, février 2006, p. 6-7.
L’auteur est pasteur de l’Église presbytérienne orthodoxe (OPC) à Columbus, Ohio, É.-U.

mardi 27 novembre 2012

étude biblique du 27 novembre

Etude biblique à Melle ce soir 20h15. 

Nous continuons l'étude d'Actes 15.

dimanche 25 novembre 2012

APOCALYPSE 1.4b-8



Grâce et paix à vous de la part de celui qui est, qui était et qui vient, de la part des sept esprits qui sont devant son trône et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né d'entre les morts et le chef des rois de la terre ! A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang et qui a fait de nous un royaume, des prêtres pour son Dieu et Père, à lui la gloire et le pouvoir à tout jamais ! Amen ! Il vient avec les nuées : tous le verront,même ceux qui l'ont transpercé, et toutes les tribus de la terre se lamenteront à son sujet. Oui, amen ! C'est moi qui suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant.




Chers frères et soeurs en Christ
chers amis,

Aujourd'hui, nous achevons une année liturgique. Chacune d'entre elles est marquée pour le peuple de Dieu par un pélerinage au sein de l'Ecriture Sainte. Depuis l'Avent 2011 jusqu'à aujourd'hui, nous avons suivi le Christ. Aujourd'hui, nous étudierons le thème de sa royauté.
C'est un des thèmes principaux de notre passage: Jésus « chef des rois de la terre ».
Jésus était roi. Mais il n'a pas exercé son pouvoir de la même façon que bien des souverains de son temps ou des périodes qui ont suivi.

Certains affirment que Jésus n'a vécu qu'une vie bien négligeable et sans grand intérêt. On s'étonne de ce qu'il ne soit pas plus évoqué dans des textes non-chrétiens de l'époque. Cela n'a rien de surprenant en fait. Le ministère terrestre de notre Seigneur n'a eu qu'une influence réduite d'un point de vue humain. Jésus n'a rien écrit; il n'a composé aucun chant, il n'a rien peint ou scuplté, il n'a pas commandé d'armée ou dirigé une nation.
Et pourtant celui qui n'a jamais écrit une ligne a été le sujet de milliers de livres. Celui qui n'a pas composé de chant est au coeur de milliers de cantiques. Celui qui n'a jamais beaucoup voyagé est adoré dans toute la terre. Jésus est roi et un jour prochain, il règnera sur toute la terre.

Quand il a écrit le livre de l'Apocalypse, l'apôtre Jean se trouvait prisonnier sur l'île de Patmos. Il a écrit aux communautés chrétiennes persécutées de la
province romaine d'Asie; pour les encourager. Par crainte de voir ces écrits découverts par les autorités, Jean a utilisé un langage cryptique, codé, qui rend l'Apocalypse si compliquée à interpréter. Il y a, notamment, de très nombreuses références à l'Ancien Testament, et on ne peut pas comprendre l'Apocalypse sans se référer aux écrits de la première alliance.
Le langage même que Jean utilise pour décrire le Christ est inhabituel. Mais, au-delà de tout cela, Jean encourage ses frères dans la foi en insistant sur deux choses: qui Jésus est et ce qu'il a fait.

Quand la persécution frappe, les croyants peuvent se demander si Dieu contrôle bien la situation, si le mal qui se déchaîne ne va pas triompher. Ils peuvent avoir tendance à oublier que Dieu est le maître de l'Histoire et qu'il en dirige les évènements.
C'est ce que Jean veut rappeler quand il dit que Dieu est «  celui qui est, qui était et qui vient » et « l'alpha et l'omega ». En d'autres termes, Dieu le Seigneur du passé, du présent et du futur. Il est la maître du temps et de l'histoire. L'alpha et l'omega sont la première et la dernière lettre de l'alphabet grec, et ici ils symbolisent que Dieu est Dieu de toute éternité, sans ombre de changement.

Jésus, dit Jean, est Roi parce qu'il est « le témoin fidèle, le premier-né d'entre les morts et le chef des rois de la terre! ». Il est témoin fidèle parce qu'il nous a révélé pleinement l'image de Dieu. Il est le premier-né d'entre les morts parce qu'il a vaincu la mort par sa résurrection glorieuse, gage de notre vie éternelle. Il est chef des rois de la terre parce qu'à lui seul est Dieu. Comme le dit Paul Dieu l'a fait « asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de tout principat, de toute autorité, de toute puissance, de toute seigneurie, de tout nom qui puisse se prononcer, non seulement dans ce monde-ci, mais encore dans le monde à venir. Il a tout mis sous ses pieds et l'a donné comme tête, au-dessus de tout, à l'Eglise qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous » (Ephésiens 1.20-23)

Et parce qu'ils ont un grand roi, le plus grand des rois, Jean encourage les chrétiens découragés et craintifs d'Asie et il leur rappelle que ce que Christ a accompli leur a donné une nouvelle identité:
« A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang et qui a fait de nous un royaume, des prêtres pour son Dieu et Père, à lui la gloire et le pouvoir à tout jamais ! Amen !»

Prenons conscience de ce que Jean nous dit ici

Nous sommes aimés de Christ, inconditionnellement.
Nous sommes délivrés de nos péchés par son sang, sans que nous ayons rien à faire. Nous sommes délivrés du poids de toute condamnation qui pesait sur nous nous, et nous sommes rendus libres par Jésus.
Nous sommes les sujets de son royaume, un royaume éternel qui commence déjà dans cette vie.
Nous sommes des prêtres (c'est le sacerdoce universel). Nous avons un accès direct à Dieu, grâce à Jésus.
Tout cela, comme Jean le dit à ses frères et à nous aussi, c'est l'identité du chrétien. Nous devons être au clair avec ses vérités à propos de nous-mêmes et nous devons les vivre.

Laissez-moi vous raconter une anecdote. Avant la colonisation française, les royaumes du Laos et du Vietnam avaient conclu un accord portant sur la fiscalité dans les zones frontières. A l'époque, il n'y avait pas de frontière bien tracée et délimitée par des barrières et des postes de douane. Alors, une décision avait été prise. Tous ceux qui mangeaient du riz court, qui construisaient leurs maisons sur pilotis et qui les décoraient avec des serpents de type indien étaient considérés comme laotiens. Mais ceux qui mangeaient du riz long, construisaient leurs maisons à même le sol et les décoraient avec des serpents de type chinois étaient vus comme vietnamiens.
Ce n'était donc pas la localisation de la demeure de quelqu'un qui déterminait sa nationalité, mais chaque personne appartenait au royaume aux coutumes et aux valeurs duquel elle était attachée. Et c'est la même chose pour nous chrétiens. Nous vivons dans le monde, mais nous appartenons au royaume de Dieu, et nous devons mener nos vies selon les valeurs et les normes de ce royaume.

Mais quelles sont-elles ces valeurs et ces normes? Et bien, je crois que nous qui croyons en Jésus notre roi, nous sommes appelés à porter sa présence dans notre monde. Nous sommes appelés à être sa bouche, ses mains et ses pieds. Nous sommes appelés, comme le dit une belle prière de la tradition chrétienne, à mettre l'amour là où est la haine, à mettre la vérité là où est l'erreur, à mettre l'espérance là où est le désespoir, à mettre la lumière là où sont les ténèbres. Nous sommes appelés à témoigner de l'amour de Jésus par nos paroles et par nos actes, à être des messagers de joie célébrant la présence de Christ avec nous et en nous, portant l'espoir à tous les désespérés. Voilà les normes et les valeurs des sujets du grand roi.

Un mot pour terminer.

Jean parle de Jésus comme étant celui qui vient. Dans ces deux mots, on trouve la base de notre espérance. Jésus vient, cela veut dire qu'un jour prochain, à son retour, il rétablira toute chose et créera de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Mais il y a encore plus. Car dire que Jésus vient nous rappelle aussi tout ce que Jésus a fait pour nous et ce qu'il continuera à faire:

  • Jésus est venu vers nous, c'est ce que nous allons fêter à Noël: Dieu s'est fait homme pour nous donner la lumière de son amour.
  • Jésus vient vers nous encore aujourd'hui. Quand nous sommes réunis dans ce temple, nous entendons sa voix « là où deux ou trois sont rassemblés pour mon nom, je suis au milieu d'eux. » (Mt 18.20)
  • Jésus vient vers nous dans le pain et le vin de la cène, donnés pour nourrir notre foi.
    Jésus vient vers nous, encore et toujours. De nous-mêmes, nous ne voudrions pas et nous ne pourrions pas nous approcher de Dieu. Mais la Bonne Nouvelle, c'est que c'est Dieu qui, en Jésus, initie le mouvement et vient vers nous, parce qu'il nous a aimés le premier.
    Jésus vient vers nous pour être avec chacun d'entre nous, avec notre église réunie en son nom. Que l'assurance de la présence de notre roi nous réconforte, nous encourage et nous remplisse d'espérance pour l'année qui s'ouvre.

à lui la gloire et le pouvoir à tout jamais !

Amen.